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Réflexions sur le partage, l’apprentissage et l’abondance
Le billet de cette semaine est une sorte de confluence d’idées, certaines nouvelles et d’autres que j’ai déjà partagées, qui fourmillent dans ma tête depuis un certain temps.
La meilleure façon pour moi de gérer ce genre de situation, c’est de commencer à écrire et de partager ce que j’ai en tête.
Et c’est tant mieux, parce que notre principal sujet cette semaine, c’est le partage et, en grande partie, mon désir de partager, constamment.
Certaines choses, dans mon univers, sont tout simplement trop bonnes pour ne pas être partagées.
« Trop beau pour PAS voir »
Il y a des années, j’ai vendu un chalet à un couple qui, peu après avoir emménagé, a décidé de couper tous les arbres qui « bloquaient » sa vue sur la rivière, à environ 50 verges de là.
Quand je leur ai rendu visite et que j’ai fait un commentaire sur ce déboisement, l’un d’eux m’a répondu : « C’est bien trop beau pour PAS voir ! », autrement dit, « C’est trop beau pour ne PAS le voir ».
C’était il y a environ dix ans, et cela m’est resté depuis. Mes sentiments à l’égard du partage sont au moins aussi forts que leur désir de tenir à cette vue.
Les histoires et les récits
Il y a quelques semaines, dans Les histoires et les récits dans les familles entrepreneuriales, nous avons examiné l’importance de partager des histoires en famille afin de créer et d’enrichir un récit et une culture familiale.
Le partage des histoires et le développement de rituels autour d’elles sont ce qui aide à cimenter les souvenirs, lesquels peuvent ensuite aider une famille à inculquer et à perpétuer ses valeurs communes.
L’idée du partage s’applique donc au sein d’une famille, mais comme nous l’avons vu dans IFG : de vraies personnes, de vraies histoires, de vrais apprentissages, les familles peuvent apprendre les unes des autres lorsqu’elles partagent leurs expériences.
Parfois, nous pouvons apprendre de bonnes idées qui ont fonctionné et les imiter, et d’autres fois, nous pouvons apprendre ce qui n’a pas fonctionné et éviter des erreurs.
Prêcher devant une chorale de plus en plus nombreuse
Le partage est donc formidable au sein d’une famille et entre les familles, mais l’une des plus grandes surprises pour moi depuis que j’ai commencé à partager mes réflexions sur ce travail, c’est à quel point mes écrits semblent trouver écho chez d’autres professionnels qui travaillent aussi avec des familles à un titre ou à un autre.
J’y ai fait un peu allusion la semaine dernière dans Mettre les points sur les T en philanthropie familiale, où je soulignais que la découverte de l’idée du « témoignage » (Testimony) avait été une révélation pour moi, puisque je fais cela de façon obsessive depuis plus de dix ans maintenant.
Je dis depuis des années qu’il existe un immense besoin pour le genre de travail que mes collègues et moi faisons auprès des familles, mais même un besoin important ne se traduit pas nécessairement par une « demande » pour ces services.
Eh bien, je commence à voir beaucoup de petits signes que cela commence à changer, et continuer à partager nos expériences et nos leçons fera toujours partie intégrante de cette expansion.
De nombreuses disciplines réunies au service des familles
Je fais partie du corps enseignant du programme mondial de formation du Family Firm Institute, où je constate de première main le désir croissant des professionnels qui servent les familles d’apprendre à travailler ensemble pour répondre aux besoins de nos familles clientes, non seulement avec des produits et des solutions, mais aussi en les accompagnant dans leur parcours familial vers une meilleure gouvernance.
Je suis aussi conseiller d’équipes de projet pour le programme FEA de Family Enterprise Canada, où je travaille avec des participants qui réalisent leur projet d’équipe avec une vraie famille, et là aussi, j’ai vu des conseillers transformer leur façon de servir leurs clients.
Nous pouvons et devons continuer à partager nos apprentissages, à mesure que nous augmentons l’« offre » de professionnels qualifiés pour répondre à la demande qui grandit, grâce aux familles qui apprennent maintenant qu’il existe des gens qui peuvent les soutenir dans ce travail.
Une mentalité d’abondance : il y en a assez pour tout le monde
Si, ou peut-être quand, toutes les familles qui ont besoin d’accompagnement et de soutien dans ces domaines découvriront qu’il existe effectivement des professionnels qualifiés, formés et bienveillants pour les accompagner dans ce parcours, il y aura plus de travail que nous ne pourrons en faire.
Cette mentalité d’abondance semble aussi être partagée par la plupart de mes collègues, ce qui est de bon augure alors que nous continuons à faire croître le domaine.
Nous devons continuer à former les conseillers, ainsi qu’à faire savoir aux familles clientes que nous sommes là pour les servir.
Tout cela est trop bon, et trop important, pour ne pas être partagé !
Et j’adore toujours découvrir d’autres personnes qui répandent cette bonne nouvelle aux quatre vents, en témoignant de ce travail.
Il reste encore du travail à faire.


