Les exemples de chaque type abondent
Quiconque a passé un peu de temps dans le monde de l’entreprise familiale a sûrement rencontré diverses versions de partenariats entre frères et sœurs.
Parfois, des fratries se réunissent et finissent par si bien travailler ensemble que les gens sont, à juste titre, impressionnés par la façon dont elles parviennent à former ce qui semble être une combinaison du type « 1 + 1 + 1 = 10 ». C’est bien, et peut-être même excellent.
D’autres fois, les choses peuvent partir du bon pied mais, après un certain temps, et généralement une fois que la génération précédente s’est complètement retirée, la fratrie peut s’estimer chanceuse de simplement faire du surplace, c’est-à-dire lorsque 1 + 1 + 1 = 3. Si vous vous attendiez à au moins 5, alors 3, c’est plutôt mauvais.
Et bien sûr, quand vous lisez à la une du journal (vous vous souvenez de ces choses-là?) des histoires d’entreprises familiales qui ont viré au désastre, eh bien, il s’agit souvent plutôt d’un cas de (1 + 1 + 1) X 0 = 0, ou peut-être même d’un nombre négatif, ou carrément du pire.
Éviter le pire, viser le meilleur
Je ne veux pas m’attarder trop longtemps sur la pire version, sauf peut-être pour dire qu’avant que les choses tournent au pire, elles passent généralement par une phase « mauvaise » en chemin.
Je préfère partager quelques idées sur ce qu’il faut surveiller quand les choses commencent à mal tourner, et encourager les gens à limiter les dégâts bien avant d’en arriver au pire.
Parlons de quelques bons exemples, regardons ce que les familles font de bien et concentrons-nous sur le positif.
J’ai récemment eu le privilège de siéger à un comité chargé de déterminer les gagnants d’un concours auquel certaines entreprises familiales ont participé, afin de choisir le lauréat d’un prix annuel qui sera annoncé cet automne.
Les trois finalistes partageaient toutes certaines caractéristiques qui m’ont fait penser à ce sujet, et je pense qu’il y a assurément des leçons qui valent la peine d’être partagées.
D’un leadership autocratique à un leadership démocratique
La littérature sur l’entreprise familiale parle généralement de la G1 comme d’un spectacle solo qui, espérons-le, évolue vers un partenariat entre frères et sœurs à la G2, en route vers un « consortium de cousins » à la G3.
Les trois entreprises familiales que nous avons évaluées avaient toutes dépassé la G2, et pourtant, chacune était en train de faire la transition vers un groupe de leurs enfants pour la première fois, puisque chacune des transitions générationnelles précédentes avait été du type « du père à un seul fils ».
Peut-être que l’un des secrets de la longévité des entreprises familiales est d’éviter de transmettre l’entreprise à plus d’un enfant ou d’une branche (?)
Le plus grand changement qui survient quand on passe d’un seul leader à quelques-uns, c’est que les décisions autocratiques ne fonctionnent généralement plus aussi bien, et qu’elles ne sont habituellement pas jugées acceptables par les autres partenaires de la fratrie.
Apprendre à « prendre des décisions ensemble » est un sujet dont je parle beaucoup quand j’aborde l’importance de la gouvernance familiale.
La gouvernance familiale? Encore!
« Ah non, le voilà reparti », j’entends presque certains d’entre vous penser.
Mais pour revenir encore une fois aux trois familles en affaires finalistes que nous avons examinées, elles avaient toutes travaillé à leur gouvernance familiale depuis au moins quelques années, et chacune l’avait fait avec l’aide d’au moins un expert externe engagé précisément pour cette tâche.
Si vous espérez un « bon » partenariat entre frères et sœurs, l’une des clés est de commencer à travailler à votre gouvernance familiale, afin qu’elle ait la chance d’évoluer pendant que les deux générations sont encore impliquées.
Pendant que chaque génération apprend à composer avec les transitions qu’implique le passage de l’une à l’autre, les frères et sœurs de la relève apprennent aussi à travailler ensemble efficacement, ou du moins c’est ce qu’on espère.
Éviter le mauvais avant qu’il tourne au pire
La clé pour éviter le pire est d’être capable de reconnaître une situation qui risque de mal tourner.
Parfois, les familles reconnaissent que certains frères et sœurs ne feront probablement pas bon ménage dans un contexte d’affaires, et elles font donc la transition vers un seul de leurs enfants et trouvent d’autres façons de traiter les autres. C’est une façon d’éviter le « mauvais ».
Mais une fois qu’un partenariat entre frères et sœurs existe, dès que les choses commencent à se corser, il est encore possible d’éviter le « pire », mais cela implique presque toujours d’obtenir de l’aide externe pour permettre aux conversations importantes d’avoir lieu de façon productive.
Voir Obtenir des conseils juridiques pour votre entreprise familiale ou sortir l’artillerie juridique pour en savoir plus sur les façons de réagir avant que les choses dégénèrent trop.
