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Apprendre en partageant, et partager nos apprentissages
Depuis que j’ai trouvé ma vocation, soit travailler avec des familles qui font face aux défis de la transmission de leur entreprise à la génération suivante, je me suis découvert de merveilleuses affinités avec d’autres personnes qui accompagnent les familles vers ce même objectif.
L’écosystème qui entoure ces familles continue d’évoluer et de mûrir, à mesure que des professionnels issus de divers domaines se retrouvent dans des situations où la collaboration est un ingrédient essentiel pour obtenir les meilleurs résultats pour les familles qui font appel à nous.
Divers groupes de pairs ont vu le jour au fil des ans, et comme je travaille surtout en solo, j’ai du mal à résister à l’envie de m’y joindre, afin de pouvoir continuer à apprendre et à partager ce que j’apprends.
Comme je reviens tout juste de la rencontre annuelle en personne de l’un de ces groupes, le sujet est frais à ma mémoire et je veux vous faire part de quelques-unes des perspectives que j’en ai rapportées.
Un sérieux cas de « syndrome de Groucho Marx »
J’ai été invité à me joindre à ce groupe en particulier juste avant la pandémie, et même si la plupart de ses membres ont un certain statut professionnel que je n’ai pas, j’ai le sentiment que mes contributions sont bien accueillies.
Quand je mets de côté mon « pourquoi voudrais-je faire partie d’un groupe qui m’accepterait, moi, comme membre? », je peux vraiment apprécier tout ce que nous nous apportons les uns aux autres en tant que groupe de pairs aux vues semblables.
Lors d’une brève discussion en petit groupe, à un moment donné, quelqu’un a parlé du « contenant » que nous nous offrons les uns aux autres pour y verser nos expériences communes.
Une autre personne a ajouté que, ce faisant, nous nous comprenons mieux nous-mêmes par rapport au groupe.
Pour des gens qui se retrouvent souvent comme seule personne extérieure à la famille dans une pièce pendant les moments les plus difficiles de leur travail, ce travail peut parfois être solitaire, et partager avec d’autres qui ont vécu la même chose est cathartique et favorise la croissance personnelle et professionnelle.
Un exemple plus récent
Mon implication dans une autre organisation m’amène à participer au lancement d’un autre groupe de pairs, celui-ci réunissant des membres qui servent des familles et qui proviennent de diverses professions.
Il sera intéressant de voir comment celui-ci évoluera, et ce que chacun de nous retirera de l’expérience.
Il est toujours préférable d’aborder ce genre de situation avec ouverture d’esprit et une attitude d’abondance, plutôt que d’arriver l’esprit fermé avec une vision du monde axée sur la rareté.
Heureusement, ces gens-là s’excluent généralement eux-mêmes de ce genre d’occasions.
Et la partie MÉTA?
L’un des aspects les plus fascinants du travail que demandent l’organisation, le lancement et le maintien de ces groupes (et ne vous y trompez pas, ça demande bel et bien du travail), c’est à quel point tout ce que nous apprenons dans ces efforts s’applique à une si grande partie de ce que nous faisons avec les familles que nous servons.
Ce que nous faisons pour échanger avec nos pairs et apprendre d’eux est presque parfaitement transposable au travail pour lequel les familles ont besoin d’aide.
En tant que pairs qui partagent entre eux, nous découvrons des façons dont les familles peuvent et devraient partager.
En cocréant la façon dont nous allons gouverner nos groupes, nous découvrons des façons d’accompagner les familles dans l’élaboration de leurs politiques de gouvernance familiale.
En partageant le leadership dans nos groupes, nous apprenons comment faire en sorte que le coleadership et la cocréation fonctionnent bien dans les familles que nous servons.
En animant nos séances entre nous, nous apprenons ce qui fait que certaines méthodes fonctionnent mieux que d’autres, et nous nous exerçons à de nouvelles façons d’être les uns avec les autres, ce qui nous aide quand nous le faisons avec des familles.
Les défis constants de l’engagement et de l’alignement
Tous ces groupes de pairs font face à des défis semblables, depuis leur lancement jusqu’à leur évolution et à leur phase de maintien. Tôt ou tard, les choses stagnent généralement à un moment donné, et il faut souvent un regard neuf et une nouvelle orientation, avec certains changements à la direction.
Là encore, il y a de forts parallèles avec le travail que nous faisons avec les familles.
Comme je l’écrivais en 2020 dans L’engagement familial et l’alignement familial : l’œuf ou la poule , les familles doivent constamment travailler à garder tous les membres de la famille engagés, et il est souvent nécessaire de travailler sur leur « alignement ».
De même, quand il est difficile de les garder alignés, il est utile de travailler sur leur engagement.
Dorénavant, chaque fois que quelqu’un me demandera pourquoi je choisis de m’impliquer dans autant de ces groupes de pairs, je n’aurai qu’à le renvoyer à ce billet.


