Family business and legacy adviser

Le lien entre faire et être

Un vrai casse-tête de « l’œuf ou la poule »

Cette semaine, nous allons examiner une idée qui me trotte dans la tête depuis longtemps, et il est grand temps que j’essaie de m’y attaquer ici.

Au départ, j’avais prévu d’intituler ce billet « Le cercle faire / être », parce que pour moi, ces deux concepts interreliés ressemblent à une roue qui ne cesse de tourner, chacun se retrouvant à son tour sur le dessus.

Et puis, bien sûr, ma phrase d’ouverture, qui a été écrite spontanément plutôt que planifiée, contenait l’expression « me trotte dans la tête », qui tourne en rond, elle aussi.

Alors, assoyez-vous, s’il vous plaît, pour lire la suite, parce que des étourdissements pourraient s’ensuivre. Vous voilà prévenus.


Inspiré par une citation tirée d’un livre

Je consomme les livres de diverses façons, des exemplaires papier aux nombreux livres audio que j’écoute avec plaisir pendant mes longs trajets en voiture vers notre chalet et au retour, en passant par ceux que je lis sur ma Kindle en pédalant sur mon vélo d’exercice.

Quand je vois sur Kindle quelque chose que je veux pouvoir retrouver, je prends généralement une photo de la page avec mon téléphone.

Oui, je sais qu’il existe une façon d’annoter les livres Kindle et probablement même d’exporter des citations, mais mes enfants m’ont déjà servi l’expression « OK Boomer » , alors je suis simplement content de pouvoir le faire, à ma façon.

Le livre était Give and Take d’Adam Grant, et voici la citation :

« Pour paraphraser l’écrivain E.M. Forster,

“Comment puis-je savoir qui je suis tant que je n’ai pas vu ce que je fais?” ».

Disons simplement qu’en lisant cela, cette idée est passée au premier plan de mes pensées assez rapidement.


Ne faut-il pas ÊTRE avant de pouvoir FAIRE?

Je suppose que le réglage d’usine de mon cerveau fonctionnait à l’inverse de celui de Forster, parce que je croyais auparavant qu’il fallait être quelqu’un ou quelque chose avant de pouvoir faire quoi que ce soit.

Maintenant, je ne sais plus trop quoi penser.

En fait, ce dont je ne suis pas sûr, c’est si l’un ou l’autre « vient en premier », tout comme dans le vieux dilemme de « l’œuf ou la poule ».

En réfléchissant à la place qu’occupe tout ce sujet dans mon travail avec les familles qui possèdent et gèrent des actifs ensemble, cela me ramène quelques semaines en arrière, à Mon astuce de vie « rôle / objectif / contrôle ».

Dans ce billet, la première étape consistait à déterminer le rôle que l’on joue dans une situation donnée; il s’agit donc entièrement de l’être, et de déterminer qui vous devez être pour ce rôle.

Ce que vous devez ensuite faire en découlera.

Mais est-ce que ça fonctionne toujours ainsi?


Et qu’en est-il du « modus operandi » par rapport au « modus vivendi »?

Il y a presque un an maintenant, dans La gouvernance familiale, plus qu’un modus operandi, nous avons examiné cette même question.

Voici une citation directe, copiée-collée :

J’ai l’impression d’avoir souvent parcouru ce territoire, mais c’est si

important que cela vaut quand même la peine d’être répété.

Ce « territoire », c’est la distinction

entre « faire » et « être ».

Puisque le « modus operandi » concerne le faire, il renvoie à la façon dont les membres de la famille « coopèrent » ensemble.

Le modus vivendi, pour sa part, concerne davantage la façon dont les membres de la famille « coexistent » et « cohabitent » ensemble.

Mais bien sûr, tout cela est interrelié et ne peut exister, et n’existe pas, isolément l’un de l’autre.

Nous pouvons toutefois gagner à réfléchir à chacun séparément.


L’interdépendance frappe encore

Comme pour tant d’aspects de ce travail auprès des gens, l’interdépendance frappe encore. Non seulement parce que les personnes sont interdépendantes, mais parce que les concepts sur lesquels nous devons travailler avec elles le sont aussi.

Ce que vous faites, encore et encore, devient une partie de qui vous êtes. Et il s’ensuit que qui vous êtes influencera nécessairement la façon dont vous faites tout ce que vous faites.

Quand vous vous heurtez à une situation délicate avec l’un, vous voudrez peut-être la regarder de l’autre côté, pour voir ce que vous pourriez apprendre sur la façon d’y faire face.

Comme pour la question de « l’alignement familial / l’engagement familial » dont nous avons parlé dans L’engagement familial et l’alignement familial : l’œuf ou la poule , quand vous butez sur quelque chose de l’un, vous pouvez vous tourner vers l’autre pour trouver la prochaine étape vers la compréhension et la résolution.


Les questions, plus importantes que les réponses, comme d’habitude

J’aime aussi que ce soit une autre illustration encore du fait que connaître les bonnes questions est plus important que d’avoir toutes les réponses.

Quand vous travaillez avec les membres d’une famille sur leurs relations, il s’agit surtout de les amener à communiquer de façon productive, pour que les « bonnes réponses » à leur situation particulière émergent, et qu’ils finissent par cocréer leurs propres solutions.

Ils feront ce qu’ils vont faire et seront qui ils vont être, et nous n’avons qu’à les guider.

Work with Steve

Ready to start the conversation your family keeps putting off?

A free introductory call is a low pressure way to talk through where your family is and what could help.

Skip to Accessibility Panel