Les deux commencent par « uni », mais sont très différentes
Au cours de la dernière décennie, depuis que je partage mes réflexions ici, un certain nombre de sujets sont évidemment revenus à plusieurs reprises.
Comme j’ai défini mon « terrain » de façon assez large, soit les défis auxquels les familles font face lorsqu’elles tentent de transmettre leur patrimoine aux générations suivantes, il n’y a qu’un nombre limité de grandes catégories sur lesquelles on peut écrire, surtout si l’on s’est engagé à produire quelque chose de nouveau 52 fois par année.
Alors, en m’attaquant au billet de cette semaine, j’ai regardé en arrière pour voir combien de fois j’avais écrit sur l’idée de « l’unité familiale ».
Eh bien, disons simplement que j’ai été surpris de voir à quel point j’ai rarement écrit sur ce sujet.
Des indices dans le billet sur le « Family HUG »?
Je me souvenais très bien d’un billet de 2021 où « unité » était un mot clé, puisqu’il jouait le rôle principal dans l’acronyme que j’avais inventé, en fournissant la voyelle de « HUG ».
Voir Le « Family HUG » que nous recherchons tous
Ce texte est né d’un commentaire d’une collègue lors d’un webinaire que j’animais pour le cours du FFI que j’enseigne sur la gouvernance familiale (GEN 502, pour les curieux).
Lisa avait mentionné que toutes les familles veulent les trois mêmes choses : « Harmony, Unity, and Growth » (l’harmonie, l’unité et la croissance), et en les notant, j’ai été frappé par le mot « HUG » (câlin) qu’elles formaient, et j’en ai fait le point de départ du billet.
Mais pourquoi n’ai-je pas écrit plus souvent sur l’unité?
Serait-ce parce que c’est tellement « acquis », puisque toutes les familles la veulent, que ça ne vaut pas la peine d’en discuter?
Je suis presque certain que ça en fait partie.
L’uniformité fait-elle partie de l’équation?
Il y a beaucoup d’« intrigues secondaires » dans toute histoire d’unité familiale, et l’une des plus importantes, qu’elle soit réellement reconnue et abordée ou non, est le concept d’uniformité.
Autrement dit, dans quelle mesure devons-nous tous être pareils pour rester unis.
Cette idée vient du travail d’une amie et collègue, Nike Anani, et elle est mentionnée dans son livre Lifetime to Legacy, que je recommande, puisqu’il m’a fait hocher la tête du début à la fin quand je l’ai lu récemment.
Elle suggère que les points de vue divergents sur le degré d’uniformité souhaité par les différents membres d’une famille méritent d’être explorés et discutés.
Ce sont mes propres réflexions sur ce qu’elle écrit à ce sujet, mais c’est ce qui m’a parlé, ce que j’en retiens, et elles continuent d’évoluer à mesure que je réfléchis à ce sujet.
Trouver le bon équilibre entre le « moi » et le « nous »
Un scénario courant est celui où la génération dirigeante souhaite plus d’uniformité, alors que les membres de la génération montante en préfèrent moins.
Lorsque j’anime des conversations familiales autour de cette idée, des mots comme « unité » et « uniformité » ne sont jamais prononcés, mais ils sont toujours présents dans le subconscient de chacun.
Parfois, quand tout le monde pense à quelque chose sans en parler, cela devient une occasion pour une personne externe compétente d’aborder le sujet.
Un sous-entendu comprend souvent ici un certain désir et une certaine attente que la génération montante suive ses aînés et adopte les façons de faire de ses parents, parce que, eh bien, ils ont réussi jusqu’ici!
Pendant ce temps, leurs descendants ont souvent grandi dans un monde très différent, voient les choses très différemment et ont leurs propres points de vue, ambitions et priorités.
Ces points de vue divergents sont toujours à la source des défis à surmonter, et le juste milieu se trouve habituellement quelque part entre ces points de vue.
La situation idéale est celle où la famille trouve le bon équilibre entre le « nous » et tous les « moi ».
La diversité est la clé pour maximiser le capital humain
Un sujet sur lequel j’écris beaucoup, par contre, est le capital humain, et l’idée que chaque famille aurait avantage à considérer chacun de ses membres comme des contributeurs utiles au patrimoine et à la mission de la famille.
Si toutes ces personnes sont pareilles, c’est-à-dire trop uniformes, vous ne pourrez pas aller aussi loin ensemble, parce que vous aurez beaucoup de redondances.
La diversité est un atout et elle devrait être recherchée, encouragée et célébrée, puisqu’elle offre à la famille davantage d’options et de voies à explorer ensemble au cours des générations à venir.
L’unité devient plus difficile à mesure qu’une famille s’agrandit; au fond, c’est une simple question de mathématiques.
Les familles doivent trouver des façons pour que chacun joue un rôle dans l’atteinte du bon niveau d’unité, et l’uniformité ne fait jamais partie de la solution.
En fait, essayer d’en imposer trop fait souvent partie du problème!
