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Apporter de la clarté peut entraîner toutes sortes de changements
L’un des aspects que j’adore dans ma pratique au service des familles entrepreneuriales, c’est la variété des situations auxquelles je suis exposé.
Et parfois, la façon dont les choses s’enchaînent d’un jour à l’autre fait ressortir des juxtapositions intéressantes qui me font un peu hocher la tête.
C’est arrivé de nouveau récemment, et je me suis rendu compte que je voulais en parler ici, mais il me fallait une façon de relier les cas entre eux de manière à peu près cohérente.
J’ai donc opté pour l’idée d’apporter de la clarté, et nous verrons si je peux transformer cet ensemble récent de circonstances en quelque chose d’utile et de divertissant.
La bonne version et la vilaine (et parfois aussi la mauvaise)
Avec mes excuses à Clint Eastwood et au titre du film des années 1960 (Le Bon, la Brute et le Truand), nous n’examinons que deux scénarios dont je m’occupe actuellement; il n’y a donc pas de « mauvaise » version, seulement une « bonne » et une « vilaine ».
Travailler avec des membres d’une famille qui possèdent ensemble une entreprise ou des actifs peut m’amener dans des situations très prometteuses pour les aider à accomplir des choses encore plus grandes, et il est toujours agréable de s’y investir.
D’autres fois, on fait appel à moi quand les choses déraillent un peu (ou beaucoup), ce qui m’amène parfois à essayer de les aider à éviter le pire.
Comme vous pouvez l’imaginer, ce genre de clients est moins agréable à accompagner.
En tant qu’« apprenant à vie » avoué, je vois ces cas comme un laboratoire d’apprentissage pour moi, et comme une occasion de travailler différentes compétences, comme la médiation.
L’approche du couteau suisse
Quand je réfléchis à la raison pour laquelle certaines situations de clients m’attirent, une partie de ce qui suscite parfois mon intérêt, c’est la chance d’essayer d’apporter une valeur ajoutée dans des cas où l’issue ne sera peut-être pas rose.
De tels cas m’amènent à me dépasser et à apprendre, et à ajouter des outils à mon coffre, ou des lames au couteau suisse auquel j’aime parfois me comparer.
Entrons donc dans certains des détails de mon horaire récent, qui m’a amené à rencontrer la famille « Sanders » le jeudi, puis à travailler sur le dossier des frères « Fletcher » le vendredi.
Ces situations sont à peu près aussi éloignées l’une de l’autre que possible pour des gens qui font mon travail, et je suis fier d’être à l’aise dans l’un comme dans l’autre scénario.
Optimiser le bureau familial après un événement de liquidité
« Rob Sanders » a communiqué avec moi l’automne dernier, après avoir entendu parler de moi par une personne en qui il avait confiance.
Sa famille avait commencé à travailler sur son « projet de bureau familial (family office) » il y a un certain temps, mais la firme avec laquelle elle faisait affaire n’était pas en mesure de continuer à la guider dans son parcours.
Après lui avoir parlé et m’être informé de la situation, j’ai compris qu’il s’agissait d’un cas où mes partenaires chez Blackwood Family Enterprise Services seraient en mesure de créer une solution plus détaillée et plus durable, conforme à ce que le client recherchait.
Nous avons entrepris un « projet de découverte » complet avec tous les membres de la famille, qui a culminé par une réunion de famille en personne d’une journée complète, tenue un jeudi récent dans un hôtel d’aéroport d’une grande ville canadienne.
À la fin de la journée, chaque membre de la famille avait beaucoup plus de clarté sur ce que la famille essayait d’accomplir et sur le rôle que chacun pouvait y jouer.
Nous avons préparé le terrain pour un accompagnement de suivi que nous pourrons continuer d’offrir à la famille.
Garder les choses sur les rails un peu plus longtemps
Après une journée agréable et productive avec la famille Sanders, j’ai roulé moins d’une heure et j’ai passé la nuit dans un autre hôtel, en me demandant à quel point la journée du lendemain avec des membres de la famille Fletcher serait différente.
Il y a environ un mois, dans Le mirage du « plan A » dans la transition de l’entreprise familiale, nous avons vu comment tant de familles présument à tort que transmettre à la relève une propriété et des responsabilités de gestion égales fonctionnera bien.
Les Fletcher sont un cas d’école, et quand deux frères et sœurs ne peuvent même pas se parler, il est difficile de diriger une entreprise ensemble.
Quand on y ajoute d’autres dynamiques familiales complexes, les choses peuvent rapidement mal tourner.
La clarté que j’essaie de les aider à acquérir, c’est que ce qu’ils ont tenté de faire ne fonctionne pas.
J’essaie aussi de les aider à clarifier les options qui s’offrent à eux pour réduire au minimum les dommages qu’ils pourraient causer à leur famille et à leur entreprise.
Malheureusement, parfois, éviter le pire est à peu près tout ce que nous pouvons faire.


