Family business and legacy adviser

Clarifier les faits, éliminer les interprétations

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Assurez-vous de bien saisir ces distinctions

Cette semaine, nous allons explorer un terrain où la confusion peut facilement s’installer, dans l’espoir de donner aux lecteurs une meilleure compréhension de ce qui prépare souvent le terrain pour que les choses dérapent.

Nous restons dans l’univers des familles qui prévoient transmettre leur entreprise et leur patrimoine à la génération suivante, ce qui, nous le savons déjà, peut être assez complexe.

Quand je travaille avec de telles familles, il faut un certain temps et un certain nombre de rencontres (individuelles et en groupe) avant que j’aie l’impression d’avoir une bonne maîtrise de tous les faits.

L’une des parties les plus difficiles de ce travail est de m’assurer que j’apprends réellement des faits objectifs sur l’historique et le contexte actuel, parce que tant de gens glissent vers le partage de leurs interprétations des faits, sans même se rendre compte de la distinction.


L’exemple du diagramme familial (ou génogramme)

Ceux qui font ce genre de travail, qui accompagnent les familles dans ce cheminement, commencent souvent par recueillir des faits et se mettent aussitôt à dessiner un diagramme familial (ou génogramme).

Cela demeure la meilleure façon de consigner de nombreux détails importants sur l’arbre généalogique élargi, y compris le rang de naissance des frères et sœurs, et des faits comme les dates de naissance, de mariage, de divorce et de décès.

La vieille expression sportive « On ne peut pas reconnaître les joueurs sans programme » me vient souvent à l’esprit quand je fais cela.

Quand mes collègues parlent de cet outil, quelqu’un finit toujours par demander : « Est-ce que vous montrez le génogramme à la famille? »

Ma réponse est toujours « Ça dépend », ce qui laisse parfois les gens sur leur faim.

Mais c’est l’exemple parfait de la distinction entre un génogramme qui ne contient que des faits et un génogramme auquel on a ajouté des interprétations et des évaluations subjectives .

Je n’ai aucun problème à montrer aux membres de la famille un génogramme qui ne contient que des faits, à 100 %, ne serait-ce que pour m’assurer d’avoir les bons faits.


Ne faites pas comme Elaine dans Seinfeld!

D’habitude, je poursuis mon explication avec une histoire sur le danger potentiel que mes interprétations soient vues par le mauvais public.

Je demande ensuite si les gens se souviennent de l’épisode de la série télé Seinfeld où Elaine va chez le médecin.

À un moment donné, le médecin quitte la pièce, mais le dossier d’Elaine reste sur son bureau, et pendant son absence, elle ne peut résister à la tentation d’ouvrir le dossier pour voir ce qu’il contient.

Elle y découvre qu’il a noté qu’elle est une « patiente difficile », et les choses se gâtent à partir de là.

Et c’est l’explication parfaite de la raison pour laquelle je préfère garder ce genre de notes dans ma tête et ne jamais les écrire nulle part.


Les interprétations entre les membres de la famille

Une grande partie de mon travail consiste à aider les membres de la famille à avoir des conversations sur des sujets difficiles.

Ils savent qu’ils devraient avoir ces discussions, mais ils n’arrivent pas à les tenir et à faire en sorte qu’elles se passent bien quand ils sont laissés à eux-mêmes; c’est pourquoi le recours à un facilitateur peut être d’une aide énorme.

L’une des façons les plus simples dont je peux être utile, c’est de m’assurer qu’ils connaissent la différence entre les affirmations qu’ils font qui sont des faits et celles qui sont leurs propres interprétations subjectives des faits.

Un exemple pourrait être utile. « Sam se fiche de son travail, il n’arrive jamais à l’heure », ce n’est pas la même chose que « Sam est arrivé avec une demi-heure de retard aujourd’hui, et c’est aussi arrivé deux fois la semaine dernière ».

Je pense que vous voyez la différence.

Mais quand les accusations personnelles commencent à fuser, les choses peuvent dégénérer rapidement. D’où l’importance de faire participer une tierce partie neutre pour garder le calme.


Entendons-nous d’abord sur les faits

C’est incroyable à quel point le simple fait de s’assurer que toutes les parties s’entendent d’abord sur les faits peut être utile.

Un collègue respecté m’a récemment expliqué que c’est parce que la partie du cerveau qui traite les faits est distincte de celle qui s’empêtre dans les émotions; insister délibérément pour que les gens prennent le temps d’utiliser la partie réflexive de leur cerveau peut donc être très utile.

Quand quelqu’un a la responsabilité de garder les parties concentrées sur la réalité des faits, des conversations plus productives et moins émotives peuvent avoir lieu.

Les membres de la famille ont simplement tendance à se comporter de façon plus civilisée les uns envers les autres quand une personne extérieure à la famille est à la table.

Si cette personne comprend aussi son rôle et sait comment le jouer, c’est encore mieux.

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