Enchanté; commençons à travailler ensemble
Travailler avec des familles en affaires et leurs membres est toujours intéressant et rarement simple.
De l’extérieur, il semble relativement facile de se lancer avec une famille, mais si vous avez déjà été en position de le faire, vous savez à quel point tout cela peut être complexe.
C’est ce que je veux examiner cette semaine, et je vais comparer différents termes qui viennent de diverses professions et la façon dont elles abordent le début des relations de travail.
En fin de compte, il n’existe aucune façon standard et simple de faire fonctionner ces relations, même si chaque praticien essaiera généralement de développer une ou deux façons qu’il préfère pour construire de telles relations.
Découvrir ce qui fait fonctionner une famille
Dès qu’une personne communique avec moi au sujet d’un travail avec une famille, le travail fascinant qui consiste à découvrir qui est qui et comment chacun interagit avec les autres commence.
Ce travail se poursuit souvent aussi longtemps que dure la relation, même si une grande partie se fait en amont et que la courbe d’apprentissage au départ est généralement assez abrupte.
Je riais quand des gens qui font ce travail me disaient qu’ils commençaient par dessiner un génogramme ou un diagramme familial, mais je ne ris plus.
Je me surprends à le faire très tôt, parce qu’une fois qu’on a pris le coup, on ne peut plus jamais revenir à la simple prise de notes.
Le processus que beaucoup appellent la « découverte » commence dès le tout premier appel ou courriel, et pour certains, c’est une étape clé qu’ils décrivent explicitement dans leur processus et qui commence une fois qu’ils ont conclu une entente formelle pour travailler ensemble.
L’étape de la contractualisation
L’entente formelle entre le conseiller et la famille peut être assez simple ou très complexe.
Qu’elle finisse par compter plusieurs pages et être signée en bonne et due forme, ou qu’elle soit plus informelle et surtout verbale, il est logique de consacrer un peu de temps au départ pour bien établir les attentes.
Le programme Family Enterprise Advisor (FEA) que j’ai suivi il y a des années, et où j’ai trouvé ma vocation pour ce travail, consacre beaucoup de temps à s’assurer que les personnes qui terminent le programme comprennent vraiment l’importance de l’étape de la contractualisation.
Le programme encourage aussi les conseillers à collaborer avec d’autres professionnels au service des familles, et on met beaucoup l’accent sur la contractualisation nécessaire entre ces différents conseillers.
Comme les choses changent au cours de la relation, il sera souvent nécessaire de revenir sur la question et de procéder aussi à une recontractualisation.
Concevoir l’alliance
Là où les FEA parlent de contractualisation, les coachs qui, comme moi, ont été formés par CTI parlent plutôt de « concevoir l’alliance ».
J’aime ce vocabulaire parce qu’il touche quelques aspects très importants qui pourraient autrement passer inaperçus.
L’idée de « conception » renvoie au fait que ce n’est pas toujours pareil, et qu’il existe un besoin et un désir de personnaliser la relation entre le coach et le client.
La partie « alliance » tient au fait que, même s’il y a deux parties, le coach et le client deviennent de véritables alliés et travaillent ensemble pour le bien du client.
Le client n’est pas seul, et on s’attend aussi à ce qu’il soit assez actif pendant le processus de coaching; en fait, c’est lui qui fera la plus grande partie du travail.
Une seule personne ou toute la famille
Ce que je préfère dans tout cela, c’est que lorsque je me suis lancé dans ce métier au service des familles, je m’imaginais toujours travailler uniquement avec des familles en groupe.
Une grande partie de mon travail se fait évidemment encore avec des familles entières, mais grâce à certaines choses que j’ai apprises pendant mes études sur la théorie des systèmes familiaux de Bowen, j’ai compris qu’on peut faire de grands progrès pour toute la famille même en travaillant avec un seul leader familial.
La découverte est très différente lorsqu’on entend seulement parler des gens sans jamais les rencontrer, mais une image relativement claire se dégage tout de même, bien qu’elle provienne du point de vue subjectif du client individuel.
Dans tous les cas, il est important que ces relations partent du bon pied, ce qui veut dire poser beaucoup de questions ouvertes, puis faire beaucoup d’écoute.
Le coaching d’une personne et la facilitation pour toute une famille exigent des compétences différentes, mais apparentées. C’est un travail fascinant et, si vous êtes naturellement curieux des gens, ça peut aussi être très amusant.
