Ce billet se faisait attendre depuis longtemps, parce que l’idée m’est venue pour la première fois il y a quelques années, mais d’une façon ou d’une autre, elle ne s’est jamais retrouvée dans mon calendrier de blogue.
L’idée a refait surface récemment pendant un travail que je faisais avec une famille, et ça a été l’élément déclencheur : c’est le moment.
Faire votre « travail sur les valeurs »
Quand ils travaillent avec des membres de familles en affaires, beaucoup de consultants, moi y compris, insistent sur l’importance de travailler ensemble pour définir et clarifier les valeurs que les membres de la famille ont en commun, parce qu’une fois ce travail fait, bien des décisions deviennent plus faciles à prendre.
De même, quand je suis entré dans cette profession, j’ai commencé à travailler à la création de mon premier site Web, et le coach avec qui je travaillais a insisté pour que je fasse mon propre « travail sur les valeurs » personnel, afin que nous puissions prendre les décisions nécessaires pour que mon site Web me reflète vraiment, ainsi que ce que je trouve important.
Pour ce que ça vaut, les trois valeurs fondamentales que j’ai dégagées étaient :
Authenticité – Appartenance – Empathie
Comme les valeurs d’une personne restent généralement assez constantes avec le temps, il ne devrait pas être surprenant d’apprendre que je pense qu’elles me « vont » encore plutôt bien.
Et, puisque l’« appartenance » en fait partie, il ne devrait pas être surprenant qu’écrire un billet sur ce sujet soit important pour moi, même si c’est quelque chose que j’aurais pu (dû?) faire plus tôt.
Sur les épaules d’un géant
Je nomme rarement les personnes qui inspirent mes billets, mais je vais faire une exception ici, parce que je n’aurais vraiment pas compris l’importance de ceci sans Aron Pervin, qui me l’a expliqué il y a quelques années pendant un déjeuner ensemble à Toronto.
J’étais encore nouveau dans le domaine, et je crois avoir fait remarquer qu’il était important que les gens comprennent non seulement « ce que vous faites » dans votre entreprise familiale, mais aussi « qui vous êtes ».
Je me trouvais plutôt habile, en soulignant les aspects du « faire » et de l’« être », devant cet homme qui faisait ce travail depuis des décennies avant que je commence.
« J’ajoute aussi “Quelle est votre place” »
C’est là qu’Aron m’a répondu qu’il me manquait en fait un élément assez important, à savoir « Quelle est votre PLACE ».
Hmmm, me suis-je dit. C’est bon. C’est vraiment bon.
Je ne l’ai pas oublié non plus, mais je me rends compte que j’ai été négligent de ne pas l’avoir partagé ici.
Parce qu’autant je l’aime et je le trouve important, autant je ne suis pas certain d’avoir vu quelqu’un d’autre l’exprimer de cette façon, aussi clairement.
Deux aspects, deux étapes
Quand je pense à cette question dans le contexte des familles entrepreneuriales, elle se résume en fait à deux composantes distinctes, ou deux aspects.
La première partie consiste à se demander « Est-ce que j’ai ma place? », c’est-à-dire est-ce que je suis le bienvenu ici, et c’est essentiellement une question à laquelle on répond par oui ou non.
Ça peut sembler un petit détail, mais je peux vous assurer que ce n’est pas une question négligeable. Souvent, les membres de la famille qui ne travaillent pas dans une entreprise appartenant à la famille ont du mal à répondre à cette question clairement et honnêtement.
Il y a en fait une part d’incertitude dans leur esprit, et cela peut parfois être une source de confusion.
D’accord, alors maintenant, quelle est ma place?
La deuxième partie, en supposant que nous avons maintenant répondu OUI, nous avons notre place, consiste à préciser exactement quelle est notre place. En répondant oui à la première partie, il peut parfois devenir évident que la deuxième partie de la question demeure problématique.
Dans bien des familles, cette réflexion les amène à sortir des sentiers battus, littéralement.
Quand une entreprise familiale en est encore à ses premières décennies, l’idée que les employés d’une société d’exploitation ont une place, que les propriétaires ont une place, et que c’est à peu près tout, peut être répandue.
Les membres de la famille qui ne font pas partie de ces groupes, mais qui sont néanmoins des « parties prenantes », peuvent se sentir exclus dans une certaine mesure, et il peut être difficile de changer ce genre de mentalité.
Conseil de famille? Conseil d’administration? Philanthropie?
Pour ceux qui lisent ceci en se grattant la tête, je vous laisse quelques idées sur les endroits où les membres de la famille qui n’y travaillent pas pourraient trouver leur place dans l’entreprise familiale.
Avez-vous déjà un « conseil de famille »? Y a-t-il un conseil d’administration pour l’entreprise, où certains membres de la famille qui n’y travaillent pas pourraient apporter de la valeur? Et la philanthropie familiale?
Ces idées fonctionnent pour certaines familles; qu’en est-il de la vôtre? Sortez-vous des sentiers battus?
