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22 : Balado Let’s Talk Family Enterprise, épisode 22

Balado Let’s Talk Family Enterprise, épisode 22

Balado Let’s Talk Family Enterprise, épisode 22 :
Les familles brisées et comment les réparer
Invité : Karl Pillemer, Ph. D.
Animateur : Steve Legler, MBA, FEA, CPCC
Type de ressource : balado

L’animateur invité Steve Legler s’entretient avec Karl Pillemer, Ph. D., de l’Université Cornell, auteur de Fault Lines, Fractured Families and How to Mend Them. Ensemble, ils discutent des diverses façons dont les conseillers en entreprise familiale (Family Enterprise Advisors) peuvent être des ressources précieuses pour leurs clients familiaux qui ont vécu une rupture familiale, laquelle peut survenir à cause de l’argent et de l’héritage ou d’attentes non comblées.



Transcription

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Let’s Talk Family Enterprise explore des idées, des concepts et des modèles du monde entier qui aident les conseillers en entreprise familiale à mieux servir leurs clients familiaux, une présentation de Family Enterprise Exchange.

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Toutes les informations et opinions exprimées pendant ce balado sont uniquement celles des personnes concernées et ne représentent pas nécessairement celles de Family Enterprise Exchange ou de ses employés.

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Bonjour et bienvenue à un nouvel épisode du balado Let’s Talk Family Enterprise. Je m’appelle Steve Legler. C’est un plaisir d’être de nouveau votre animateur invité. Aujourd’hui, nous allons parler des familles brisées et de la façon de les réparer, et voir si nous pouvons apprendre à devenir de meilleures ressources pour nos clients en entreprise familiale dans ce domaine délicat. Notre invité aujourd’hui est Karl Pillemer, Ph. D., qui a écrit un livre intitulé Fault Lines sur ce sujet, et il va nous faire part de quelques idées sur la façon d’être utiles à nos clients dans des situations d’entreprise familiale où il y a eu une rupture familiale. M. Pillemer est un sociologue de la famille reconnu à l’échelle internationale et professeur de développement humain à l’Université Cornell. J’ai écouté la version audio de Fault Lines l’été dernier et j’ai tout de suite pensé qu’il serait un excellent invité pour le balado. Grâce à une chaleureuse présentation de la part d’une personne du programme sur l’entreprise familiale de Cornell, nous sommes heureux de l’accueillir aujourd’hui. Nous avons beaucoup de terrain à couvrir. Alors, saluons notre invité et commençons. Karl, merci d’être avec nous aujourd’hui et bienvenue au balado Let’s Talk Family Enterprise.

1:41
Eh bien, merci. C’est un plaisir d’être ici, et je vous remercie de m’accueillir.

1:45
Très bien. Alors explorons d’abord la question de la rupture familiale, et pourquoi elle importe aux gens de notre auditoire, qui est surtout composé de conseillers en entreprise familiale : c’est un sujet qui leur tient à cœur. Nous sommes tous des gens qui travaillent avec des entreprises familiales, et nous essayons d’être une ressource pour elles et de les aider à traverser certaines de leurs situations délicates. Alors, en quoi cette question des familles brisées nous concerne-t-elle ?

2:15
Vous savez, nous avons beaucoup d’images d’une vie familiale idéalisée, et nous ignorons ou négligeons souvent les problèmes et ce qu’on pourrait appeler, vous savez, le côté plus sombre des familles. Et pour une raison quelconque, dans mes travaux de recherche, j’ai en quelque sorte été attiré par ce domaine. Une grande partie de mes recherches a donc porté sur les types de difficultés, d’ambivalences, etc., que vivent les familles. Une chose que j’ai remarquée, c’est que les professionnels en général qui travaillent avec des familles ne sont peut-être pas conscients du problème de la rupture familiale. Je ne prends pas pour l’instant l’exemple des gens qui travaillent avec des entreprises familiales. Mais imaginons quelqu’un qui parle avec une personne âgée du type de soins ou de soutien qu’elle peut obtenir de sa famille. Et elle dit : « Eh bien, j’ai deux filles », et l’intervenant suppose que ces personnes sont disponibles pour l’aider et la soutenir. Ce qu’il ne sait peut-être pas, c’est qu’il y a une rupture marquée dans la famille, ce qui veut dire que cette personne âgée ne parle peut-être même pas à ses filles. Je pense que cela s’applique à d’autres types de professionnels. Une chose que j’ai apprise dans mes études, c’est que la rupture familiale est vraiment un problème qui se cache à la vue de tous. C’est quelque chose dont les gens ne veulent pas parler. Même dans un monde où tout le monde semble vivre sa vie en public de nos jours, et où les gens partagent presque tout sur Internet à propos de ce qui leur arrive. J’ai constaté dans mes études que la rupture familiale est perçue comme honteuse et stigmatisante. Et les gens veulent rarement en parler. Dans mes entrevues avec des centaines de personnes, j’étais souvent la première personne à qui elles parlaient d’une rupture familiale. Je dirais donc, vous savez, que le point fondamental pour les gens qui font le type de travail que font vos auditeurs est le suivant. C’est un problème dont vous n’entendrez pas parler tout de suite. C’est un sujet dont les gens ont du mal à parler, et il est vraiment important d’y être ouvert et de permettre aux gens de confier ce type de problème familial. La plupart des gens qui vivent une rupture ont l’impression, comme me l’a dit l’une des personnes interrogées, d’avoir « la famille la plus bizarre du monde ». C’est une situation où, si nous pouvons sortir ce problème de l’ombre et l’amener à la lumière d’une discussion ouverte, nous rendons un service incroyable aux gens, et des personnes de nombreuses professions peuvent mieux servir leurs clients.

