Family business and legacy adviser

Les conversations familiales difficiles et le cadeau de la facilitation

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Comment je parle de mon travail

Il ne se passe pas une journée sans que j’aie au moins une ou deux conversations sur le genre de travail que je fais.

Je ne sais pas si les gens qui ont des « emplois plus ordinaires », comme les enseignants, les policiers ou les comptables, passent autant de temps à donner des détails et des exemples du travail qu’ils font.

Mais dans mon cas, comme je travaille avec des familles qui possèdent toutes soit une entreprise ensemble, soit des actifs importants en copropriété, il y a souvent beaucoup de curiosité sur ce à quoi ça ressemble et sur ce que ce travail implique vraiment.

Dans la plupart des cas, l’un des éléments qui font qu’on m’appelle a quelque chose à voir avec une transition intergénérationnelle, à venir ou passée, ou une combinaison des deux.

Comme je parle de tout cela avec beaucoup de gens, des clients potentiels aux clients, en passant par des collègues et d’autres personnes, j’ai l’occasion de « tester » différentes façons de parler de la carrière que j’ai choisie.

Une fois que je suis à l’aise avec une formulation qui semble trouver écho quand je parle aux gens, j’aime en dire davantage par écrit ici.


Les conversations qu’elles savent devoir avoir

Ce que je mentionne habituellement en premier, c’est qu’il y a des conversations que les familles que j’accompagne doivent avoir afin de s’assurer que tout est clair et que l’harmonie familiale est préservée.

Ces conversations portent généralement sur des sujets dont les leaders de la famille savent déjà qu’ils devraient parler; je n’ai jamais dit « vous devriez parler de ceci en famille » et reçu une réponse du genre « Vraiment? Je n’y avais jamais pensé ». Ils le savent tous.

Mais s’ils savent qu’ils devraient parler de ces choses, alors pourquoi ne le font-ils pas déjà?

Eh bien, il y a quelques raisons, notamment le fait que ce sont des conversations difficiles, que la plupart des gens ne savent pas comment amorcer ces discussions et qu’ils ont peur que les choses tournent mal.

Ce sont toutes des raisons valables qui expliquent pourquoi la plupart des familles préfèrent « pelleter par en avant » et peut-être s’en occuper la semaine prochaine, le mois prochain ou l’an prochain.


Laissées à elles-mêmes, la plupart des familles n’iront pas là

Quand les gens savent qu’ils devraient faire quelque chose, mais n’arrivent pas à s’y mettre par eux-mêmes, ils peuvent tout simplement abandonner.

Tôt ou tard, toutefois, il arrive souvent que les choses empirent, et alors la nécessité d’avoir ces conversations augmente, et le fait d’avoir trop attendu entraîne des conséquences négatives encore plus grandes.

Cela les pousse souvent à chercher de l’aide, mais beaucoup d’entre eux ne savent pas vers qui se tourner.

Heureusement, l’écosystème dans lequel je travaille, au service des familles entrepreneuriales, continue de croître et d’être mieux connu.

Ce dont la plupart de ces familles ont vraiment besoin pour commencer, c’est de quelqu’un pour faciliter ces discussions pour la famille.


Facilitation : du mot « facile »

Les lecteurs réguliers savent qu’en tant que Montréalais de toujours, je suis bilingue, ayant appris le français dans mon enfance, et je continue de le parler tous les jours.

Les mots « faciliter » et « facilitateur » ont comme racine le mot « facile », et c’est d’ailleurs ce que veut dire le mot anglais « easy ».

Et c’est exactement le rôle d’un facilitateur : rendre les choses plus faciles.

Les conversations difficiles sont difficiles à amorcer, parce qu’on a toujours peur que les choses dégénèrent rapidement et dérapent.

Un bon facilitateur sait comment mener ces conversations, en établissant la confiance avec tous les participants à l’avance, et il ne prend pas peur quand la température commence à monter dans la salle.


Âge, expérience, formation, attitude

Un certain nombre de facteurs doivent habituellement être réunis pour qu’une personne réussisse dans ce travail.

Parmi les principaux qui me viennent à l’esprit, il y a l’âge, l’expérience, la formation et l’attitude.

Les personnes plus âgées sont généralement meilleures dans ce rôle que les plus jeunes, parce qu’elles peuvent, on l’espère, inspirer davantage le respect de toutes les personnes concernées.

Celles qui ont une expérience vécue de certaines des questions auxquelles font actuellement face les familles qu’elles servent seront aussi généralement mieux en mesure d’aborder les choses de façon plus pratique.

Même si bon nombre de ces qualités viennent plus naturellement à certains qu’à d’autres, la formation que les gens ont reçue dans les domaines précis des techniques de facilitation, de coaching et de médiation est aussi très pertinente.

Tout cela se résume à l’attitude et au niveau d’aisance de la personne lorsqu’elle accompagne des familles dans des situations qui peuvent être très émotives.

Les conversations importantes peuvent être difficiles, mais avoir un bon facilitateur pour guider le processus aide toujours.

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