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Un regard neuf sur la définition de « qui fait partie de la famille »?
Écrire ce blogue chaque semaine me permet de voir des sujets revenir au fil du temps et de constater que l’évolution influence les choses de bien des façons.
Le monde évolue, l’écosystème des professionnels au service des familles continue de croître et de progresser, et ma pratique gagne sans cesse en maturité.
Certains sujets « intemporels » se présentent de différentes façons pour les familles et pour ceux qui les servent.
Par exemple, La planification de la continuité : qui est à la table remonte à 2019, et cette semaine, nous allons revenir sur ce sujet sous un nouvel angle.
Je vais aussi présenter l’idée d’un « projet familial », grâce à un heureux hasard de vocabulaire.
Mon penchant pour davantage de « familiarité »
Les lecteurs réguliers reconnaîtront ma tendance de longue date à vouloir inclure davantage de membres de la famille dans la planification de la continuité, puisque c’est probablement l’un de mes principaux chevaux de bataille depuis plus de dix ans.
Même si je continue de croire que la plupart des familles devraient s’efforcer d’augmenter le nombre de places à cette proverbiale table, je tiens à reconnaître qu’il existe en fait des limites logiques à ce qui est bénéfique.
Ce n’est pas parce que « un peu c’est bien » que cela veut automatiquement dire que « plus, c’est mieux » dans tous les cas.
Cette idée s’est imposée haut et fort récemment dans mon rôle de conseiller d’équipes de projet pour les participants du programme Family Enterprise Advisor.
Au cours des deux dernières cohortes, où j’ai travaillé avec une équipe multidisciplinaire de professionnels chargée de trouver et de servir une véritable entreprise familiale, j’ai aussi réussi à m’inviter à la présentation finale de toutes les équipes de la cohorte.
On apprend beaucoup dans ces séances, que l’on soit participant, formateur ou l’un des chanceux conseillers d’équipe qui y assistent.
La maxime « d’abord, ne pas nuire » prend vie
Lorsqu’on lâche une équipe de personnes inscrites à un programme de formation des cadres pour qu’elle aille trouver une famille et lui propose de participer à un projet de découverte, il faut que certaines lignes directrices soient en place.
L’une d’elles, empruntée au monde de la médecine et au serment d’Hippocrate, est la maxime toute simple : « d’abord, ne pas nuire ».
Ayant assisté aux présentations de fin de projet de plusieurs équipes au cours des derniers mois, j’ai pu voir quelques versions de ce principe, et je veux partager ces points de vue ici.
Ce que j’ai fini par découvrir, c’est qu’il y a quelques façons de voir le « ne pas nuire », au-delà du simple fait de penser et de dire « n’empirons pas les choses ».
Quelques-unes des présentations que j’ai vues ont en fait étendu le concept aux choix faits au moment de décider quels membres de la famille participeraient au projet familial.
Trouver le nombre idéal de participants
En tant que conseiller des équipes qui se lancent dans ces projets, l’une des premières questions qu’on me pose est : « De combien de membres de la famille avons-nous besoin? »
Comme un projet de 4 à 5 mois est un exercice un peu « artificiel », arriver à un nombre raisonnable, idéalement environ 5 à 8 personnes à interviewer, est une question cruciale.
Lorsque les équipes présentent le parcours de leur projet à leurs collègues de classe, la question de « qui en fait partie et qui n’en fait pas partie » est toujours abordée.
Mes petits moments « eurêka » à ce sujet tournent autour de l’angle du « ne pas nuire ».
Une équipe a souligné qu’un frère ou une sœur de la famille de leur projet avait été exclu, par crainte qu’il ou elle « nuise » au bon déroulement du projet. J’ai trouvé que c’était une façon originale d’exprimer la raison de cette exclusion.
Une autre équipe a souligné que, dans la famille avec laquelle elle a travaillé, un frère ou une sœur avait été exclu parce qu’on percevait que participer au projet pourrait nuire à sa santé mentale. Cela correspond davantage à la vision traditionnelle du « ne pas nuire », mais avec une touche individuelle, liée à la santé mentale.
Mon heureux hasard de vocabulaire : le « projet familial »!
Je trouve intéressant de voir comment une construction artificielle comme un projet d’équipe en formation des cadres peut se prêter à l’apprentissage de la façon dont une famille pourrait se lancer dans un « projet familial ».
Lorsque je travaille avec une famille dans le « vrai monde », nous passons aussi du temps à évaluer et à réfléchir à qui, au juste, devrait être inclus dans notre travail commun.
Ce n’est pas aussi simple qu’on pourrait le penser, et c’est véritablement une « décision familiale ».
Commencer petit, puis éventuellement élargir le groupe plus tard, sont des idées que je propose toujours.
Créer une situation où tout le monde est invité, mais où personne n’est obligé d’assister aux réunions est aussi encouragé.
Tout « projet familial », surtout lorsqu’il s’agit de lancer une gouvernance familiale, exige beaucoup de réflexion et de planification.


