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De nouvelles réflexions sur de vieilles idées
Cette semaine, je veux revenir sur certaines idées dont j’ai parlé ici au fil des ans, et partager quelques-unes des nouvelles façons dont j’ai commencé à les envisager plus récemment.
Je reviens tout juste de la conférence annuelle de la FFI à New York, où ma réflexion est toujours stimulée, puisque j’ai l’occasion de recueillir et d’absorber les plus récentes idées de bon nombre des grandes figures du domaine de l’entreprise familiale.
C’est pendant la conférence d’ouverture que la graine de ce billet a été plantée, quand le conférencier a expliqué à quel point nous devons si souvent prendre du recul et voir ce qui émerge.
Hum, me suis-je dit; je parle souvent du fait que les choses doivent évoluer, mais lui parle d’émergence. En quoi sont-elles semblables et en quoi sont-elles différentes?
C’est par cette question que nous allons commencer, mais nous examinerons ensuite l’idée de renaissance, qui a émergé dans mon esprit après un atelier fantastique le lendemain. (Vous avez saisi le clin d’œil?)
Évolution et émergence : comparaison
Les lecteurs de longue date (merci!) savent que j’adore parler d’évolution chaque fois qu’il est question de gouvernance familiale.
Voir L’évolution de la gouvernance familiale
Je crois que la gouvernance la meilleure et la plus durable est cocréée et bâtie très lentement au fil du temps.
Je suggère toujours cette approche, parce que tant de gens ont besoin de temps pour comprendre et accepter les processus et les structures qu’ils mettent en place pour encadrer la relation entre leur famille et leur entreprise.
Voir De la compréhension à l’entente, en passant par l’acceptation
Ce à quoi je n’avais pas réfléchi jusqu’ici, c’est comment et où l’idée d’émergence s’inscrit dans ce long processus.
Même si cette réflexion est encore relativement nouvelle dans ma tête, ma première impression est que de petites idées émergent au cours de cette évolution, et que chacune d’elles doit ensuite être examinée séparément.
Certaines des choses qui émergent, peut-être sous forme de suggestion, s’avéreront moins qu’idéales, et elles devraient alors être écartées.
D’autres idées émergeront et sembleront utiles; certains membres de la famille pourront s’en faire les champions, et elles pourraient alors faire partie de la façon dont les choses évolueront positivement à l’avenir.
Composer avec les petites idées qui émergent
Tout ce processus qui consiste à déterminer comment composer avec les petites idées qui émergent au cours de l’arc plus long de l’évolution devient l’aspect quotidien du travail pour s’assurer que la gouvernance en construction sera « adaptée à l’usage » pour cette famille en particulier.
Voir Rendre vos plans de transition « adaptés à l’usage », de la semaine dernière.
Des suggestions sont évoquées, débattues et peut-être mises à l’essai. Certaines resteront et seront probablement modifiées et améliorées au fil du temps, alors que d’autres se révéleront inutilisables ou nuisibles, et seront abandonnées.
Ainsi, les petites choses qui émergent deviennent, ou non, partie intégrante de l’évolution globale de la façon dont la famille décide de vivre ensemble.
Toutes les bonnes choses ont une fin
Changeons maintenant d’horizon temporel : il y a eu un autre excellent atelier pendant la conférence, intitulé When It’s Time to Part Ways (Quand vient le temps de se séparer).
Je recherche généralement les ateliers qui portent sur des sujets dont nous ne parlons pas assez dans notre domaine, et celui-ci répondait à ce critère.
Tant d’ateliers portent sur la recherche de meilleures façons de soutenir les familles avec lesquelles nous travaillons lorsqu’elles tentent de transmettre les actifs familiaux à la génération suivante, tout en préservant l’unité familiale.
Bien souvent, toutefois, une famille arrivera au bout logique de sa capacité à le faire pour une génération de plus, et chercher une façon de se séparer à l’amiable devient une option intéressante et importante à examiner.
La renaissance : le succès après l’« échec »?
Pendant la discussion avec l’auditoire lors de cet atelier, il est devenu évident que la raison la plus courante pour laquelle les familles (et leurs conseillers) envisagent rarement cette voie, c’est que cela donne l’impression d’un échec si la famille n’arrive pas à conserver son entreprise ou son patrimoine sous une large propriété familiale lors de sa prochaine transition générationnelle.
Mais souvent, quand elles finissent par y arriver, elles regrettent de ne pas l’avoir fait dix ans plus tôt!
En tant que conseillers, nous devons avoir le courage de mettre de telles idées sur la table, en montrant aux familles que ce n’est pas un échec, et que cela devient en fait une occasion de renaissance.
Si le patrimoine est séparé après que les membres de la famille ont pris des chemins différents, de nouvelles idées émergeront sûrement dans les diverses branches de la famille.
Les très bonnes idées qui émergeront continueront d’évoluer de façon positive, et toute la famille aura, espérons-le, évité une situation où les relations familiales auraient été irrémédiablement abîmées.
N’est-ce pas là un succès?