5:01
J’adore cette idée de normaliser la situation pour nos clients, de leur faire savoir, s’ils commencent à aborder le sujet, que, vous savez, ils ne sont pas seuls. Et votre livre explique à quel point ce problème est répandu dans la société. Et puis il y a tout le fait que ce n’est pas vraiment la première chose dont ils veulent parler, parce qu’ils veulent le cacher, parce qu’ils ressentent une certaine culpabilité et une certaine honte. Alors tout ce que nous pouvons faire pour qu’ils se sentent à l’aise d’en parler est en fait bienvenu, parce que la plupart des gens ne leur ouvrent pas cette porte.

5:36
Non, je pense que vous avez tout à fait raison. Et cela mène aussi à des questions pratiques. Il peut être difficile pour un conseiller de comprendre pourquoi un membre de la famille est écarté des décisions. Et cela peut ressortir au fil de la discussion. J’ajouterais, et nous pourrons y revenir plus tard, qu’une autre chose importante que, selon moi, les conseillers peuvent faire, c’est jouer un rôle préventif. Autrement dit, vous êtes peut-être bien placé pour voir quand une querelle familiale, par exemple au sujet d’une entreprise, d’un héritage ou de questions d’argent, commence à dégénérer. Et une chose qui se produit dans ces situations, c’est que les gens adoptent des positions très fermes et rigides. Ils tracent une ligne dans le sable, puis ils le regrettent plus tard. On a donc l’impression que les gens peuvent être tellement pris par une question d’affaires ou financière que la partie de leur esprit qui se dit : « Je pourrais affecter ma famille pendant des générations si je crée une rupture », ne s’active pas. Je pense donc que c’est une autre chose que les conseillers peuvent faire : aider les gens à obtenir la médiation dont ils ont besoin pour éviter une rupture, parce qu’une chose que j’ai apprise dans mes études, c’est que ces ruptures causent des dommages collatéraux et des effets d’entraînement qui se propagent dans toute la famille, à la fois au sein d’une même génération et d’une génération à l’autre. Je pense que les gens de votre domaine pourraient aider à prévenir ces ruptures avant qu’elles ne surviennent en aidant les familles à régler ces questions familiales complexes.

7:20
Oui, vraiment, vous savez, votre idée de « mieux vaut prévenir que guérir » va vraiment trouver écho chez les gens, je pense, parce que nous avons souvent affaire à des personnes dans des situations familiales qui s’apprêtent à faire des choix et à prendre des décisions importantes qui vont toucher beaucoup de gens. Et ils le font parfois avec, vous savez, un esprit un peu trop étroit, et nous pouvons servir ces clients en les aidant à comprendre certaines des conséquences imprévues de ces décisions, et en évitant que les choses n’en arrivent au point de la rupture. Donc remarquer où il y a des querelles et les aider à éteindre ce feu ou à tuer ce problème dans l’œuf, et ne pas laisser la situation dépasser un certain point d’où il est difficile de revenir.

