Family business and legacy adviser

De la faim et de la soif dans l’entreprise familiale

Chacun a ses propres moteurs

C’est fascinant tout ce qu’on peut apprendre en écoutant de « vraies personnes » parler de leur vécu. Trop souvent, notre apprentissage vient de la lecture d’idées plus théoriques qui, même si elles proviennent de gens intelligents, peuvent manquer de véritable substance.

Dans d’autres cas, nous pouvons passer du temps avec des collègues ou d’autres pairs, à échanger des histoires, des idées et des apprentissages, mais ces échanges aussi manquent parfois du « punch » que nous obtenons quand nous avons la chance d’entendre ceux qui sont en plein cœur d’une expérience.

Alors, quand j’ai récemment eu l’occasion d’écouter un panel de membres de la relève d’entreprises familiales locales raconter leur histoire, j’étais tout ouïe.


Échanger nos points de vue sur ce que nous avons entendu

Bien sûr, j’adore aussi les occasions d’échanger avec des pairs, et quand cet échange suit un panel où l’on partage des expériences concrètes, c’est le meilleur des deux mondes.

Et c’est là la genèse du billet de cette semaine : des commentaires sur ce panel de jeunes qui assument des rôles importants dans des entreprises détenues et dirigées par les générations précédentes de leur famille.

Une membre de notre groupe s’est émerveillée de la « soif de connaissances » que partageaient tous les panélistes. « Hmmm… elle a raison », me suis-je dit en réfléchissant à ce que j’avais entendu.

C’est vrai que chacun des trois panélistes semblait dire qu’une partie de son parcours consistait à toujours vouloir en apprendre davantage et à trouver diverses façons de poursuivre dans cette voie.

Mais est-ce qu’une soif d’apprendre suffit, me suis-je demandé.

Soif de connaissances c. faim de croissance

Il y a à peine quelques semaines, dans Sibling Compatibility Is Not Sufficient, nous avons vu à quel point il est important que ceux qui s’attendent à prendre les rênes d’une entreprise familiale soient compétents, et pas seulement capables de bien s’entendre entre eux.

Inhérente à cette compétence, du moins à mon avis, il y a la volonté de prendre des risques afin de continuer à faire croître l’entreprise.

Et une autre façon de l’exprimer serait de parler de la faim de chacun.

Alors, quand ma collègue a souligné la soif de connaissances dont nous avions été témoins pendant le panel, mon esprit est allé vers la faim. (D’accord, il approchait aussi l’heure du dîner.)

L’une sans l’autre, c’est courir au-devant des ennuis

Alors, quand nous pensons aux qualités que nous aimerions voir chez les membres de la relève qui assumeront un jour des rôles clés dans l’entreprise familiale, idéalement, ils auront à la fois une soif de connaissances et une faim de croissance.

Voyons ce que vous auriez si vous n’aviez que l’une, sans l’autre.

Si vous avez la soif de connaissances, vous aurez des gens curieux qui veulent toujours en apprendre plus. Il n’y a rien de mal à ça, bien sûr. Mais sans au moins un peu de faim pour les pousser à prendre des risques, ils pourraient facilement succomber à la « paralysie par l’analyse », ce qui pourrait certainement mener à la stagnation.

D’un autre côté, si tout ce que vous avez, c’est quelqu’un prêt à prendre des risques, mais sans la curiosité et le désir de s’informer à l’avance, vous pourriez avoir beaucoup de comportements imprudents qui pourraient aussi rapidement couler l’entreprise.

Un regard dans le miroir pour moi

Quand je fais un peu d’introspection, je me rends compte que l’une des situations que je viens de décrire me correspond en fait assez bien.

Chaque fois que je fais une évaluation comme Strengthfinder, j’obtiens toujours un résultat très élevé en « apprentissage ». Je cherche constamment toutes les occasions d’en apprendre davantage.

Mais si je devais évaluer ma volonté d’assumer des risques, je me situerais à l’autre bout de l’échelle.

Je suppose qu’au fond de lui, quand mon père a décidé de vendre les activités de notre entreprise familiale, qu’il avait fondée avant ma naissance, il s’est aussi rendu compte que me passer les rênes ne fonctionnerait peut-être pas aussi bien qu’il l’avait espéré au départ.

Aucun regret, et de retour dans l’univers de l’entreprise familiale

Étant son fils unique, je me souviens que dès mon plus jeune âge, on me disait que mon devoir était de reprendre un jour l’entreprise.

Et pendant les quatre premières décennies et demie de ma vie, c’est la direction que j’ai prise.

Maintenant que je suis de retour dans l’univers de l’entreprise familiale, à travailler avec d’autres familles, mon objectif est qu’aucun membre de la famille n’ait besoin d’autant de temps pour trouver la place qui lui revient.

Il y a de la place pour ceux qui ont soif, pour ceux qui ont faim, et pour ceux qui ont les deux, dans chaque famille.

Work with Steve

Ready to start the conversation your family keeps putting off?

A free introductory call is a low pressure way to talk through where your family is and what could help.

Skip to Accessibility Panel