|
Getting your Trinity Audio player ready...
|
Des collègues à la recherche d’articles
J’ai récemment reçu un courriel d’un collègue qui me demandait si j’étais tombé sur un article de référence sur les défis liés à l’inclusion des conjoints dans une entreprise familiale.
Je lui ai répondu que je ne connaissais pas d’article de ce genre (même si je suis certain qu’il en existe), et je l’ai remercié pour l’idée de billet.
C’est un sujet sur lequel les familles posent souvent des questions, et pourtant, je n’ai pas vraiment beaucoup écrit à ce sujet au fil des ans.
Changeons cela maintenant, tout en reconnaissant pleinement qu’un billet de 750 mots ne pourra jamais être qualifié de « référence », et c’est correct aussi.
J’espère que les réflexions que je partage ici vous seront tout de même utiles.
Moins une question de « oui ou non » que de « comment et quand »
Réglons d’entrée de jeu quelques points : il n’y a pas de bonne réponse qui s’applique à toutes les familles et à toutes les entreprises. C’est donc rarement une question à laquelle on répond par oui ou par non; il s’agit plutôt de savoir comment et quand nous devrions envisager de les inclure.
Cela peut prendre un certain temps à assimiler pour certains, parce qu’une attitude du genre « ça ne les regarde pas » peut exister et être difficile à surmonter. (Merci à ma femme pour ce point de vue !)
Quand on pense à l’entreprise elle-même, le point de départ de base, c’est que toute personne qui entre par alliance dans la famille propriétaire de l’entreprise commence comme une personne de l’extérieur.
En épousant un membre de la famille, épouse-t-elle aussi l’entreprise de la famille ?
C’est bien sûr une question chargée, et elle n’a pas de réponse « universelle », comme je l’ai mentionné.
Si une règle s’applique à un, elle s’applique à tous
Pour moi, il y a un point de départ évident : si une famille commence à créer ses propres règles pour répondre à cette question, et au moment où elle le fait, toute règle adoptée doit s’appliquer également à tout le monde.
Donc, si j’insiste pour que ma femme puisse assister à une certaine réunion sur des questions familiales liées à l’entreprise, je ne peux pas dire à ma sœur que son mari n’est pas invité.
Les lignes directrices ou les règles doivent être établies de façon logique, claire et simple à appliquer, de sorte que même un enfant pourrait être appelé à déterminer de façon impartiale si une personne est admissible ou non.
Pas une décision ponctuelle; inclusion ou exclusion
Le prochain point clé consiste à admettre que toute décision prise au sujet de la participation des beaux-frères et belles-sœurs, gendres et brus doit absolument faire l’objet d’une évaluation et d’un examen continus.
Revenez en arrière, à l’époque où aucun membre de la génération montante n’avait de conjoint, et vous avez votre point de référence : il n’y a aucune personne de l’extérieur en jeu, parce qu’elles n’existent pas encore.
Avancez de quelques décennies, à l’époque où elles existent et ont aussi leurs propres enfants qui participent, comme employés et/ou propriétaires, et il devient alors difficile de maintenir la règle stricte selon laquelle les personnes entrées par alliance n’ont aucune place.
À un moment donné, selon le stade de vie de la famille, de l’entreprise et de toute démarche entreprise pour établir une gouvernance familiale, il devient important de réfléchir à la façon dont le fait d’inclure ces personnes a plus de sens que de les exclure.
Le capital humain et une mentalité d’abondance
Examinons maintenant quelques autres idées, dont une dont je parle souvent, et une plus nouvelle.
Les membres d’une famille peuvent (et devraient) être vus en fonction de leur capital humain, c’est-à-dire que chacun apporte quelque chose à la famille, et que la famille devrait à juste titre se soucier de chaque personne et de la façon dont elle peut soutenir sa capacité à s’épanouir en tant qu’être humain.
Et si une famille a la chance de posséder et de gérer une entreprise prospère, alors trouver des façons de faire profiter tous les membres de la famille de ces avantages peut aussi, espérons-le, se concrétiser, au bénéfice de toute la famille, y compris de ceux qui y entrent par alliance (et qui, on peut le supposer, y ajoutent de nouveaux membres en ayant des enfants).
Une mentalité d’abondance est utile ici.
Retour à l’évolution et à l’émergence
Les décisions concernant l’inclusion des personnes doivent constamment être réexaminées au fil des années, des décennies et des générations du cycle de vie de la famille.
Et parce qu’il est difficile de défaire quelque chose qui a été fait, les familles devraient avancer lentement, car comme le sel dans votre soupe ou le sucre dans votre café, une fois qu’il y est, il est difficile de l’enlever.
Repensez au billet de la semaine dernière, Sur l’évolution, l’émergence et la renaissance et à la façon dont nous devons laisser les choses émerger, puis réfléchir à savoir si elles méritent une place dans ce qui évolue, et laquelle, à mesure que votre gouvernance familiale prend forme.


