|
Getting your Trinity Audio player ready...
|
Devinez-vous ma préférence?
Cette semaine, nous abordons un sujet qui revient souvent dans mon travail, mais dont on ne parle pas nécessairement ouvertement.
Il est toutefois habituellement juste sous la surface, et il rejoint l’un de mes mantras, ou du moins l’un de ceux que je commence à invoquer plus souvent.
J’ai récemment passé une journée avec plusieurs membres d’une famille en affaires avec laquelle je travaille depuis un bon moment, et comme une partie importante de notre rencontre était de nature éducative, j’ai fini par le répéter à quelques reprises.
En fait, comme je me suis entendu le dire encore et encore dans des contextes différents (mais liés), il s’est aussi hissé en tête de liste comme sujet potentiel de billet.
Gouvernance de l’entreprise familiale 101
La matinée a commencé par quelques notions de base sur l’entreprise familiale et les systèmes de gouvernance dont elle a besoin, ainsi que sur la façon dont la gouvernance évolue généralement à mesure que ces entreprises mûrissent et grandissent, surtout lorsque les familles se préparent à passer le flambeau à la génération suivante.
J’ai passé en revue le modèle des trois cercles (Tagiuri et Davis) et le modèle des quatre pièces (Lachenauer et Baron), et j’ai partagé ma définition de ce à quoi se résume la gouvernance. Voir : La relève sans gouvernance égale le chaos
Et en parlant des changements et des transitions qui surviennent dans chacun des trois cercles, ainsi que dans d’autres domaines, je revenais sans cesse à la vitesse des transitions et au temps qu’elles peuvent prendre.
« Les changements graduels sont presque toujours préférables aux changements soudains », ai-je affirmé, probablement 4 ou 5 fois au cours de la journée.
À un moment donné, j’ai même ajouté : « Je viens de trouver le sujet de mon billet de cette fin de semaine ».
Les changements familiaux sont généralement graduels
Si nous pensons aux changements et à la façon dont ils se produisent dans le cercle familial, ils sont habituellement assez graduels par nature.
Quand la famille s’agrandit, c’est généralement après 9 mois de grossesse ou une période de fiançailles avant un mariage.
Les départs de la famille peuvent être plus soudains, puisque certaines personnes meurent de façon inattendue ou se séparent sans beaucoup d’avertissement.
Mais cela ne fait que souligner mon propos : les transitions graduelles sont plus faciles à accepter, parce que les gens ont la chance d’accepter ce qui s’en vient et de s’y préparer.
Le caractère soudain d’un décès accidentel ou d’une rupture conjugale fait partie de ce qui les rend si bouleversants.
Les changements dans le cercle de l’entreprise varient
Quand nous pensons au cercle de l’entreprise et à la façon dont les changements s’y produisent, c’est un peu de tout.
Construire un agrandissement à votre usine prend des mois ou des années de planification, mais congédier quelqu’un peut se faire plus rapidement.
Encore une fois, cependant, quand les choses arrivent de façon soudaine, les vagues créées sont plus dérangeantes que lorsque les gens ont eu la chance de s’adapter et de se préparer à la nouvelle réalité.
Percer un nouveau marché prend des mois de planification et peut être stimulant pour les employés qui s’y rallient, mais la décision de fermer quelque chose est habituellement plus rapide et peut être assez démoralisante.
Les bonnes choses avancent lentement, les mauvaises, rapidement.
La propriété change à la vitesse d’un glacier
Nous voici maintenant au dernier cercle, celui qui reçoit le moins d’attention. Voir La propriété : le cercle oublié de l’entreprise familiale. Il y a de bonnes raisons pour lesquelles ce cercle est celui qui bouge le plus lentement.
Alors que la gouvernance de la famille est habituellement très informelle, et que celle de l’entreprise est probablement « semi-formelle », la propriété est généralement régie par une convention entre actionnaires, qui est habituellement très formelle.
Modifier une convention entre actionnaires exige normalement que tous les actionnaires actuels s’entendent sur la nouvelle.
Et comme on n’envisage habituellement de mettre à jour une convention qu’après de nombreuses années, les nouvelles circonstances sont généralement assez différentes, ce qui veut dire que la probabilité que tout le monde s’entende de nouveau a diminué.
Prévoir une certaine souplesse
Mon point de vue, qui ne m’est venu que dans les jours qui ont suivi cette rencontre, est que la clé consiste à réviser la convention entre actionnaires très rarement, MAIS à s’assurer qu’elle comporte beaucoup de souplesse.
Vous pouvez déterminer des catégories d’actions et leurs divers attributs de façon durable, tout en permettant au pourcentage de propriété des différentes personnes de changer au besoin. Voir Les deux composantes les plus essentielles de la propriété d’une entreprise familiale.
Une transition graduelle de la propriété, d’une génération à l’autre, est très sensée.
Si vous créez une convention qui permet que cela se fasse de façon relativement simple, sans exiger la refonte de toute la convention, vous aurez une longueur d’avance.
N’oubliez jamais : les changements soudains ne fonctionnent pas aussi bien que les changements graduels.


