Family business and legacy adviser

Accompagner les familles en crise, sans prise d’otages, espérons-le

Espérer le meilleur, se former pour le pire

Mes amis, mes collègues et les lecteurs fidèles de mon infolettre (même prix de 0 $ que l’abonnement à ce blogue) savent que j’ai récemment participé à un programme de formation qui sortait des sentiers battus pour les gens de mon domaine de pratique.

Il m’a fallu plus d’un mois pour réfléchir à cette expérience et la partager ici, parce qu’il y avait tellement de choses à assimiler.

Toutes les personnes avec qui j’ai parlé de cette occasion, avant mon départ et depuis mon retour, ont été intriguées par le fait que j’y aie participé, et curieuses de savoir ce que j’en ai retiré.

Cette semaine, je vais partager les faits saillants, ainsi que quelques surprises.

« Introduction à la négociation de crise et de prise d’otages pour les professionnels de la santé mentale (MHP) »

Avant d’entrer dans le vif du sujet, la seule raison pour laquelle cette possibilité s’est présentée à moi, c’est grâce à mon capital social, c’est-à-dire les relations que j’ai bâties et entretenues avec les gens fantastiques de la communauté que j’ai rencontrés par l’entremise de PPI, de FFI et de FEC.

Mon engagement à divers titres dans ces réseaux de pairs m’a permis de nouer de nombreuses relations précieuses, et les relations amènent parfois des invitations uniques.

C’est ainsi qu’Amanda Koplin, fondatrice de Koplin Consulting, m’a contacté pour me demander si j’aimerais occuper l’une des places supplémentaires du programme de formation qu’elle organisait pour son équipe.

Elle m’avait parlé de ce programme d’une semaine pendant que nous travaillions ensemble au sein d’un comité de PPI, et je suppose que j’avais semblé assez intrigué pour qu’elle me fasse cette offre généreuse.

Je me souviens encore de son idée de départ : « Dans une prise d’otages, on envoie la police, parce que c’est un crime; mais c’est en fait une crise de santé mentale ».

Jeux de rôle et rôles à jouer

Me voilà donc à Nashville, entouré de professionnels de la santé mentale, les « MHP » (ce que je ne suis PAS, mais j’essayais de me fondre dans le groupe), tous formés par d’anciens agents du FBI.

Pendant ce temps, nous apprenions tous la matière que ces formateurs enseignent normalement aux policiers.

Il y a eu quelques « jeux de rôle » officiels en cours de route, mais j’étais aussi assez occupé à jouer le rôle de celui qui ne détonne pas trop.

C’est incroyable ce qu’on peut apprendre quand on sort de sa zone de confort. Et pourtant, ce n’était pas du tout aussi inconfortable que prévu.

Le principal message à retenir

Comme je l’ai dit à bien des gens depuis, les apprentissages les plus importants portaient sur l’attitude et le comportement qu’il faut adopter devant une situation de crise.

Sans surprise, la capacité de rester calme est fondamentale pour devenir une ressource pour les personnes en crise.

Leur cerveau est rempli d’anxiété et ne fonctionne donc pas de façon optimale, alors simplement en étant présent et en restant calme, vous pouvez déjà apporter beaucoup de valeur.

Peut-être que mon absence de malaise à cet égard venait du fait que j’avais déjà parcouru ce chemin lors de formations antérieures, notamment en résolution de conflits et en théorie des systèmes familiaux de Bowen (BFST).

Cela a été souligné une fois de plus, et il ne faut jamais l’oublier.

Créer un lien avec les personnes en crise, pas avec leur tête

Le deuxième élément à retenir était l’importance de créer un lien avec toute personne en crise, et pas seulement avec sa tête. Comme je l’ai mentionné plus haut, son cerveau ne fonctionne pas pleinement en situation de crise, alors elle réagira mieux aux personnes qui créent un lien avec elle d’autres façons.

Amener quelqu’un à vous faire confiance dans de telles situations repose sur un lien à un niveau plus profond, que vous l’appeliez un lien de cœur à cœur, un lien viscéral ou une connexion entre les âmes.

Veuillez noter qu’il s’agit de mes interprétations de ce que nous avons appris, et que ces mots ne figuraient nulle part dans le matériel du cours.

En fait, j’y suis allé dans le but d’apprendre à mieux créer des liens avec les membres des familles avec lesquelles je travaille, alors ne soyez pas surpris que mes apprentissages se situent là.

Des surprises depuis mon retour

Depuis mon retour à la maison, beaucoup de gens m’ont posé des questions sur l’expérience, et un grand nombre d’entre eux restent accrochés à l’aspect prise d’otages de la chose, et non à l’angle de la crise.

En effet, dans certaines situations d’entreprise familiale, il y a des gens qui se sentent vraiment pris en otage, mais c’est vraiment un tout autre sujet, parce que ces situations sont généralement plus « chroniques », par opposition aux situations « aiguës » sur lesquelles portait notre formation.

Je suppose que je ne devrais pas être surpris que des collègues aient aussi semblé curieux de savoir « quoi faire » en situation de crise, alors que mon expérience portait davantage sur la « façon d’être » en situation de crise.

Comme bien des situations de la vie, une grande partie de tout cela se résume à une négociation quelconque, ce qui n’a absolument rien de sorcier.

Garder la tête froide aide toujours.

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