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Mon titre vous laisse-t-il désemparé?
Cette semaine, nous examinons un sujet important lié à la façon dont nous cherchons et évaluons les ressources potentielles avec lesquelles travailler.
D’accord, en fait, il s’agit uniquement de personnes, de la façon dont nous apprenons à les connaître et dont nous décidons si nous voulons travailler avec elles.
Les lecteurs de longue date connaissent mon penchant pour la création d’acronymes ou de moyens mnémotechniques pour retenir les choses, et celui-ci, « kilter », est un peu tiré par les cheveux, je l’admets.
Le fait qu’en anglais on parle généralement de son contraire, c’est-à-dire « off kilter » ou « out of kilter » (de travers, déréglé), m’a rappelé un autre mot courant dont le contraire ne sonne pas vraiment bien, ou n’existe même pas.
Si cela vous laisse désemparé, je vous invite à considérer sa version positive, et à imaginer que ça ne vous laissera pas « emparé ».
La genèse de KiLTeR
Revenons au sujet qui nous occupe : les personnes avec qui nous pourrions vouloir travailler, et la façon d’y réfléchir.
Depuis des années, j’ai l’habitude de parler des gens en précisant si je les « connais » (know), si je les « apprécie » (like) et si je leur « fais confiance » (trust).
Chaque fois que quelqu’un mentionne le nom d’une personne et me demande mon avis, mon réflexe est de dire qu’elle coche ces trois cases, si c’est effectivement le cas.
« Oh oui, je la connais, je l’apprécie et je lui fais confiance », ce qui mène généralement à un bel échange et rassure sans doute l’autre personne.
Ça couvre le K, le L et le T, et plus récemment, j’ai ajouté le R, pour le respect.
Décortiquons maintenant les quatre.
Connaître quelqu’un qui peut aider
Naturellement, il faut commencer par savoir si vous connaissez quelqu’un, ce qui semble simple.
Bien sûr, il y a différents degrés de connaissance d’une personne, qui vont de la simple reconnaissance du nom jusqu’au fait d’avoir passé la nuit chez elle et de connaître les membres de sa famille.
Comme je publie beaucoup de contenu, bien des gens me « connaissent », et c’est tout à fait voulu, mais la plupart des lecteurs ne vont pas beaucoup plus loin que la connaissance de mon travail pour connaître la vraie personne que je suis.
L’apprécier assez pour vouloir faire appel à lui
Le fait d’apprécier quelqu’un ou non peut aussi être délicat, car il y a beaucoup de gens à propos de qui mon opinion a changé avec le temps, et dans les deux sens.
Mais si je n’apprécie pas quelqu’un en ce moment, il y a de bonnes chances que je ne veuille pas passer beaucoup de temps avec cette personne, ni même à parler d’elle, et encore moins recommander à quelqu’un qu’il envisage de travailler avec elle.
Lui faire confiance pour bien servir votre client
Nous arrivons maintenant aux aspects plus importants : dire si vous faites confiance à quelqu’un ou non.
Encore une fois, ce n’est pas aussi simple qu’il y paraît.
J’ai une confiance absolue en ma mère, mais ça ne veut pas dire que je vous recommanderais de faire appel à elle pour régler un problème d’ordinateur.
Ce que j’essaie de faire valoir, c’est que lorsqu’on pèse la question de la confiance, il est assez important de comprendre la tâche à accomplir et les circonstances particulières dont il faut tenir compte.
Il y a beaucoup de gens que je connais et que j’apprécie, mais ceux à qui je fais aussi confiance, surtout quand il s’agit de situations particulièrement délicates, forment un groupe beaucoup plus restreint.
Alors, quand vous posez une question sur la confiance, assurez-vous de préciser : « lui faire confiance pour quoi? »
Respecter son travail, quoi qu’il arrive
Nous voici donc arrivés au plus récent ajout à ma liste, qui complète KiLTeR : le respect.
À bien des égards, c’est le couronnement parfait, mais à d’autres égards, il ne convient peut-être pas vraiment.
On peut supposer que si je connais quelqu’un, que je l’apprécie et que je lui fais confiance, je vais probablement le respecter aussi. Mais j’ai l’impression qu’il y a là un autre niveau, et c’est peut-être quelque chose qui doit se construire avec le temps.
Une partie de moi a l’impression que le respect grandit avec le temps et la répétition, mais peut-être que ça s’applique aussi à la confiance(?)
Et ça ne couvre même pas les gens que vous respectez même si vous ne les connaissez peut-être pas ou ne les appréciez pas, ce qui est aussi possible.
La barre haute des quatre critères
En fin de compte, toutefois, si quelqu’un coche ces quatre cases, c’est une barre assez haute
Apprendre à connaître quelqu’un est plus agréable quand on l’apprécie aussi instantanément, et puis, plus on apprend à le connaître, plus, on l’espère, la confiance et le respect grandiront aussi.
Pour revenir à mon titre, sur la recherche de ressources, j’espère que mon moyen mnémotechnique « kilter » vous aidera à créer une sorte de liste de vérification que vous pourrez utiliser.


