Family business and legacy adviser

Par où commencer le travail de transition familiale

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Il y a bien des façons de commencer

Au fil des années, depuis que j’ai découvert ma vocation pour ce travail auprès des familles, j’ai recherché et même créé des groupes de pairs où des collègues se réunissent pour discuter de cas particuliers dans lesquels ils sont engagés professionnellement.

La façon dont une famille aborde le travail de transition de son entreprise ou de son patrimoine vers la génération suivante sera très différente de la façon dont une autre gère le processus, pour bien des bonnes raisons.

En tant que personne qui conseille les familles et aide à guider le processus, je peux vous dire que ce n’est pas quelque chose qu’on peut apprendre dans un livre.

Lorsqu’il y a beaucoup de complexité dans le système familial et dans les actifs que la famille veut transmettre, il y a toujours plusieurs points de départ possibles, et déterminer par où commencer exige beaucoup de discernement.


Reconnaître que les choses vont évoluer

Un aspect de ce travail qui peut passer inaperçu, c’est qu’il peut être très difficile de prévoir comment les choses vont réellement se dérouler.

La partie technique des transitions du patrimoine, comme la planification et l’exécution juridiques, financières, successorales et fiscales que la plupart des gens connaissent mieux, peut être relativement simple, comparativement à la partie familiale et relationnelle dans laquelle je me spécialise.

Bien souvent, une grande partie du travail technique aura été faite avant que la famille reconnaisse qu’elle a besoin d’un certain soutien pour apprendre à se gouverner ensemble à l’avenir.

Il est si important d’amener les familles à entamer des discussions à ce sujet tôt, tout en reconnaissant qu’un échéancier et des étapes précises seront presque impossibles à prévoir à l’avance.

Voir, par exemple, L’évolution de la gouvernance familiale.


Chercher quelques petites victoires dès le début

Pour revenir aux divers groupes de pairs dans lesquels des amis et des collègues de divers domaines discutent de cas réels dont nous nous occupons, il est toujours intéressant d’entendre la variété de points de vue, d’idées et de tactiques que nous nous suggérons les uns aux autres.

L’un des angles sous lesquels j’aborde habituellement la question consiste à souligner l’importance d’avancer lentement, afin de ne pas trop « effrayer » la famille, tout en essayant de m’assurer que nous faisons certains progrès rapides et obtenons quelques petites victoires relativement tôt.

Ce domaine continue de mûrir et de nombreux outils sont à notre disposition pour garnir nos coffres à outils, et faire preuve de souplesse est un élément important de ce travail.

Le discernement nécessaire pour bien lire la situation et déterminer ce qu’il faut faire ensuite fait toujours partie de merveilleuses discussions avec des collègues.

Voir On Discernment and Resourcefulness for Family Clients


Établir les attentes et les échéanciers

Un autre aspect du travail de gouvernance familiale qui est souvent sous-estimé, c’est à quel point il est difficile d’établir un échéancier réaliste pour ce travail.

Cela peut devenir frustrant pour les praticiens au début, car il est toujours agréable de promettre à la famille cliente que le processus ne prendra pas trop de temps.

J’essaie d’être particulièrement prudent pour établir des attentes appropriées chaque fois que je commence à travailler avec une nouvelle famille.

C’est un processus, et cela prendra du temps. Et essayer de le faire rapidement peut être une énorme erreur.

La famille a beaucoup à apprendre et doit s’engager dans le processus, et chaque membre de la famille a son propre rythme et sa propre capacité pour l’un comme pour l’autre.


Ma citation préférée d’Arthur Ashe

Il y a quelques années, dans Starting a Family Council – Some Assembly Required, j’ai partagé une sagesse formidable et pourtant toute simple que j’aime rappeler à moi-même, à mes clients et à mes collègues, une citation attribuée à Arthur Ashe :

« Commencez là où vous êtes.

Utilisez ce que vous avez.

Faites ce que vous pouvez. »

Je l’adore depuis la première fois que je l’ai entendue, et c’est un excellent rappel quand on travaille avec des familles.

Dans la plupart des cas, le simple fait d’amener une famille à se mettre en route est plus important que l’endroit exact où l’on commence.

Et bien sûr, à chaque étape, il faut beaucoup de réflexion et de discussion autour de la suite des choses.

On ne peut pas non plus s’attendre à des progrès en ligne droite, car il y a toujours des obstacles imprévus et des faux pas en cours de route, ce qui fait partie du jeu.


Plus un art qu’une science

Les groupes de pairs qui comprennent des professionnels exerçant surtout dans le domaine du contenu structurel sont toujours intéressants, car ils suggèrent souvent d’excellentes idées, mais ne mesurent peut-être pas la difficulté de les mettre en œuvre avec une famille.

Ce travail est beaucoup plus un art qu’une science.

Je me vois comme un guide qui aide la famille à progresser ensemble, mais où le rythme du travail dépend beaucoup plus des membres de la famille que de moi.

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