8:15
Oui, c’est tout à fait juste. Et en effet, j’ai entendu plusieurs familles qui avaient des différends précis au sujet d’entreprises familiales et qu’on avait encouragées à recourir à une médiation professionnelle. Et elles ont en fait trouvé cela plus utile que du counseling psychologique ou d’autres approches. Le problème avec ces questions financières, d’abord, c’est que nous avons constaté dans nos études que c’est une voie majeure vers la rupture, et beaucoup d’autres facteurs familiaux entrent en jeu. L’argent n’est peut-être pas la racine de tous les maux, mais il est vraiment à la racine d’un nombre étonnant de ruptures familiales : des conflits au sujet d’une entreprise, d’un héritage, de prêts qui ont mal tourné. Quand l’argent et la famille se croisent, il y a vraiment certains facteurs de risque de rupture. Et en partie, vous savez, dans nos relations familiales, nous ne rencontrons pas si souvent un jeu à somme nulle, mais par exemple, comme je l’ai constaté dans mes études, quand le patriarche ou la matriarche meurt et laisse l’entreprise aux enfants, la seule façon de la partager équitablement serait de la vendre et de diviser le produit. J’ai donc vu plusieurs situations où une personne voulait conserver l’entreprise, alors que les autres frères et sœurs ne le voulaient pas et voulaient encaisser leur part. Ces types de problèmes sont de véritables points chauds, parce qu’ils ont cette qualité de jeu à somme nulle : il y a quelqu’un qui va en profiter et quelqu’un qui n’en profitera pas, ou du moins c’est perçu ainsi. Et c’est pourquoi je pense que la planification à l’avance et le dialogue ouvert sur les finances et les familles sont si essentiels, et je pense vraiment que c’est là que les conseillers apportent aux gens un avantage inestimable

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Oh, absolument. Je voulais justement en venir au passage de votre livre où vous parlez des sept principales causes de ce genre de fractures dans les familles, qui vont des divorces aux beaux-parents en passant par les différences de mode de vie. Mais je pense que les deux qui parlent vraiment à cet auditoire en particulier seraient, d’une part, l’argent et l’héritage dont vous venez de parler. Et j’adore cette idée du jeu à somme nulle où il y a des gagnants et des perdants : si nous pouvons conseiller à nos clients d’essayer, vous savez, d’organiser les choses de façon à ce qu’il y ait moins de gagnants et de perdants, c’est formidable. Mais il y a ensuite une autre catégorie, celle des attentes non comblées, qui se manifeste aussi, je pense, dans beaucoup de scénarios d’entreprise familiale. Avez-vous des commentaires sur ce genre de situations qu’il vaudrait la peine d’explorer ?

11:01

Bien sûr. Absolument. Et juste pour orienter brièvement vos auditeurs, l’étude principale sur laquelle reposent mes conseils ne présente pas en fait mes propres conseils, mais ceux d’environ 300 personnes que nous avons interviewées en profondeur, qui sont soit actuellement en situation de rupture, environ 200, soit environ 100 qui s’étaient réconciliées avec succès après une longue rupture. Alors je veux être clair avec les gens : j’adore donner mes propres conseils, mais en fait, j’ai recueilli les conseils d’autres personnes et je les ai distillés pour essayer de les rendre accessibles. À partir de cela, nous avons trouvé un ensemble de chemins menant à la rupture et, vous avez raison, je ne les passerai pas tous en revue. Je dirai simplement ceci. Je n’ai pas découvert les causes de la rupture familiale, parce que pour un problème aussi complexe, celui qui y arrivera va gagner un prix Nobel. Mais nous avons bel et bien cerné des façons dont les gens arrivent au même résultat. Un facteur, dont je ne parlerai pas en détail, ce sont les problèmes dans l’histoire précoce de la famille. Donc des problèmes durant l’enfance, un divorce durant l’enfance, et aussi la question des problèmes avec la belle-famille sont importants. Ce qui est le plus pertinent pour vous, je pense, c’est ce chemin lié à l’argent, à l’héritage et aux problèmes d’entreprise. Mais un autre chemin majeur, comme vous l’avez mentionné, c’est ce que j’appelle dans une certaine mesure un facteur socioculturel, à savoir que nous développons envers les membres de notre famille des valeurs et des attentes qui sont véhiculées par notre société et que nous intériorisons. Et ces attentes sont souvent exagérées et irréalistes, compte tenu de qui est réellement l’autre personne. Laissez-moi vous donner un exemple. Ce n’est pas dans le domaine de l’entreprise familiale, mais je pense que les gens le comprendront. L’un des grands contextes où les attentes peuvent mener à des ruptures, du moins temporaires, c’est celui des soins prodigués aux proches. J’ai constaté dans plusieurs cas, entre frères et sœurs, qu’une personne, souvent une fille, est la principale proche aidante des parents de la famille. Et elle ou il s’attend fortement à ce que tous les autres frères et sœurs mettent l’épaule à la roue, alors qu’en fait ils ne le font pas, ou ils ne considèrent pas que c’est leur rôle. C’est un petit exemple de la façon dont les attentes nuisent vraiment. Mais nous avons aussi en tête ces valeurs culturelles et ces attentes sociales, comme : vos frères et sœurs devraient toujours vous soutenir. Les enfants devraient toujours honorer leurs parents. Les parents devraient toujours être là pour leurs enfants. Vous savez, Steve, il y a un mème sur Internet qui dit que les attentes sont des déceptions qui attendent de se produire. Oui. Et c’est plutôt vrai dans ce cas-ci. Donc les gens qui ont vécu une rupture et qui se sont réconciliés plus tard ont presque toujours constaté qu’ils devaient rendre leurs attentes envers l’autre personne réalistes, et non fondées sur une sorte de famille idéalisée qui n’existe, vous savez, que dans les films de Lifetime et non dans la vraie vie. Alors je pense que cette question d’examiner nos attentes, de les explorer et de les rendre réalistes envers les membres de notre famille aiderait à prévenir les ruptures et a certainement aidé les gens à se réconcilier

