Par, pour, avec
La plupart des gens ne pensent pas beaucoup aux prépositions dans leur vie de tous les jours.
Bien sûr, je ne suis pas « la plupart des gens », et vous non plus!
J’ai récemment remarqué certains endroits où ces petits mots ont en fait beaucoup de poids dans le monde des familles en affaires, alors j’ai pensé les partager ici.
Pour la famille
Les lecteurs réguliers savent que lorsque je parle d’entreprises familiales, je passe habituellement assez vite au point de vue de la famille en affaires, où « famille » est le nom et revêt le plus d’importance.
Ne soyez donc pas surpris que j’aie tendance à penser à faire les choses « pour » la famille.
Par la famille
Ce que je souligne habituellement le plus quand je parle de faire les choses pour la famille, c’est que ça aide toujours quand ces choses sont aussi faites par la famille.
Maintenant, pour être bien clair, il y a en fait deux volets importants et distincts à mon mantra « par la famille ».
Le premier, c’est que ce qui est fait pour la famille vient idéalement de l’intérieur de la famille plutôt que de l’extérieur. Non pas que j’aie quoi que ce soit contre les familles qui engagent des gens de l’extérieur pour faire une partie du travail avec elles.
Tant que ces gens de l’extérieur ne font pas ce travail à leur place, c’est-à-dire que la personne de l’extérieur le fait au lieu que la famille le fasse elle-même.
Le deuxième aspect, c’est qu’il est préférable que le travail ne soit pas fait par un seul membre de la famille, mais plutôt par un groupe.
Si une seule personne fait tout le travail, on ne peut pas vraiment dire qu’il a été fait par la famille.
POUR qui le conseiller externe est-il là?
Revenons à l’idée de faire appel à une personne de l’extérieur pour travailler avec vous à titre de ressource dans une partie de ce travail important et complexe.
Vous devez vraiment tous déterminer qui ce conseiller est là pour servir.
S’il a été engagé par une seule personne, censément pour travailler pour la famille, il peut y avoir certaines difficultés par la suite.
S’il travaille avec la famille, il doit travailler pour la famille.
Certains conseillers le comprennent vraiment, dans leur tête, dans leur cœur et dans leur esprit. D’autres, eh bien, pas tant que ça.
Soyez vigilants à cet égard.
Un conseiller peut-il travailler pour une seule personne?
Nous arrivons maintenant à une question un peu différente. Dans le contexte dont nous parlons, mon opinion est assez claire, comme je l’ai exposé ci-dessus.
Et j’aimerais aussi vous faire part de quelques expériences récentes où j’ai travaillé avec succès avec une seule personne issue d’une famille en affaires.
Le travail que j’ai entrepris il y a un peu plus d’un an pour obtenir ma certification de coach m’a amené à chercher quelques clients individuels pour atteindre le nombre minimal d’heures de coaching exigé par le programme.
Cela m’a aussi ouvert les yeux sur la puissance de ce genre de relation.
Changer un système
L’une des premières choses à comprendre, c’est que pour qu’un système, comme une famille, change, le changement peut très bien venir, au départ, du changement d’une seule personne.
Une seule personne qui fait partie d’un système de personnes peut changer le système si elle fait un changement et maintient sa nouvelle façon d’être avec les autres membres de ce système.
Maintenir ce changement peut parfois être difficile, parce que les autres membres du système essaieront de ramener cette personne à ses anciennes habitudes afin de maintenir l’homéostasie, ou l’équilibre, d’avant.
Une façon pour une personne de trouver la force de faire et de maintenir de tels changements, c’est de travailler avec un coach externe.
Quelques mises en garde
Vous voyez sûrement que cela peut devenir délicat, et que ça ne peut vraiment bien fonctionner que si le coach et le client individuel conviennent dès le départ qu’ils seraient satisfaits même si leur relation n’évoluait jamais au point où le coach finirait par travailler avec l’ensemble du groupe familial.
Si on y voit un « pied dans la porte » en vue d’une entente plus large éventuelle, on risque de bâcler ou de ne pas prendre au sérieux le travail important qu’ils peuvent accomplir.
Avec vous, pour vous, p
our votre famille
Pour revenir à nos prépositions, dans de telles situations, un coach est là « avec vous » et « pour vous ».
L’hypothèse sous-jacente, c’est que vous faites ce que vous faites « pour votre famille ».
