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Une chanson country inspire un blogue, encore une fois!
Chaque fois que j’ai une idée de billet de blogue qui me permet de faire des liens avec des choses dont j’ai parlé ici par le passé, ça me donne une motivation de plus pour essayer de rassembler toutes les pièces d’une façon ou d’une autre.
Bien sûr, une décennie d’écriture hebdomadaire me donne beaucoup de matière à revisiter, et parfois, des billets que je croyais récents s’avèrent beaucoup plus anciens que je ne le pensais.
Alors il y a quelques semaines, quand j’ai entendu à la radio une chanson country qui a inspiré la missive de cette semaine, j’ai été étonné de découvrir que ça faisait plus de 6 ans que je n’avais pas été inspiré de cette façon.
En 2016, c’était Humble and Kind, que j’avais entendue en me rendant à un événement sur l’entreprise familiale dans le Canada atlantique. Quand cette chanson est revenue pendant mon trajet de retour, ça a été décisif, puisque tant de gens d’entreprises familiales que j’avais rencontrés étaient à la fois humbles et bienveillants.
Une simplicité inspirante.
Je ne me qualifierais pas nécessairement de grand amateur de musique country, mais je dois admettre que la plupart des paroles sont assez simples, et je trouve ça inspirant pour plusieurs raisons.
Comme j’aborde régulièrement des sujets assez complexes, j’essaie constamment d’écrire sur mes idées de façon à ce qu’elles soient faciles à comprendre.
Quand vous pouvez déjà chanter une chanson dès la toute première écoute, vous savez que l’auteur a bien fait quelque chose.
Quand j’ai écrit Blame it on Cinderella en 2013, les paroles de cette chanson country m’avaient mis en tête une image si vive que j’ai eu besoin d’écrire sur les émotions qu’elle suscitait.
Un autre long trajet, beaucoup de changements de station de radio.
Me voici donc en juillet 2022, à tuer le temps entre une conférence à Denver et l’animation d’une réunion de famille à Denver, avec une poignée de jours entre les deux.
J’ai décidé de louer une voiture et j’ai réussi à rayer 4 autres États de ma liste d’États à visiter (48 maintenant, il ne me manque que le Dakota du Nord et l’Alaska).
Pendant ces quelques jours, j’ai écouté beaucoup de stations de radio différentes, et je n’ai pas été surpris que bon nombre d’entre elles fassent jouer de la musique country.
J’ai perdu le compte du nombre de fois où j’ai entendu Dierks Bentley poser la question rhétorique « What Was I Thinking? », tirée de cette chanson de 2003.
Je suis pas mal certain d’être l’un des rares auditeurs à avoir immédiatement pensé à la théorie des systèmes familiaux de Bowen chaque fois que je l’entendais.
Se laisser mener par ses émotions.
La chanson parle d’un gars qui se retrouve dans des situations intéressantes, qui l’amènent à se poser la question « À quoi est-ce que je pensais? » chaque fois.
On comprend qu’il ne pensait clairement PAS, parce qu’une personne qui réfléchit ne se serait sans doute jamais laissée entraîner dans toutes ces situations.
En fait, dans le vers juste avant cette question, il dit « Je sais ce que je ressentais ».
Murray Bowen a élaboré sa théorie des systèmes familiaux (BFST) à partir de la fin des années 1950 et a continué d’y travailler jusqu’à sa mort en 1990.
Quand j’ai commencé à travailler avec des familles en affaires il y a environ une décennie, j’entendais constamment parler de la BFST et du fait qu’elle était un excellent outil à essayer de maîtriser si vous comptez travailler avec des familles.
L’un des concepts les plus fondamentaux de la BFST est la « différenciation du soi », dont l’idée est de devenir meilleur pour suivre sa pensée plutôt que ses émotions.
Les situations familiales suscitent des émotions fortes.
Quand on cherche du leadership familial parmi les membres de n’importe quelle génération, on découvre souvent des niveaux de différenciation variables, certains membres étant guidés par leur pensée et d’autres davantage menés par leurs émotions.
Le Dr Bowen encouragerait toute famille à faire davantage confiance à ceux qui utilisent davantage leur cerveau pensant.
Il appuie aussi l’idée de travailler consciemment sur soi-même pour essayer d’agir moins en fonction de nos émotions, et davantage en fonction de notre pensée.
Il parle beaucoup du sujet de l’anxiété, et de la capacité à bien fonctionner même dans des situations anxiogènes, où il est clair que savoir rester calme et garder la tête claire sont des marques de la maturité émotionnelle nécessaire pour réussir.
Les familles où il y a beaucoup de drames peuvent être particulièrement délicates.
Un excellent leadership familial est essentiel.
Interdependent Wealth.
Si la BFST et la façon dont je l’utilise dans mon travail avec les familles vous intéressent, procurez-vous un exemplaire d’Interdependent Wealth sur Amazon.