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c’est vraiment, vous savez, toute cette question des attentes. Ça fonctionne en quelque sorte dans les deux sens, mais chaque personne la voit un peu de son propre point de vue. Et je pense que là où vous voulez en venir, c’est un peu aux gens qui ont réussi à réparer ces fractures. Et j’ai adoré le fait que j’écoutais votre livre, comme je le disais, et tout à coup, vous ne parliez plus de choses théoriques. Vous parliez de 100 personnes qui avaient vécu une fracture et qui avaient réussi à la réparer, et je me suis dit : wow, il doit y avoir beaucoup de jus à presser dans cette orange-là, il doit y avoir de la matière là-dedans. Et en fait, il y en a. Alors j’imagine que l’une des choses, c’est que l’une des personnes doit ajuster ou recalibrer ses attentes. Est-ce l’une des premières étapes clés?

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Je dirais que c’est absolument essentiel. Et permettez-moi de souligner un point porteur d’espoir, je pense, pour les gens qui écoutent ce balado : les ruptures qui découlaient de problèmes familiaux profondément enracinés et remontant à l’enfance étaient beaucoup plus difficiles à résoudre. Quand l’enfance a été tellement problématique, même si les choses vont mieux à l’âge adulte, les gens n’arrivent tout simplement pas à passer par-dessus. Je dirai par contre que, du côté financier, avec le temps, la colère retombait. Les gens ajustaient leurs attentes, bon nombre d’entre eux en venaient à accepter le fait que si l’autre personne avait pu agir autrement, elle l’aurait fait, et c’est en fait un thème, vous savez, qui est revenu dans plusieurs questions liées à l’argent, aux finances et aux entreprises : il y avait beaucoup de colère. Les gens avaient l’impression que leurs proches avaient tort, mais avec le temps, et après une certaine introspection, ils ont pu réparer les choses. Je veux dire, de façon générale, les gens doivent se demander si briser la famille en vaut la peine pour des raisons financières et d’affaires. Et beaucoup de gens, avec le temps, ont laissé tomber une partie de leur colère et ont pu régler les choses à ce sujet. Alors je pense qu’il y a ici une question où les gens peuvent, avec le temps, se dire : oui, c’était un mauvais conflit d’affaires, mais la famille est plus importante. Je pense donc que ça fait partie de cette compréhension qui évolue. Et parfois, je dirai que bon nombre des personnes ont fortement recommandé non seulement la médiation, mais aussi une thérapie psychologique, pour essayer de comprendre pourquoi cette question avait tant bouleversé tout le monde, et ses effets sur la famille en général. Alors j’encouragerais les gens à ne pas éviter l’aide professionnelle, si un problème se développe dans une famille qui dépasse, vous savez, ce qu’un conseiller financier peut faire, et qui a vraiment des répercussions sur tout le système familial.

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Intéressant, oui, il y a bien des avenues que les gens peuvent emprunter pour essayer de rétablir les ponts. Mais au fond, j’imagine que ça se résume à quelqu’un qui déclare ou qui décide qu’il veut vraiment faire quelque chose à ce sujet. Ça exige vraiment de l’intention, parce qu’une fois qu’il y a une rupture, c’est désormais la situation par défaut : maintenant, on ne se parle plus. Alors pour que ça change, au moins l’une des personnes doit faire le premier pas, tendre la main, mais elle ne le fera probablement qu’après une certaine introspection, une thérapie, du coaching ou une réflexion sur l’importance d’essayer de reconstruire ce pont qui a été brûlé. Alors pourquoi, pourquoi les gens devraient-ils essayer de réparer ces liens? Est-ce plutôt pour son propre bien, pour savoir qu’on a fait l’effort? Est-ce en partie ce qui pousse certaines personnes à essayer de réparer ces fractures?

