La plupart des familles entrepreneuriales veulent les mêmes choses
J’adore quand un sujet de blogue positif me tombe du ciel, surtout quand il arrive dans la foulée de billets récents plus « négatifs », comme celui de la semaine dernière, Avoiding Adversarial Relationships in Your Enterprising Family.
Quand je dis « tombe du ciel », je veux dire que je prenais simplement quelques notes pendant une discussion, et que j’ai alors eu un moment « Eurêka! » où quelque chose m’a frappé, et j’ai su que je tenais quelque chose pour une prochaine missive hebdomadaire.
Le contexte était un cours donné dans le cadre du programme FFI GEN (Family Firm Institute – Global Education Network), où je suis l’un des formateurs.
J’ai été invité à me joindre au corps enseignant en 2019 et j’ai accepté sans hésiter, intégrant l’équipe du GEN 502, pour le cours « Family Governance » (gouvernance familiale).
Nous apprenons tous les uns des autres
Parmi les choses que j’aime de FFI, il y a le fait que c’est vraiment mondial, avec des membres dans des dizaines de pays sur 6 continents, et le fait qu’il y a tant de praticiens d’expérience parmi les membres, et que nous apprenons tous les uns des autres dans chaque cours.
Comme le GEN 502 est l’un des cours plus avancés, les étudiants ont tous au moins une certaine expérience concrète, et donc tout ce qu’ils partagent avec le groupe (que ce soit dans le forum de discussion en ligne que le formateur supervise pendant le trimestre ou lors du webinaire de synthèse) profite à tout le monde.
C’est pendant les réflexions finales d’une participante lors de notre webinaire que j’ai entendu un commentaire innocent, que j’ai toutefois saisi d’une manière inédite.
Harmonie, unité et croissance
Elle a énoncé ce que toutes les familles veulent, c’est-à-dire : « Elles veulent toutes l’harmonie familiale, l’unité familiale et la croissance de l’entreprise. » (Merci, LM.)
J’ai noté ce qui suit, sous forme de liste :
Harmonie (Harmony)
Unité (Unity)
Growth (croissance)
Et voilà! Je ne pouvais pas contester sa prémisse et, de la façon dont elle l’a formulé, elle m’a offert un « câlin familial » (un « family hug ») sur lequel écrire.
Habituellement, quand une excellente idée de blogue me vient pendant une discussion à laquelle je participe, je la partage sur-le-champ avec la personne qui l’a suscitée, en la remerciant de l’idée, mais cette fois, le contexte ne s’y prêtait pas, alors je l’ai gardée pour moi.
D’une certaine façon, je mourais d’envie de la partager encore plus.
D’accord, c’est ce qu’elles veulent. Comment l’OBTIENNENT-elles?
Quiconque a passé du temps avec des personnes qui dirigent des familles en affaires conviendra que pratiquement chaque famille a ces trois mêmes souhaits.
Réglons d’abord la question de la « croissance », car elle est un peu différente, puisqu’elle tourne habituellement davantage autour de l’entreprise ou du patrimoine, contrairement à l’harmonie et à l’unité, qui concernent davantage la famille.
En fait, la croissance concerne en fin de compte la famille aussi, parce que la famille va elle aussi croître, et même de façon exponentielle au cours des générations à venir, et au fond, on craint que si la croissance de l’entreprise ne suit pas le rythme, cela finisse par avoir des répercussions négatives sur la famille.
Mais même si la croissance est importante, toute la direction et tous les employés peuvent y travailler, tandis que l’harmonie et l’unité sont l’affaire de la famille.
Alors, comment assurer l’harmonie et l’unité?
La gouvernance familiale à la rescousse
Étant donné qu’un cours sur la gouvernance familiale est à l’origine de ce billet, vous ne serez pas surpris d’apprendre que ma réponse se trouve aussi dans la façon dont une famille se gouverne.
La gouvernance familiale, à son tour, consiste essentiellement à communiquer et à apprendre à prendre des décisions ensemble.
Ces choses ne viennent pas toujours naturellement aux familles, et elles doivent donc y travailler, le plus tôt possible, afin d’aplanir les difficultés.
Les façons dont les familles se réunissent pour discuter de sujets importants doivent être cocréées et développées au fil du temps, par la famille.
Ce n’est toutefois pas vraiment naturel, alors bien des familles font appel à des experts, des personnes qui ont déjà joué des rôles semblables auprès d’autres familles.
Rien d’important n’arrive tout seul!
Bien sûr, il n’y a pas deux familles pareilles, et vous ne pouvez donc pas simplement utiliser un modèle tout fait et copier la gouvernance d’une autre famille.
De telles personnes de confiance de l’extérieur existent bel et bien, et les bonnes joueront le rôle que la situation exige, de gestionnaire de projet à quart-arrière, de responsable de la mise en œuvre à consigliere, et de facilitateur à médiateur.
Mais cela demandera du temps et des efforts, de la part de nombreux membres de la famille aussi, parce que rien d’important n’arrive tout seul.
Avec un peu de chance, vous finirez aussi par recevoir beaucoup de câlins!
