De nouvelles façons de voir le conflit dans les familles
Quiconque a déjà été impliqué dans une entreprise familiale sait que le risque de conflit n’est jamais bien loin.
Ceux d’entre nous qui travaillent à titre de conseillers auprès de ces familles ont vu toutes les formes de déni et toutes les tentatives de prétendre que « notre famille est différente », alors que ces familles sont en fait très rares.
Il n’y a pas nécessairement de neuf sous le soleil à partager ici, mais je suis récemment tombé sur quelques nouveaux angles sur cette question, et j’ai pensé qu’ils valaient la peine d’en parler, ne serait-ce que pour stimuler la discussion sur le sujet.
Une séance récente du FFI sur le conflit
Le Family Firm Institute a récemment organisé un webinaire d’une demi-journée sur le thème du conflit, et comme deux de mes amis et collègues faisaient partie des présentateurs, j’ai pensé y jeter un coup d’œil.
Ils ont fait du beau travail pour couvrir le sujet, et les commentaires ont été excellents. Ma pépite à retenir, cependant, est venue d’un commentaire d’une autre praticienne d’expérience dans l’une des salles de discussion en petits groupes.
C’est une personne qui non seulement travaille avec des familles en affaires, mais qui a aussi vécu l’expérience de l’entreprise familiale, ayant suivi les traces de son père dans ce travail.
Elle a rappelé une citation de lui, qui a été l’inspiration initiale de ce billet :
« Nous ne fuyons pas le conflit. Nous dansons avec le conflit »
« Ooooh, j’aime ça », me suis-je dit en le notant. « Ça va devenir un billet de blogue ». (Merci KSM)
Du bon venu des réseaux sociaux
Le deuxième angle différent qui s’est présenté à moi a suivi peu de temps après, alors que je ne m’y attendais pas, par les réseaux sociaux.
J’adore LinkedIn; j’y ai trouvé bien des trésors, j’y ai amorcé de nombreuses relations, et je jure qu’il n’y a rien de tel pour les affaires.
Mais mon réseau social « habituel » de prédilection est Twitter, que j’utilise surtout pour les nouvelles, le sport et la politique, parce que je suis un peu accro à ces sujets.
Mais de temps à autre, j’y trouve aussi une belle pépite, et c’était justement le cas cette fois-ci.
Je suis Dan Rockwell, alias LeadershipFreak, et il a partagé un gazouillis sur le conflit qui comprenait cette phrase magique :
« Le conflit est une occasion de leadership »
Si vous allez sur stevelegler.com, que vous utilisez la fonction de recherche et que vous tapez « conflit », vous trouverez des billets, des vidéos, des balados, etc. qui traitent du conflit de diverses façons.
Mais je ne l’avais jamais, au grand jamais, entendu formulé de cette façon, et ça m’a frappé.
Un plus un égale cinq
Nous avons donc maintenant quelques éléments avec lesquels travailler, et vous voyez peut-être déjà où je veux en venir.
Nous parlons de danse et de leadership, et quand des gens dansent ensemble, idéalement, dans la plupart des cas, quelqu’un mène, et ça aide quand son partenaire sait bien suivre.
Cette métaphore a de bonnes jambes, et les pieds au bout de celles-ci portent leurs souliers de danse!
Et nous n’avons même pas encore fait entrer le professeur de danse, qui, s’il est le moindrement bon dans son travail, fera toujours jouer une musique au niveau et au rythme appropriés pour que les danseurs puissent réussir.
Des partenaires de bonne volonté comme point de départ
Pour qu’une famille puisse composer avec ses conflits, elle doit reconnaître qu’ils existent, puis quelqu’un doit avoir le courage de prendre les devants, de mettre la question sur la table et d’insister sur le fait qu’il est grand temps que la famille y fasse face et la gère.
Remarquez que je n’ai pas dit « la faire disparaître », parce que ce n’est généralement pas une attente très réaliste et que ce pourrait être trop demander.
Il est rare qu’un conflit disparaisse complètement, mais le reconnaître permet habituellement aux gens d’en discuter de manière à apprendre à faire certains changements afin de pouvoir le gérer.
Ou peut-être vous faut-il d’abord le professeur
C’est formidable quand les participants sont prêts à discuter du conflit et à essayer de danser avec lui par eux-mêmes, mais parfois quelqu’un refuse de s’engager, généralement par crainte d’empirer les choses.
Dans de tels cas, il peut être utile de vous trouver un « professeur de danse », qui pourra ensuite convaincre l’autre partie que vous pouvez apprendre ensemble à danser avec le conflit.
Ou même si les parties ne sont pas toutes prêtes pour les cours de danse, la partie motivée peut commencer à chercher quelqu’un qui pourra, espérons-le, les mener vers une entente un peu plus tard.
Il y a des occasions de leadership chaque fois qu’il y a un conflit. Qui se manifestera dans votre famille?
