Family business and legacy adviser

« Pour quoi » n’est pas la même chose que « pourquoi »

« Pour quoi » n’est pas la même chose que « pourquoi »

Faites attention à la façon dont vous posez vos questions

Dans cet espace, j’aborde toutes sortes de sujets qui convergent tous vers la façon dont les familles peuvent mieux réussir la transition de leur patrimoine ou de leur entreprise aux générations suivantes de leur famille.

La « communication » revient donc naturellement souvent, de diverses façons. L’un des sous-ensembles les plus importants de tout le sujet de la communication, c’est celui des « conversations » que les gens ont.

Alors que la communication écrite est plus facile à copier, à diffuser largement et à conserver, une grande partie de ce qui se dit de vive voix entre les gens se perd à jamais dans l’éther.

Mais même si les paroles semblent disparaître une fois prononcées, elles peuvent laisser des marques durables dans le psychisme d’une personne.

« Quelles questions devrais-je poser? »

Une grande partie de nos conversations revient à poser des questions, ce qui fait de ce domaine un terrain fertile pour de belles discussions pour des gens comme moi, qui aiment partager leurs idées sur les sujets familiaux.

Mais il y a toujours bien des subtilités dans l’art de bien utiliser les questions, et la qualité et le contenu de la réponse que vous obtiendrez dépendront beaucoup de la façon dont vous posez vos questions.

Certaines personnes pensent que ce travail auprès des familles est facile, et croient à tort qu’avoir une liste des « bonnes questions » leur permettra d’animer efficacement une réunion avec la famille d’un client.

Si seulement c’était aussi simple. Ce ne l’est pas, mais il y a quelques éléments que je tiens à partager et qui pourraient s’avérer utiles.

En français : « pourquoi » versus « pour quoi »

L’idée de ce sujet m’est en fait venue d’une publication LinkedIn d’une collègue francophone qui partageait ses réflexions sur un événement récent pour familles en affaires auquel elle avait assisté.

Elle parlait de poser 3 questions : « Pourquoi, pour quoi et pour qui » (pour quelle raison, dans quel but et pour qui).

Je devine que certains lecteurs voient déjà d’où m’est venu mon « eurêka », en remarquant que le simple fait d’ajouter une espace entre le « pour » et le « quoi » de « pourquoi » donne une question très différente.

J’ai bien parlé de « subtilités » plus tôt, n’est-ce pas?

Retour sur le même chemin, encore une fois

Si une partie de ceci vous semble vaguement familière, c’est que nous avons emprunté en partie le même chemin il y a deux ou trois mois dans Questioning Someone vs Asking Questions, qui se penchait sur une situation où une amie et collègue s’était rendu compte qu’elle devait réajuster son attitude dans sa propre entreprise familiale, cesser de « questionner » les gens et commencer plutôt à « poser des questions ».

L’idée d’examiner les différences subtiles entre « pourquoi » et « pour quoi » (ou « dans quel but ») n’est pas très différente.

Tout est une question d’accent, et dans les situations où les émotions peuvent être à fleur de peau, de petits ajustements dans le choix des mots et le ton peuvent faire une énorme différence dans la façon dont votre question sera reçue.

Certaines personnes vont jusqu’à suggérer de ne jamais poser de questions qui commencent par « pourquoi ». Penchons-nous là-dessus un instant.

Pourquoi ne pas commencer par « pourquoi »?

La façon la plus simple pour moi d’exprimer ce que je pense de ce sujet, c’est de partager l’une des clés les plus importantes que j’ai apprises très tôt dans ma formation de coach.

C’est là qu’on m’a enseigné l’importance de l’écoute, mais pas les simples trucs habituels du genre « laisser les gens finir, hocher la tête, etc. ». Il s’agissait d’écouter avec une précision importante en plus.

La clé pour être un excellent coach, c’est la capacité d’écouter sans jugement.

Pensez maintenant à une situation où vous parlez à quelqu’un pour lui expliquer quelque chose que vous avez fait.

Quand le premier mot qu’on vous renvoie est « pourquoi », on a souvent l’impression qu’il porte au moins une petite dose de jugement, et parfois une pleine charge.

Avec de la pratique, de petits changements peuvent devenir des habitudes

Donc, si vous apprenez simplement à commencer vos questions par « qu’est-ce que » ou « que » plutôt que par « pourquoi », vous obtiendrez peut-être de meilleurs résultats.

Personnellement, je n’y suis pas encore tout à fait, mais je suis en bonne voie.

Je me suis aussi habitué à me mordre la langue quand le mot « aider » me vient à l’esprit, et à le remplacer par « être une ressource » chaque fois que c’est possible. Voir « The 3 R’s : Finding a ‘Responsive Reliable Resource’ »

Et bien sûr, je m’en voudrais de ne pas mentionner aussi l’une des premières modifications de ce genre que j’ai faites il y a des années, passer de « Oui, mais…! » à « Oui, ET…! »

Avec le recul, c’était un excellent point de départ, et l’effet cumulatif de ces changements a été bénéfique dans bon nombre de mes relations.

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