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Et ils fonctionnent dans les deux sens pour les conseillers
Si vous voulez écrire beaucoup, ça aide de lire beaucoup aussi.
J’imagine que je pourrais simplement débiter mes propres réflexions ici chaque semaine, mais j’ai décidé il y a longtemps que ma meilleure option était de partager beaucoup de sagesse que je glane ailleurs en chemin.
Comme le domaine des transitions du patrimoine familial est en quelque sorte un créneau, une grande partie de ce que je fais consiste à lire de la « sagesse générale », puis à expliquer comment elle s’applique au travail que je fais avec les familles clientes.
LinkedIn a été la source de bon nombre de ces billets au fil des ans, et cette semaine ne fait pas exception.
J’ai aussi partagé de temps à autre des idées qui me sont venues en français, et nous y retournons encore une fois, « Merci à mon amie Sylvie », qui y a publié récemment quelque chose qui tombait à point.
« Si vous voulez aider les gens, assurez-vous… »
Naturellement, bon nombre des gens que je suis sur LinkedIn travaillent aussi avec des familles, et une partie d’entre eux se spécialisent dans le « cercle de la famille » comme moi.
Le réseau de ceux qui font ce travail en français ici, au Québec, grandit aussi, et cette publication venait d’une amie et collègue que je connais depuis plus de dix ans.
Elle a publié un texte au sujet d’une formation inspirante à laquelle elle avait assisté, en partageant une courte citation de la formatrice principale.
Comme c’était en français, je vous en propose une version, puis nous la décortiquerons et je vous ferai part de quelques réflexions.
« Rappelez-vous que si vous voulez aider les gens, assurez-vous de les aimer, de croire en eux et d’avoir les compétences pour travailler avec eux ».
Décortiquons les trois critères de cet énoncé.
« Aimer » veut-il dire apprécier ou aimer?
La première question qui pourrait se poser, si vous lisez la version originale, est la traduction du mot « aimer », qui peut vouloir dire à la fois « apprécier » (like) et « aimer d’amour » (love).
En anglais, j’ai choisi « like » (apprécier), mais je sais que certaines personnes placent la barre plus haut et prônent le fait d’aimer leurs clients.
Je ne suis pas certain d’y adhérer complètement, même si je vois comment cela pourrait être utile, mais aussi causer des problèmes.
Mais il est certainement difficile de faire ce travail pour des clients qu’on n’arrive même pas à apprécier.
Je crois en vous
Le deuxième critère consiste à « croire en » les personnes que vous essayez d’aider.
C’en est un autre qui est épineux pour moi, parce que cette confiance peut parfois sembler absente, et nous devons alors nous demander si c’est leur responsabilité, ou la nôtre.
En discutant récemment avec ma propre coach d’un client envers qui je commençais à douter de ma confiance, elle m’a rappelé que notre formation de coach repose sur une croyance fondamentale selon laquelle les gens sont naturellement créatifs, débrouillards et entiers. Je suis donc censé croire en eux, parce que je suis CPCC (Certified Professional Co-Active Coach).
Ce qu’elle sous-entendait, c’est que si j’avais des doutes au sujet d’un client, j’avais matière à réflexion.
Et elle avait raison (comme d’habitude!)
Avoir les compétences pour aider quelqu’un
Le troisième critère de la citation pourrait être le plus délicat de tous.
Travailler avec des familles sur leurs « affaires de famille », leurs relations les uns avec les autres, pendant qu’elles déterminent comment elles vont prendre des décisions ensemble à l’avenir, ce n’est pas quelque chose qu’on peut apprendre en suivant simplement un cours, pour ensuite affirmer avec assurance qu’on a les compétences nécessaires.
Beaucoup de gens arrivent à ce travail à partir d’autres domaines qui portent davantage sur les structures et les produits, et qui relèvent davantage du contenu pour les familles.
Mon travail, et celui de beaucoup de mes amis et collègues, porte entièrement sur le processus, et très peu sur le contenu.
Voir Arts libéraux ou compétences STIM pour servir les familles pour en savoir plus sur mon point de vue au sujet de ces compétences.
Je ne suis pas le seul qui doit y croire!
Jusqu’ici, nous avons examiné la question du point de vue du conseiller qui regarde ses clients.
Bien sûr, les clients eux-mêmes ont leur propre point de vue sur leurs conseillers, qu’ils considèrent, à juste titre, comme encore plus important.
Peu de clients veulent travailler avec des gens qu’ils n’apprécient pas (ou n’aiment pas), et une telle relation est vouée à l’échec s’ils ne croient pas en nous.
Le fait que nous ayons les compétences est souvent tenu pour acquis par les clients; les conseillers doivent donc être francs et humbles au sujet de leurs compétences lorsqu’ils s’aventurent sur le terrain familial.


