Family business and legacy adviser

Quoi faire ou comment le faire

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La première partie est relativement facile

J’ai l’impression que ça fait un bout de temps que je n’ai pas salué la mémoire de mon défunt père ici, alors à certains égards, c’est peut-être dû depuis longtemps.

C’était un entrepreneur immigrant qui a vécu le rêve canadien : il est arrivé ici presque sans rien à l’adolescence et a fini par bâtir une entreprise familiale très prospère.

En travaillant pour lui à divers titres pendant ma jeunesse, j’ai pu entendre d’importantes paroles de sagesse qui ne me quitteront jamais.

En plus de l’une de mes préférées, sur le fait que simple et facile, ce n’est PAS la même chose, il y a celle à laquelle fait allusion le titre de ce billet.


Des experts qui vous disent quoi faire

Dans le domaine où je passe maintenant tout mon temps, à travailler avec des familles entrepreneuriales et à les accompagner dans les défis de leurs transitions intergénérationnelles, je rencontre toujours des familles qui ont reçu d’excellents conseils de conseillers experts.

L’un des problèmes auxquels les familles peuvent rapidement se heurter, c’est que même si la partie « quoi faire » des conseils semblait excellente, elle s’est révélée insuffisante au moment de passer à la partie « comment le faire ».

Pour revenir à papa, je l’entends encore dire pour la énième fois : « D’abord, il faut déterminer quoi faire, ensuite on s’inquiétera de comment le faire ».

Il était doué pour trouver les ressources nécessaires pour la première partie, mais il était encore meilleur pour déterminer les étapes nécessaires pour réussir la deuxième partie.

Il écoutait toutes sortes d’idées et de conseils, mais il se faisait sa propre opinion, en se demandant toujours comment mettre la solution en place.


Des exemples tirés des transitions de patrimoine familial

Presque chaque fois qu’on me présente une famille, beaucoup de travail a déjà été fait avec d’autres professionnels pour mettre en place une partie de la structure en vue de leur éventuelle transition de patrimoine.

Il y a habituellement des testaments pour les parents, il y a peut-être eu des gels successoraux pour cristalliser la valeur d’une entreprise pour une génération afin que la croissance puisse être plus facilement détenue par la suivante, d’importantes polices d’assurance sont peut-être en place, et une certaine structure de fiducie existe peut-être déjà.

Ces familles auront été bien conseillées sur ces outils par des professionnels bien intentionnés, qui ont tous servi un certain nombre d’autres familles avec des produits semblables.

Tout cela relève de la catégorie « quoi faire ».

La question que peu de gens se sont posée en cours de route, c’est : comment tout cela va-t-il fonctionner avec les membres de ma famille?

« Eh bien, tenez une réunion de famille pour leur annoncer tout ça » est peut-être le seul conseil qu’ils reçoivent pour cette partie. Si seulement c’était aussi simple.


La charrue devant les bœufs

Dans ces cas, qui demeurent la norme, de nombreuses décisions ont déjà été prises, avant même qu’on tente d’avoir des conversations avec les enfants.

Ces plans sont faits pour un groupe de personnes, mais ces personnes, pour qui tout cela est censé être fait, n’ont jamais été consultées.

L’attente silencieuse selon laquelle « c’est nous qui savons » va de soi, tout comme celle selon laquelle « ils devraient simplement être contents de ce qu’on leur donne ».

Pour moi, c’est mettre la charrue devant les bœufs, ou une façon de faire les choses complètement à l’envers.

Et je reconnais que je suis minoritaire à penser ainsi.

Et ça me va très bien.


Complexité et cocréation

Dans la plupart des familles, la façon de faire que j’ai décrite plus haut suffit. Mais je ne parle pas de « la plupart des familles ».

Quand le patrimoine est assez important pour nécessiter des outils et des structures complexes, il incombe aux familles de déployer des efforts beaucoup plus réfléchis pour bien faire les choses.

L’idée est de faire durer le patrimoine ET faire durer la famille, et ça demande du travail.

Il y a quelques mois, dans Les conversations familiales que vous savez devoir avoir, nous avons examiné une partie de cette question. Notez le pluriel, « conversations », parce qu’il ne s’agit pas d’une discussion « unique et terminée ».

La partie « comment le faire » peut aussi bénéficier d’un accompagnement et d’un soutien impartiaux de l’extérieur.

Laissées à elles-mêmes, les familles parviennent rarement au niveau de discussion et de conversation entre les générations qui est nécessaire pour amener tout le monde en mode cocréation.

Heureusement, il y a maintenant plus de gens qui font ce travail pour les aider.

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