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Réflexions sur une décennie de conférences du FFI
Passer du temps avec des amis et des collègues à Londres
Parfois, les anniversaires qui tombent sur un « chiffre rond » nous incitent à prendre un temps de réflexion.
J’ai eu un tel anniversaire en août, et je viens tout juste d’assister et de participer à la conférence 2024 du Family Firm Institute (FFI) à Londres, un événement auquel j’avais assisté pour la première fois en 2014, à Washington.
Au cours de la décennie écoulée, bien des choses ont considérablement évolué : le FFI en tant qu’organisation, moi et ma pratique dans ce domaine, le nombre de personnes que je considère maintenant comme des amis et des collègues là-bas et, bien sûr, le domaine même du service aux familles entrepreneuriales.
Cette semaine, je veux partager certaines de mes réflexions sur cette évolution collective, parce que même si beaucoup de choses restent les mêmes, j’ai l’impression qu’encore plus de choses ont évolué, pour le mieux.
Reprenons depuis le début
Le dernier jour de la conférence, il semblait que presque chaque conversation que j’avais avec d’autres participants finissait par dévier vers l’émerveillement devant la vitesse à laquelle tout le domaine semble changer ces derniers temps.
Entre les familles qui relancent les choses après la COVID, les nouveaux venus dans le domaine, le mouvement continu vers les bureaux familiaux (family offices) et les professionnels qui passent d’une organisation à une autre, on dirait que le niveau d’activité n’a jamais été aussi élevé.
Et c’est une bonne chose, en grande partie.
Beaucoup de changements sont nécessaires, mais ils ne seront pas tous pour le mieux à court terme, car des erreurs seront commises, des firmes prendront des mesures qui se révéleront être de faux départs, et les familles continueront d’essayer de déterminer qui peut le mieux répondre à leurs besoins, qui demeurent difficiles à définir.
Mais il semble y avoir beaucoup d’efforts et d’énergie déployés pour mieux servir les familles.
Des collègues savants et apprenants
Si je repense à il y a dix ans, à ma première conférence du FFI, je ne connaissais qu’une poignée de personnes, et je pensais que j’étais là seulement pour apprendre.
Comme j’étais nouveau dans le domaine, il y avait bien sûr beaucoup à absorber, et il était clair que ce pourrait être un long processus.
Ce que je n’avais pas mesuré au départ, c’est l’impact qu’aurait mon nouveau réseau de collègues, de plus en plus grand, sur ma courbe d’apprentissage.
À chaque conférence successive, Londres 2015, Miami 2016, Chicago 2017, Londres 2018, Miami 2019, en mode virtuel en 2020 (j’ai manqué Londres 2021), Boston 2022, New York 2023, Londres 2024, je me suis fait de nouveaux amis et de nouveaux collègues, et nous continuons à tous apprendre ensemble, les uns des autres.
Nous apprenons tous mieux en partageant ce que nous avons essayé et ce qui fonctionne (et ce qui ne fonctionne pas), dans le but de faire évoluer et mûrir notre domaine relativement jeune.
Évoluer dans la cinquantaine
Si vous croyez, en matière de développement humain, qu’une fois adultes, nous avons atteint notre sommet, vous voudrez peut-être arrêter votre lecture ici, de peur que vos croyances ne soient ébranlées.
Je venais d’avoir 50 ans quand j’y ai assisté pour la première fois, et j’entrais dans un domaine dont je venais tout juste de découvrir l’existence.
Je savais aussi que même si une grande partie de mon expérience de vie était extrêmement pertinente pour ce travail, je devais évoluer et grandir en tant que personne, et acquérir les compétences et les comportements nécessaires pour bien faire ce travail.
J’avais vécu ma vie en croyant que le « cercle de l’entreprise » était primordial, mais j’avais maintenant (enfin) compris que c’est dans le « cercle de la famille » que se fait le travail le plus difficile et le plus important.
Cette transition n’est pas aussi simple qu’elle peut le sembler, et je suis heureux d’annoncer que mes efforts en ont valu la peine et ont été récompensés.
Des collègues du FFI à la hauteur des défis
Je ne sais pas si c’était dû au fait que j’étais « nouveau » dans le domaine à l’époque, mais il me semblait qu’en ce temps-là, bon nombre des présentateurs des ateliers en petits groupes partageaient leurs grands succès et bombaient le torse devant leurs admirateurs.
Mon récent séjour à Londres a été bien différent, puisque la plupart des présentations auxquelles j’ai assisté ont été données avec beaucoup d’humilité et une volonté d’apprendre des autres professionnels présents dans la salle.
Le caractère international de l’organisation demeure l’une de ses plus grandes qualités, car nous profitons tous de la possibilité d’apprendre comment ce travail se fait dans différentes cultures et régions du monde.
Je continue d’espérer que le Family Firm Institute grandira de belle façon et créera l’environnement nécessaire pour que cette communauté de pairs puisse se rencontrer, partager et apprendre les uns des autres, au profit des familles entrepreneuriales de partout.


