Family business and legacy adviser

Sentir qu’on a sa place, ou simplement essayer de s’intégrer

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Une différence très subtile, mais en fait énorme

Travailler dans une entreprise familiale peut être une expérience fantastique, et ça peut aussi parfois être assez pénible.

Pour certaines personnes, il est en fait possible de vivre les deux versions à différents moments, et on peut même basculer de l’une à l’autre.

L’un des plus grands facteurs qui déterminent si l’expérience est positive ou négative se résume à la façon dont la personne se sent réellement pendant qu’elle y est.

Les chanceux sentent qu’ils ont vraiment leur place, tandis que les autres sont toujours en train de faire un effort simplement pour essayer de s’intégrer.

Cette semaine, nous allons examiner les différences et voir si nous pouvons en tirer des leçons. Je vais aussi partager un point de vue personnel sur l’évolution de ma propre vie et de ma carrière.


Faire partie de la famille : espérons que ça va de soi!

L’idée d’un billet sur ce sujet m’est venue il y a quelques semaines, pendant une séance de méditation avec l’application Calm.

En réfléchissant au sujet de mon billet de cette semaine, j’ai décidé qu’il était temps de m’attaquer à celui-ci, et voilà que ce matin, pendant ma méditation, il est revenu, alors maintenant je n’ai plus le choix.

Quand on écrit sur les familles en affaires et les défis auxquels elles font face, surtout lors de leurs transitions générationnelles, il y a presque toujours l’occasion de mettre en contraste la façon dont les choses touchent la famille par rapport à leur effet sur l’entreprise.

Quand je pense à une famille, j’aime croire que tous ses membres sentent qu’ils y ont vraiment leur place, et que, je l’espère, chaque membre de la famille le ressent ainsi.

Et bien sûr, je sais que ce n’est pas toujours le cas.


S’intégrer, dans l’entreprise

Quand un membre de la famille se joint à l’entreprise familiale, mon parti pris est qu’il est beaucoup plus probable qu’il y ait une période pendant laquelle le nouveau venu devra faire un certain effort pour s’intégrer.

Avec le temps, on l’espère, il sentira qu’il a vraiment sa place là.

Ça peut prendre un certain temps, et c’est formidable quand on finit graduellement par y arriver.

Mais certaines personnes n’y arrivent jamais, et finissent par rester quand même, ce que j’ai vu beaucoup trop souvent.

Et ce qui finit habituellement par arriver alors, c’est que plus longtemps elles restent, plus il est difficile pour elles d’envisager même de partir.

J’aimerais qu’il y ait une solution facile à ce dilemme fréquent, mais il n’y en a pas.

La réponse simple, c’est qu’elles devraient partir et trouver un endroit où elles seront plus heureuses, un endroit où elles pourront sentir qu’elles ont leur place.

Mais comme je le dis toujours, simple et facile ne sont pas la même chose.


Un sérieux cas de FOMO

Dans certains cas, l’un des principaux facteurs est le FOMO, autrement dit la peur de manquer quelque chose (Fear of Missing Out).

Quand plusieurs membres de la famille travaillent pour l’entreprise familiale, il peut être difficile d’être le seul à choisir de faire autre chose.

Pour s’exclure volontairement, il faut avoir le courage de prendre position et de ne pas se laisser bercer dans le bourbier de la « grande famille heureuse ».

Mais sachez que la « grande famille heureuse au travail » n’est pas aussi courante qu’il n’y paraît.

Si vous travaillez avec des membres de votre famille et que vous avez l’impression que ça demande beaucoup d’efforts simplement pour vous intégrer, c’est probablement un indice important.

Vous pourriez vous demander quoi d’autre vous êtes en train de manquer dans votre vie, que vous pourriez trouver si vous partiez.


Rassembler son courage

Il peut falloir énormément de courage pour faire un geste aussi audacieux, mais d’autres l’ont fait et ont survécu pour le raconter.

Un peu de coaching ou de thérapie peut aussi être un formidable catalyseur pour faire un tel changement, parce que le courage vient souvent plus facilement quand il est soutenu par une personne extérieure indépendante.


C’est ma vie

J’ai laissé entendre que je partagerais quelque chose de personnel, alors voici.

Je me suis joint à l’entreprise que mon père avait fondée par sens du devoir, parce que c’était un message que j’ai reçu constamment en grandissant.

J’ai eu la chance de bel et bien sentir que j’avais ma place, autant dans la famille que dans l’entreprise.

Une fois les activités vendues, toutefois, j’ai travaillé surtout seul pendant une vingtaine d’années, ce qui ne me convenait pas, mais je ne savais pas comment m’en sortir.

Maintenant que je travaille avec d’autres familles et avec d’excellents collègues, j’ai retrouvé l’endroit où j’ai ma place.

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