Family business and legacy adviser

Remettre quelqu’un en question ou poser des questions

De subtils changements font une énorme différence

Les idées de ces billets viennent d’un peu partout et de gens qui proviennent de nombreux endroits différents.

Il ne faut pas s’étonner qu’au cours de la dernière année environ, bon nombre d’entre elles soient venues de webinaires ou d’autres contextes virtuels.

Celle-ci vient d’un webinaire animé par une personne que je n’ai jamais rencontrée, mais dont les deux invitées sont toutes deux des amies, même si je n’en ai rencontré qu’une seule en personne.

Ce fut encore une fois une occasion où, en entendant une certaine phrase, je l’ai immédiatement notée pour pouvoir bien m’en souvenir et m’en inspirer ici.


Pas un proverbe africain

L’un de mes billets préférés au fil des ans, que j’ai aussi enregistré en vidéo, était Seul, on va plus vite; ensemble, on va plus loin.

Ce long titre est aussi un proverbe africain, qui m’avait servi d’inspiration. Cette semaine, mon inspiration vient encore une fois d’Afrique, mais d’une histoire racontée par Nike Anani, une amie du Nigeria que je n’ai pas encore rencontrée en personne.

Nike était invitée à un webinaire, avec Mitzi Perdue, que j’ai rencontrée, et elle racontait l’une de ses premières expériences en tant que membre de son entreprise familiale.

Nike était récemment rentrée chez elle pour se joindre à l’entreprise, après avoir travaillé dans le monde des grandes entreprises au Royaume-Uni. Son retour dans un milieu de travail plus petit et moins professionnel a exigé une certaine adaptation.

Tout remettre en question

Comme elle l’a dit, peu après son arrivée, elle s’est mise à « tout remettre en question ». Elle a précisé sa pensée, indiquant clairement que son attitude à ses débuts était loin d’être idéale, et qu’elle ne se contentait pas de poser des questions.

Tout en remarquant la conscience de soi qu’il faut pour reconnaître cela après coup, j’ai aussi pris soin de saisir l’esprit de ce qu’elle exprimait au sujet de son sentiment de supériorité fondé sur son expérience en entreprise, et de sa consternation devant la façon dont les choses se faisaient dans l’entreprise familiale.

Avec un peu de recul et de maturité, elle se rend compte maintenant à quel point il est important de poser des questions, ancrées dans une curiosité sincère, plutôt que de « remettre en question » la façon dont tout se faisait.

Différents types de questions

Les amateurs de drames judiciaires et les mordus de politique connaissent bien de nombreuses techniques pour poser des questions qui visent en réalité davantage à faire passer son point de vue.

En y pensant, je repense aussi à l’époque où mes propres enfants étaient beaucoup plus jeunes et utilisaient eux aussi des techniques d’interrogatoire douteuses l’un envers l’autre.

Je me souviens très bien d’échanges comme : « Quoi? Je ne faisais que poser une question! », à quoi je répondais : « Oui, je sais, mais “pourquoi faut-il toujours que tu sois aussi con” est “juste une question” aussi ».

Je suppose qu’à bien des égards, c’était en fait une question rhétorique de ma part, mais je m’égare.

De meilleures questions exigent une absence de jugement

Je suis pas mal certain que si on la poussait un peu, Nike admettrait que la plupart de ses « remises en question » à ses débuts étaient aussi accompagnées de beaucoup de préjugés, puisqu’elle avait déjà supposé qu’elle en savait plus que la personne à qui elle adressait ses commentaires.

Les meilleures questions, comme elle s’en rend compte maintenant, sont fondées sur une véritable curiosité et comportent en fait une absence totale de jugement.

Je parle ici non seulement du « préjugé », mais aussi de tout jugement porté au moment d’entendre la réponse. Voir Le jugement, pas le jugement.

L’une des premières grandes leçons de ma formation en coaching, c’est que « l’écoute sans jugement » est la première chose que vous devez pratiquer et vous entraîner à faire pour réussir.

L’angle de la gouvernance familiale

Pour conclure, je veux examiner ce sujet sous l’autre angle, c’est-à-dire celui des personnes qui reçoivent les questions, ou la remise en question, selon le cas.

La plupart des familles présentent ce que j’appelle une « asymétrie d’information » : certains membres sont au courant et contrôlent une grande partie des activités quotidiennes, tandis que d’autres agissent la plupart du temps comme des « spectateurs intéressés ».

Les « spectateurs » auront souvent des questions, et les initiés leur « doivent » habituellement des réponses, à bien des égards.

Dans la mesure où les initiés sont capables de fournir des réponses cohérentes, ils réduiront et préviendront aussi le risque de remise en question de la part de ces autres parties prenantes.

Si l’attitude « comment oses-tu me remettre en question » est remplacée par une attitude qui ressemble à « bien sûr que tu peux demander », c’est la recette de relations plus harmonieuses à l’avenir.

Ça ne fait aucun doute!

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