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C’est un excellent point, et merci de le soulever. Tout d’abord, je dois dire qu’il n’est pas certain que la réconciliation soit la meilleure chose pour tout le monde. Je veux dire, il y a évidemment des relations qui peuvent être si dommageables ou si pénibles que les gens ne devraient s’y essayer, vous savez, qu’après une longue période de réflexion et probablement avec l’aide d’une thérapie. Mais j’ai appris qu’après une rupture, disons qu’elle est survenue pour une raison d’affaires ou financière, et que les gens ne se parlent plus, quelques phénomènes commencent à se produire qui amènent les gens à se réconcilier. D’abord, les gens commencent à ressentir ce que j’appelle dans le livre le regret anticipé. Vous savez, on pense souvent au regret comme au fait de se sentir mal à propos de quelque chose qu’on a fait ou pas fait. Mais en réalité, bon nombre de nos actions sont motivées par la question : vais-je le regretter plus tard si je le fais ou si je ne le fais pas? C’est quelque chose qui commence à occuper l’esprit des gens après une longue rupture, et ça a d’ailleurs été accentué par la pandémie, parce que les gens se rendent compte qu’avec des proches âgés, l’horizon temporel est peut-être très court. Aussi, les gens commencent tout simplement à se sentir, comme ils le disent, alourdis par la rupture, ce sentiment qui grandit : pourquoi n’ai-je pas parlé à mon seul frère depuis 15 ans? Ça commence à occuper de plus en plus l’esprit des gens, et ils arrivent à un point où ils se sentent prêts à se réconcilier. Mais une autre raison majeure pour laquelle les gens deviennent prêts, je dirais, c’est l’effet que ça a eu sur la famille. Et si je peux faire une digression avec une anecdote qui me semble vraiment pertinente ici… Allez-y. L’une des personnes que je présente dans le livre est une femme qui, enfant, a vu ses parents divorcer, et elles ont été absorbées par sa grande famille italo-américaine exubérante. C’était une de ces situations où tout le monde était chez les grands-parents et où la sauce mijotait toujours sur le poêle. Et le patriarche est mort, laissant une entreprise familiale qui impliquait non seulement les frères et sœurs de la famille, mais aussi certains de leurs conjoints. Et la matriarche avait ses propres opinions très arrêtées à ce sujet. Elle avait prévu dans son testament de déshériter deux ou trois personnes de la famille, sans le leur dire, et elle l’avait dit à certains des autres enfants qui allaient en bénéficier. Après sa mort, cela a divisé la famille de façon irrévocable, et les cousins avaient été si proches que c’était comme perdre des frères et sœurs, et jusqu’à ce jour, ces familles vivent complètement en parallèle. Donc, l’une des choses pour lesquelles beaucoup de gens se réconcilient, c’est lorsqu’ils se rendent compte qu’il ne s’agit pas seulement de vous et de votre frère. Il s’agit de vous, de votre frère, de vos enfants et de vos petits-enfants. Ici, dans le centre de l’État de New York, vous savez, la nation iroquoise avait une expression, le principe de la septième génération, selon lequel nous devrions prendre nos décisions en pensant jusqu’à sept générations. Quand les gens décident qu’ils vont briser la famille pour une question financière, ils s’arrêtent parfois et se disent : wow, mais qu’est-ce que je suis en train de faire? Et c’est l’une des raisons pour lesquelles ils commencent à se rapprocher : ils voient que leurs enfants n’ont aucun contact avec leurs nièces et neveux, ils sentent que c’est une vraie perte, et ils commencent à agir.

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Je me posais des questions sur la façon dont les différentes générations de la famille pourraient servir de catalyseurs ou, d’une certaine façon, d’élan, que ce soit quelqu’un qui dit : hé, papa, comment ça se fait que je n’ai pas vu mes cousins depuis un bout de temps, ou eux qui disent simplement : au diable tout ça, je vais continuer à passer du temps avec mes cousins, n’est-ce pas? Il y a des façons dont ça devient plus qu’une question entre, entre telle personne et telle autre, parce que nous parlons d’une situation familiale. Et quelque chose que vous avez dit plus tôt, au sujet d’une personne qui décide que le moment est venu. Je me demande s’il n’y a pas souvent, vous savez, des situations où chacune des personnes qui sont les acteurs centraux de la rupture, l’une pourrait se dire : hé, je vais tendre la main, et l’autre pourrait se dire la même chose, et elles attendent simplement un petit signe d’ouverture de l’autre côté; est-ce que ça fait partie de ce que vous avez vu dans la, dans la recherche, qu’en fait, il y avait une disposition qui n’était peut-être pas attendue?

