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Viser l’héritage « tout ET rien »

Viser l’héritage « tout ET rien »

Tellement mieux que « tout OU rien »

J’ai écrit environ 500 billets de blogue au cours de la dernière décennie, et parfois je me convaincs que j’ai partagé toutes les perles que j’ai pu entendre, à un moment ou à un autre.

Et parfois, je découvre que j’en ai oublié.

La semaine dernière, on m’a invité comme invité à un balado, et l’animateur m’a demandé trois à cinq choses que tous les parents souhaitent lorsqu’ils imaginent l’héritage qu’ils laisseront.

Je me suis vite souvenu d’un beau billet qui en traitait trois, The “Family HUG” We’re All Looking For (Le « câlin familial » que nous cherchons tous), puis je me suis demandé lesquelles deux autres je pourrais suggérer comme bon complément.

« Ah, je sais, me suis-je dit, retrouvons ce billet sur le concept “tout ou rien” de David York! »

Comme vous l’avez peut-être deviné, je me suis rendu compte que je ne l’avais jamais écrit, même si cette pépite remonte à quelques années pour moi.

Alors, avec un peu de retard, allons-y.


Une source familière, encore une fois

C’est peut-être parce que j’ai déjà partagé la sagesse de York, notamment ici : Great Expectations in Enterprising Families et Family Wealth Dynamite: One Stick or Two?, entre autres.

La partie « un bâton ou deux » du billet sur la dynamite est probablement ce qui m’a fait croire à tort que j’avais déjà partagé ici le message clé de cette semaine.

Quoi qu’il en soit, quand on connaît un leader d’opinion comme York, qui partage régulièrement de bonnes choses (et pas seulement les mêmes choses encore et encore), on sait qu’on a affaire à quelqu’un qui vaut la peine qu’on continue de suivre.

Assurez-vous simplement de lui attribuer le mérite de ses idées, et n’essayez pas de les faire passer pour les vôtres, parce que c’est vraiment un monde relativement petit.

Alors, après toute cette mise en place, je dois bien en arriver à quelque chose qui en vaut la peine, non?


Ils peuvent tout gérer

La première moitié du scénario d’héritage en deux parties de York est familière à bien des gens.

Les parents qui ont accumulé un patrimoine important s’inquiètent souvent de la capacité de leurs héritiers à « gérer » tout ce dont ils pourraient hériter.

Comme je l’ai écrit ici, dans Who Messes Up What, Or What Ruins Whom (Qui gâche quoi, ou ce qui gâche qui), ils ne veulent pas que leurs descendants gaspillent le patrimoine, et ils ne veulent pas non plus que le patrimoine gâche les membres de leur famille.

Bien des professionnels qui conseillent ces familles ont entendu ces préoccupations jusqu’à la nausée, au point où toute une industrie a vu le jour pour offrir des centaines de « solutions » structurelles à ce dilemme.

Pourtant, selon York (et d’autres conseillers éclairés), ces parents devraient plutôt s’efforcer de s’assurer qu’ils ont élevé leurs descendants de façon à ce qu’ils soient capables de gérer la totalité de leur patrimoine.

Ne serait-il pas agréable de savoir qu’après votre départ, le patrimoine que vous laisserez à vos héritiers sera bien entre leurs mains, parce que vous les avez élevés pour qu’ils en soient des gardiens compétents?


Ça a l’air génial. Bon, et la deuxième partie?

Et si vous préparez effectivement vos descendants à gérer le patrimoine que vous prévoyez leur laisser, il y a en fait un effet secondaire important.

Il y a de bonnes chances que ceux qui ont été élevés ainsi s’en sortiraient très bien aussi si jamais vous décidiez de ne rien leur laisser.

C’est la deuxième partie, au cas où vous ne l’auriez pas déjà deviné.

Tout le monde pense que le patrimoine, c’est une question d’argent, mais c’est vraiment une question de personnes. Le patrimoine va et vient, parfois remarquablement vite, dans les familles.

La différence tient rarement à la taille du magot; elle tient plutôt aux personnes à qui l’on confie le soin de s’en occuper.


La préparation est la même dans les deux scénarios

Et si vous ne leur laissiez vraiment rien?

Soyons clairs : ce n’est pas une suggestion de ne rien laisser à vos héritiers, pas du tout.

Des gens le font pour diverses raisons, et certaines personnes ultrariches célèbres ont déclaré publiquement leur intention de laisser des sommes modestes à leur progéniture. C’est une tout autre discussion, peut-être pour un autre billet.

Ce que je veux dire, c’est qu’élever vos descendants pour qu’ils soient autonomes et indépendants est un objectif que tout le monde devrait viser, peu importe l’ampleur du patrimoine financier en jeu.

S’ils sont prêts à ne recevoir rien, ils seront probablement prêts aussi à gérer tout.


Lequel devriez-vous viser?

C’est un peu la question de « l’œuf ou la poule », ce qui la rend intrigante.

Si vous avez un patrimoine important, il est normal de craindre que ce soit trop lourd à gérer; certains parents en viennent donc à avertir leurs enfants qu’ils n’auront rien.

Les préparer à ne rien recevoir ET à tout recevoir fonctionnera probablement mieux.

Ou alors, les préparer à tout ET à rien.

Choisissez ET, pas OU.

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