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Elle est souvent juste sous votre nez
Même si j’essaie personnellement d’éviter le réflexe simpliste « voir le problème, trouver la solution » comme état d’esprit, je reconnais que bien des gens adoptent ce mode de pensée par défaut.
Les gens qui préfèrent ce raccourci pour examiner les situations et essayer de trouver une façon de surmonter un défi ne manquent pas.
Comme je m’occupe souvent de situations familiales complexes, une vision plus globale et à plus long terme, une vision systémique de ce à quoi la famille fait face, donne généralement de meilleurs résultats quand je la guide.
Mon travail comporte beaucoup de nuances, et je m’efforce aussi de ne pas me présenter comme celui qui apporte des solutions simples aux problèmes.
Inspiré par un tweet, euh, je veux dire, un « X »?
Même si j’adore utiliser LinkedIn pour mes échanges professionnels, j’aime encore ce qu’on appelait autrefois Twitter, bien que j’y passe moins de temps qu’avant.
Le billet de cette semaine m’a été inspiré par une publication que j’ai vue récemment sur X, de la Dre Nicole LePera (@Theholisticpsyc), une psychologue qui compte plus d’un million d’abonnés sur cette plateforme.
Sa publication disait simplement :
Si je suis le problème, je suis aussi la solution.
Comme vous pouvez l’imaginer, j’étais intrigué et j’avais besoin d’y réfléchir davantage, mais à première vue, c’était prometteur comme source d’inspiration pour un futur billet ici.
C’est si simple, et il y a tant de façons d’y réfléchir.
Je me la suis immédiatement envoyée par courriel et je l’ai enregistrée dans mon dossier « idées de billets ».
Les situations complexes comportent des problèmes à multiples facettes
Pour revenir aux situations familiales complexes dont j’entends souvent parler, et pour lesquelles on m’invite parfois à apporter mon aide, il y a toujours beaucoup de gens qui souhaitent trouver une solution.
Peu d’entre eux, toutefois, sautent immédiatement sur l’occasion d’examiner le rôle qu’ils jouent eux-mêmes dans le problème perçu.
S’ils le font (et quand ils le font!), ils finissent par voir qu’au moins une partie de la solution se trouve juste là, devant eux, quand ils se regardent dans le miroir.
Même s’il n’est généralement pas facile d’amener quelqu’un au point où il a même envie de jeter ce coup d’œil dans le miroir, c’est presque toujours une étape nécessaire qu’il faut franchir.
Comme vous pouvez l’imaginer, ce n’est généralement pas non plus quelque chose qui ne concerne qu’un seul membre de la famille, parce que toute situation complexe exige naturellement un certain « ajustement » de la part de plusieurs personnes.
Répartir la responsabilité
Les situations familiales difficiles touchent de nombreux membres de la famille, et elles sont aussi influencées par de nombreux membres de la famille.
Amener chaque membre de la famille à comprendre et à accepter ce fait peut prendre du temps, mais cette « adhésion », qui amène chacun à se concentrer sur sa part du travail pour arriver à une meilleure situation, est cruciale.
Ce travail exige une « vision systémique » pour pouvoir voir ce qui se passe, et il exige aussi d’accompagner chaque personne du système pour qu’elle fasse les ajustements nécessaires afin d’arriver à une meilleure situation.
Amener une famille à comprendre qu’il y a une responsabilité partagée en jeu peut aussi apaiser tout le système, et c’est un élément énorme pour progresser.
Le plus et le moins
Les familles peuvent tirer profit de petits ajustements graduels, qui peuvent se produire une fois que certains leaders de la famille prennent les devants et montrent la voie en adoptant eux-mêmes ces comportements.
Je parle d’apprendre à pratiquer plus de pardon et moins de blâme.
Personne n’aime qu’on le pointe du doigt, même quand il reconnaît intérieurement une part de responsabilité dans la situation actuelle.
Savoir que les autres sont enclins au pardon peut devenir contagieux, au bénéfice de tous.
Insuffler une attitude de plus de gratitude et de moins de lamentations sur son sort est aussi très bénéfique.
Les bienfaits du miroir
Aider les membres de la famille à réfléchir à leur propre rôle dans les choses, et les amener à penser en termes de messages au « je », plutôt qu’en termes de « c’est ta faute », est très utile.
Amener une famille vers une meilleure façon d’être ensemble exige une attitude de plus grande efficacité personnelle, qui fait sortir tout le monde du mode « pointer du doigt ».
Il existe généralement une sorte de culture dans la façon d’agir des familles, qui peut s’installer et ajouter à l’impasse qui existe parfois.
Sortir une famille de l’impasse ne se fait généralement pas rapidement, et rarement en une seule étape.
Prendre le temps de travailler avec chaque personne individuellement, pour l’amener à comprendre et à accepter que chacun détient une partie à la fois du problème et de la solution, en vaut toujours la peine.