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C’est un point absolument intéressant. Et ça met en lumière l’un des problèmes des ruptures familiales. Vous savez, c’est une chose d’être plus ou moins en contact avec un membre de votre famille, même, même si vous n’êtes pas si proches. Quand le contact est complètement rompu, ce qui est ce qui arrive. J’utilise l’analogie du film d’animation La Belle au bois dormant, quand elle se pique le doigt et que tout se fige. Eh bien, c’est ce qui arrive. Donc les deux personnes ne voient pas le genre de changements qui se produisent chez l’autre, comment l’autre personne est peut-être en train de devenir une meilleure personne, ou plus tolérante, ou plus compréhensive, et c’est exactement ce qui peut arriver, en particulier entre frères et sœurs. Les deux y pensent. Ils y réfléchissent, mais une inertie s’installe, surtout s’il y a eu beaucoup de conflits, de disputes méprisantes et de difficultés. Ça se fige dans le temps. Nous développons tous nos propres récits, et nous y devenons très attachés. Nous parlons à d’autres personnes qui sont d’accord avec nous, hier, l’autre personne s’est comportée de façon épouvantable, et il devient très difficile de faire le premier pas. Mais vous avez tout à fait raison : dans un certain nombre de cas où il y avait eu une brouille au sujet d’un testament ou d’un héritage ou d’autres choses, quand la première personne a tendu la main, l’autre pensait exactement la même chose. Comment se fait-il que je n’aie aucun contact avec ma seule sœur? Cependant, les gens doivent comprendre, et c’est pourquoi je leur recommande de mobiliser leur réseau de soutien avant de tendre la main et d’être vraiment préparés, qu’il est possible que l’autre personne ne soit pas réceptive. Et il faut aussi comprendre comment vous allez vous sentir si cela se produit. Donc, mais je suis d’accord avec vous, il y a un nombre étonnant de cas où tout le monde était prêt et il a fallu que quelqu’un fasse le premier pas.

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J’ai aimé cette idée, vous savez, du réseau de soutien et, et de s’aider soi-même à se préparer à la déception possible s’ils ne sont pas réceptifs; mais vous avez dit qu’ils ne seraient peut-être pas réceptifs, et ma pensée est tout de suite allée vers : peut-être qu’ils ne seront pas réceptifs maintenant, ou peut-être qu’ils ne seront pas réceptifs la première fois. Et donc peut-être en sachant que, vous savez, vous tendez un rameau d’olivier maintenant, s’ils ne l’acceptent pas, peut-être que si vous le tendez de nouveau dans six mois ou un an, le fait qu’ils, qu’ils sachent que c’est une possibilité, je suppose que ça pourrait avoir la chance de faire son chemin en eux, que c’est une possibilité, et de les amener peu à peu à accepter la situation.

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Oui, je dirais que c’est tout à fait juste. Et un élément clé aussi, qui, je pense, se rapporte vraiment à la question que vous soulevez, c’est quand on leur a demandé comment ils avaient réussi à se réconcilier, ou quand j’ai demandé aux gens leurs conseils, donc, vous savez, si vous avez deux personnes qui se demandent : est-ce que je devrais laisser cette relation telle qu’elle est? Ou est-ce que je devrais peut-être tendre la main? En tant que chercheur en sciences sociales, je n’utilise pas si souvent les termes toujours ou jamais, mais je dirai, du moins presque toujours, que les personnes qui ont réussi à se réconcilier ont examiné leur propre rôle dans la rupture. Donc, vous savez, ça a continué, vous aviez l’impression d’avoir entièrement raison, la plupart des gens deviennent très défensifs. Et c’est difficile, vous savez, d’adopter un point de vue objectif. Mais quand ils ont commencé à penser à se réconcilier, les gens ont vraiment commencé à examiner le rôle qu’ils avaient peut-être joué, là où ils avaient participé à une prise de décision problématique ou pris quelque chose trop à cœur. Et je ne suis pas sûr que quiconque ait réussi à se réconcilier sans être capable, parfois avec l’aide d’un tiers comme un conseiller, d’examiner son propre comportement et de dire : d’accord, voici où j’ai peut-être joué un rôle. En examinant ces questions, ils ont pu, par exemple, présenter des excuses plus sincères, ou du moins expliquer leur comportement passé à la personne dont ils sont éloignés. Et laissez-moi vous dire que les sentiments de rejet et de colère, quand il y a eu une rupture familiale, rendent vraiment difficile d’adopter le point de vue d’un observateur extérieur objectif ou de voir le point de vue de l’autre personne. Mais si les gens surmontent cela et peuvent au moins explorer le rôle qu’ils ont eux-mêmes pu jouer, ça peut aider, et c’est là que des conseillers comme vos auditeurs pourraient avoir un rôle à jouer. C’est de servir en quelque sorte de caisse de résonance objective. Regardez ce que mon frère fait. Vous pourriez dire : eh bien, vous savez, j’ai déjà vu ça, ou il est possible que, il pourrait y avoir une sorte de rôle de retour à la réalité que des gens comme les auditeurs de votre balado pourraient jouer.

