Family business and legacy adviser

Faire face à la dépendance dans l’entreprise familiale : 5 considérations

En terrain inconnu

Cette semaine, nous entrons en terrain nouveau, à plusieurs égards. D’abord, j’ai choisi ce sujet à partir de la suggestion d’un lecteur que je n’ai jamais rencontré.

J’ai reçu il y a quelque temps un message sur LinkedIn me demandant de parler de la dépendance et du rôle qu’elle joue, et ça a piqué ma curiosité.

J’ai aussi pris conscience que ce sujet potentiellement immense peut être un enjeu majeur pour certaines familles qui essaient de créer et de transmettre un héritage, et pourtant, je ne l’ai encore jamais abordé ici, même si j’ai écrit plus de 400 billets.

Tout cela change maintenant, car je veux vous faire part de mes réflexions sur ce qui est aussi un « terrain inconnu » pour bien des familles, qui sont souvent mal préparées à la façon de réagir quand un membre de la famille a une dépendance.

J’ai décidé de reprendre une version des blogues « 5 choses » que j’ai écrits au fil des ans, au grand désarroi de ma femme, qui se demande à voix haute pourquoi il y a toujours cinq choses, et jamais quatre ou six…


1. Vous ne pouvez pas changer quelqu’un d’autre

Même si nous aimerions tous qu’il en soit autrement, vous ne pouvez pas changer quelqu’un d’autre. Vous pouvez essayer, et bien des gens le font, mais un véritable changement ne se produit vraiment que lorsque la personne « à changer » fait elle-même le travail.

Ce peut être la prise de conscience la plus difficile de votre vie, surtout en tant que parent.

Quand ils ont de jeunes enfants, les parents peuvent réussir, et réussissent effectivement, à provoquer bon nombre des changements qu’ils souhaitent chez leurs enfants.

Malheureusement, à un moment donné, ça s’arrête. Ensuite, plus un parent veut quelque chose, moins ses enfants sont susceptibles d’y consentir.

Si votre instinct est de simplement insister plus fort, vous faites fausse route.

2. Cherchez à aider, pas à punir

Une première réaction face à la dépendance d’un membre de la famille pourrait être de recourir à une forme de punition pour essayer de freiner le comportement indésirable.

La punition, qu’elle soit simplement brandie comme menace ou réellement appliquée, va souvent se retourner contre vous et rendre la situation plus difficile à régler.

Personne ne cherche à devenir dépendant de quoi que ce soit.

Oui, il y a souvent certains comportements en cause qui sont loin d’être souhaitables, mais au moment où la personne atteint le stade de la dépendance, ce n’est plus un problème facile à régler.

Offrir de l’aide, sous forme de soutien et de compréhension, mènera beaucoup plus loin et, espérons-le, amènera la personne dépendante à coopérer plutôt qu’à se rebeller, ce que la punition engendre souvent.

3. Fixez des attentes réalistes

Il n’existe aucune baguette magique qui fera disparaître une dépendance du jour au lendemain.

Ces situations varient toutes, bien sûr, selon la nature de la dépendance, depuis combien de temps elle dure et à quel point la personne est touchée, et selon qu’il s’agit de la première fois ou non.

Ce que je suggère, c’est de donner à toute la situation le temps nécessaire pour qu’elle se règle de façon satisfaisante, et il vaut mieux pécher par excès de prudence en prévoyant que les choses prendront plus de temps (des mois, des années) plutôt que moins (des jours, des semaines).

4. Travaillez à organiser le reste de la famille

Même si le membre de la famille aux prises avec une dépendance semble accaparer beaucoup de temps et d’attention, vous ne devriez pas négliger le reste de la famille.

En fait, je pense qu’il est logique pour la plupart des familles de s’organiser pour survivre à long terme comme si la personne dépendante n’allait jamais se remettre de son affliction, quelle qu’elle soit.

C’est une variante de « prévoir le pire », tout en espérant le meilleur.

Si le membre de la famille dépendant met l’entreprise en péril, trouver des façons de réduire et d’éliminer ces risques devrait rapidement devenir la priorité, ce qui veut dire confier certains rôles clés à d’autres personnes.

Élaborer un plan sur lequel vous pouvez tous travailler ensemble pour traverser cette épreuve est logique et devrait être une priorité.

5. Faites appel à de l’aide extérieure pour gérer la situation

Peu de familles sont bien outillées pour faire face à de tels problèmes par elles-mêmes.

Faire appel à une expertise externe est logique pour s’occuper de la personne dépendante, bien sûr, mais peut aussi être très judicieux pour le reste de la famille, qui doit composer avec les choses d’une nouvelle façon.

Je me présente moi-même comme une telle ressource pour les familles, alors cette suggestion ne devrait évidemment pas surprendre outre mesure les personnes qui lisent ces lignes.

Mais un membre de la famille aux prises avec une dépendance suscite des réactions émotionnelles qu’il faut gérer.

Vous devez réduire les « réactions » et vous concentrer plutôt sur une « réponse » constructive.

Ignorer le problème en espérant qu’il disparaisse donne rarement de bons résultats.

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