On commence, d’accord?
Je commence souvent ces billets par un préambule, avant de passer à « l’entrée en matière » avec le vrai cœur du sujet.
Cette semaine, j’ai pensé m’y prendre autrement, parce que le sujet est justement « commencer ».
Même si cela a sans doute toujours été le cas, il semble que la capacité à vaincre l’inertie et à se mettre en mouvement soit devenue plus importante ces derniers temps.
Les familles sont des groupes de personnes distinctes
L’intertitre ci-dessus est clairement l’une des affirmations les plus évidentes que j’aie jamais écrites, et il y a une raison pour laquelle j’ai néanmoins choisi de l’énoncer ici.
Trop souvent, que nous fassions partie d’une famille ou qu’une famille soit notre cliente, nous pensons parfois à cette famille comme à une unité autonome, ou comme à un bloc monolithique.
En réalité, quand vous essayez de progresser en tant que famille ou avec une famille, vous vous rendez vite compte que tout le monde n’avance pas à la même vitesse.
Nous pensons et parlons d’amener les gens à être « sur la même longueur d’onde » et à « aller dans la même direction », en reconnaissant que ce sont des objectifs valables, et c’est le cas.
Mais même si les gens avancent dans la même direction générale, certains veulent sprinter alors que d’autres sont peut-être enlisés dans la boue et s’y plaisent.
Alors, qui est prêt à commencer?
La question la plus importante devient parfois « qui est prêt? », lorsqu’on tente d’amener une famille à faire des progrès importants ensemble, en tant que groupe.
Pour qu’un « système familial » change, une façon d’y arriver est qu’une personne change, ce qui « force » les autres à changer avec elle pour atteindre un nouvel équilibre.
Cela exige généralement un certain leadership de la part de cette personne qui est prête à se lever et à agir d’une nouvelle façon, mais si elle prend une telle position et réussit à la maintenir, le changement viendra.
Mais ne venez-vous pas de dire…
Permettez-moi de vous raconter une petite crise de confiance que j’ai vécue récemment, après avoir décidé que j’écrirais un billet sur cette idée.
Mon équipe des médias sociaux gère la publication de mon contenu et, même si tout le contenu est le mien, je n’ai habituellement aucune idée du moment où les publications sont prévues sur mes fils Twitter et LinkedIn.
Imaginez maintenant ce que j’ai pensé alors que je me préparais à écrire sur le fait d’« être prêt à bouger », lorsque cette citation est apparue dans mes fils :
« Ne faites pas seulement quelque chose, restez là.
Si votre famille a du mal à savoir où
aller ensuite, accordez-vous le temps
et l’espace nécessaires pour y voir clair avant d’agir »
Ma première réaction a été : « Oups. »
Mais après réflexion, j’ai compris qu’il ne s’agirait pas de dire « Dépêchez-vous… Prenez votre temps… », même si c’est un peu l’impression que ça donnait.
Où s’en va votre famille?
Si la famille en question « a du mal à savoir où aller ensuite », prendre le temps de le déterminer, sans se précipiter, et s’assurer qu’il existe une voie claire que les gens comprennent et approuvent est tout à fait sensé.
Le problème, c’est que bien des familles savent déjà assez clairement où elles s’en vont ET ce qu’elles doivent faire pour entreprendre le voyage, MAIS elles ne se sentent pas nécessairement prêtes à commencer.
Et c’est là que trouver quelqu’un qui EST prêt peut être très judicieux.
Un voyage de mille lieues commence par un seul pas, comme on dit, et un parcours familial commence souvent par une personne qui dit « Je suis prêt ».
Le problème du plus lent dénominateur commun
Tout parcours ou projet familial du type dont je parle ici doit être quelque chose qui est « pour la famille », ce qui veut dire que la grande majorité des gens y participent, et idéalement tout le monde.
Et, malheureusement, si vous voulez être gentil et attendre que même la personne la plus lente embarque, le voyage risque de ne jamais avoir lieu.
Vous ne voulez pas devoir vous contenter du « plus lent dénominateur commun ».
Commencez là où vous êtes
J’aime depuis longtemps cette maxime :
Commencez là où vous êtes
Utilisez ce que vous avez
Faites ce que vous pouvez
Et je pense avoir un ajout utile à y faire, pour les moments où vous travaillez avec un groupe de personnes : Commencez avec la personne qui est prête.
Lorsque vous travaillez avec un système familial, gardez en tête qu’un changement chez une personne finira par entraîner un changement dans l’ensemble du système.
Les améliorations doivent commencer quelque part, avec quelqu’un. Trouver la personne la plus prête à commencer peut souvent être la clé.