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D’accord, donc, donc je suppose que les gens avec qui nous travaillons, qui ont peut-être toujours vu cette rupture qu’ils vivent comme étant à 90 % la faute de l’autre personne et seulement à 10 %, il y a, ils ne pourront vraiment pas combler cet écart tant qu’ils n’auront pas fait passer leur propre 10 % à 30, 40, peut-être 50 %, avant d’être prêts à essayer de tendre la main et à pouvoir, comme vous dites, vous savez, s’excuser et expliquer; et c’est peut-être un excellent domaine pour nous, en tant que tiers, les gens qui travaillent avec ces, ces personnes, pour les aider en quelque sorte avec cette partie de l’explication, cette partie des excuses. Les aider à comprendre que, que s’ils souhaitent vraiment combler cet écart, ce sont là des premiers éléments importants qu’ils devront d’abord accepter en eux-mêmes, et faire ces changements personnels de l’intérieur.

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Vous savez, je pense que c’est tellement vrai, parce que, parce que la chose que nous avons constatée chez ces personnes qui ont réussi à se réconcilier, et la raison pour laquelle je pense que notre étude est précieuse, c’est que c’est vraiment la seule étude à grande échelle sur des personnes qui se sont réconciliées après une rupture familiale de, vous savez, plusieurs années ou plusieurs décennies. Je pense qu’un élément clé aussi, c’est qu’elles ont été capables de cesser de se concentrer sur le passé. Donc, vous savez, cette terrible dispute avait eu lieu au sujet d’une transaction d’affaires, d’un héritage, et elles l’avaient ressassée, vous savez, pendant des années. Et elles ont renoncé à l’idée qu’elles devaient imposer leur vision du passé à l’autre personne; donc les gens qui se sont réconciliés après ces ruptures de longue durée ont presque invariablement décidé qu’ils allaient vivre en regardant vers l’avant et laisser mourir ces interactions passées problématiques. Maintenant, je vais donner un exemple simple. Vous savez, si le frère Jim croit qu’il ne faisait que taquiner normalement son frère, et que le frère Bob croit que Jim a été émotionnellement violent et sadique envers lui, après 20 ans d’éloignement, ces deux visions différentes du passé ne s’aligneront jamais. Vous n’amènerez jamais l’autre personne à dire : tu avais raison. J’ai gâché ton enfance. J’ai gâché toute ton enfance. Je suis une mauvaise personne. Ça n’arrivera tout simplement pas. Donc presque tous ceux qui se sont réconciliés ont dit à un moment donné : je ne peux pas imposer ma vision du passé à cette personne. Elle est aussi attachée à son récit que je le suis au mien. Et nous allons nous concentrer sur le développement d’une relation future. Et c’est quelque chose qui est ressorti aussi dans ces conflits liés aux entreprises : après des années, les deux personnes étaient prêtes à dire, vous savez, nous devons nous concentrer sur la relation maintenant, et laisser le passé au passé. Ce n’est pas facile. Vous savez, c’est une de ces réponses qui sont simples, mais pas faciles. Vous savez, c’est simple, mais difficile, n’est-ce pas? Je dirais que presque tous ceux qui se sont réconciliés ont dû renoncer à l’idée qu’il ou elle allait être d’accord avec ma vision de ce qu’il ou elle a fait il y a 10 ou 20 ans.

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Il faut les amener à comprendre qu’il est temps de fermer ce chapitre. Et de regarder vers l’avant, de voir ce que vous pouvez bâtir ensemble, et d’enterrer ce qui s’est passé. C’est formidable. Vous savez, comme d’habitude, le temps file quand j’interviewe des invités formidables. Et donc nous allons devoir conclure, ce que nous faisons toujours avec les deux mêmes questions pour chaque invité. Et donc je vais maintenant vous demander une recommandation de livre, idéalement quelque chose que vous avez lu et qui vous a aidé à un moment donné de votre carrière. Et ensuite, un conseil pour les gens qui écoutent cette émission et qui sont conseillers auprès de familles en affaires; alors, avez-vous un livre à recommander à nos auditeurs?

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Bien sûr. Et vous savez, c’est toujours une question difficile parce qu’il y en a tellement, mais je vais en recommander un très récent. C’était un succès de librairie intitulé Hidden Valley Road, de Robert Coker. C’est une histoire extraordinaire d’éloignement, de réconciliation et de résilience au sein d’une famille; en bref, dans cette famille, la moitié des 11 frères et sœurs ont développé la schizophrénie. Et donc ils, il entremêle aussi la science de la façon dont on aide les gens qui ont un problème comme celui-là avec ces dynamiques familiales très compliquées, et ça donnerait à presque n’importe qui un aperçu des familles douées, mais éprouvées, et de la façon dont les professionnels travaillent pour les aider; je proposerais donc Hidden Valley Road, qui se lit aussi comme un roman, même si ce n’en est pas un.

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D’accord, j’allais vous demander, est-ce parce que ça ressemble à un roman, mais presque évidemment, vous dites que c’est une histoire vraie? C’est vrai. Ce n’est pas de la fiction, mais ça se lit bien, comme de la fiction. Donc un peu de

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c’est une histoire absolument vraie. Elle a commencé, vous savez, dans les années 50. C’était une très grande famille, très prospère, et à cause d’une anomalie génétique, les enfants, l’un après l’autre, ont commencé à développer la schizophrénie, mais les familles, à la fois comment les scientifiques les ont aidés à l’accepter, et comment la famille elle-même a continué de fonctionner. Vous savez, malgré ce genre de tragédie. C’est une excellente lecture et, comme je le dis, ça a été un best-seller pendant un bon moment, et je pense que ça touche à certaines des dynamiques familiales dont nous parlons.

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Super. Alors on va mettre une note. On va mettre quelque chose dans les notes de l’épisode avec un lien pour, pour se procurer ce livre, pour acheter ce livre, Hidden Valley Road. Et donc maintenant, la dernière chose, c’est un conseil pour notre auditoire.

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Dans ce projet, j’ai dû passer du temps dans certains des recoins les plus sombres de la vie familiale. Et effectivement, j’ai été confronté à un problème. Comme vous l’avez souligné, le sous-titre de mon livre est « fractured families and how to mend them » (les familles brisées et comment les réparer). Et à mi-chemin du projet, j’ai constaté que j’en savais beaucoup sur les familles brisées, et pas beaucoup sur la façon de les réparer. Alors j’ai commencé à parler avec des gens qui s’étaient réconciliés avec succès, et l’une des choses les plus surprenantes pour moi, et l’une des plus pertinentes, je pense, pour vos auditeurs, c’est combien de gens qui se sont réconciliés ont trouvé que l’acte de réconciliation, le fait de traverser tout le processus, à quel point ça a été un moteur de leur propre croissance personnelle. Quand on leur demandait pourquoi ils s’étaient réconciliés avec leur proche, presque toujours les gens disaient : je l’ai fait pour moi. Donc, si j’utilisais des termes d’affaires ou de gestion, la réconciliation, pour beaucoup de gens, c’était comme une discipline, et par là j’entends comme apprendre à courir un marathon ou à jouer d’un instrument de musique. Ce n’est pas juste une chose. Le processus de réconciliation après une longue rupture a des hauts et des bas. C’est exigeant. Il faut apprendre de nouvelles compétences, il faut mobiliser son réseau de soutien, et quand ça réussit, les gens ont trouvé que ce n’était pas seulement bon pour leur vie familiale, mais que ça les avait rendus plus forts. L’une de mes personnes interviewées préférées, qui avait été brouillée avec ses parents pendant 10 ans, a dit : « Si je pouvais faire ça, si je pouvais renouer avec mes parents après tous les traumatismes et toutes les difficultés, je me sentais comme une nouvelle personne. Je sentais que je pouvais tout faire. » Alors je pense que c’est quelque chose que vous pourriez transmettre aux gens qui se demandent s’ils devraient se réconcilier ou non. La réconciliation peut être un puissant moteur de croissance personnelle. Et aider les gens à mieux se comprendre et à se sentir plus confiants dans la vie en général. Et c’est une vraie raison, je pense, d’encourager à tout le moins à l’envisager comme une possibilité.

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Génial, je pense que c’est quelque chose qu’on pourrait facilement faire, pas nécessairement facilement, beaucoup d’entre nous auront de nombreuses occasions de faire cette suggestion aux gens avec qui nous travaillons. Et bien sûr, ils ne vont pas tous le faire. Mais même si quelques-uns le font, ils nous seront tellement reconnaissants de les avoir poussés dans cette direction à partir de ça, alors, alors je vous en remercie. Le temps a filé rapidement, comme toujours. Dr Pillai Murthy, merci encore de vous être joint à nous et d’avoir partagé votre expertise avec notre auditoire. Et merci de m’avoir reçu. D’accord, chers auditeurs. Si vous n’êtes pas déjà abonnés, abonnez-vous. Assurez-vous de ne jamais manquer aucun de ces épisodes mensuels. Alors merci encore d’avoir été avec nous pour The let’s talk family enterprise Podcast. Je suis Steve Legler. À la prochaine,

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