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Les deux approches sont TELLEMENT différentes
Les familles entrepreneuriales qui se préparent à transférer les responsabilités et la propriété des actifs à la génération suivante font habituellement appel à divers experts en cours de route.
Mes lecteurs réguliers savent que je me spécialise dans l’accompagnement des familles dans de tels parcours, en essayant de les aider à bien faire les choses.
Vous savez aussi que je suis parfois frustré de voir que ce travail sur les « relations humaines » joue souvent les seconds violons derrière celui des experts qui soutiennent les familles avec des services plus faciles à comprendre, comme la gestion de placements, les stratégies fiscales et les structures de fiducie.
Chaque semaine, j’essaie ici de mettre en lumière certains des défis de ce travail, et ce billet ne fait pas exception.
Je suis aussi un éternel apprenant, toujours à la recherche de façons nouvelles et meilleures de soutenir ceux qui choisissent de travailler avec moi.
La théorie des systèmes familiaux comme base
Cela fait plus de dix ans que je me suis plongé pour la première fois dans l’apprentissage de la théorie des systèmes familiaux, plus précisément celle de Bowen.
J’ai même écrit un livre sur cette démarche, Interdependent Wealth, publié en 2019.
Plus récemment, je suis tombé sur un cours sur la pensée systémique (c’est-à-dire les systèmes en général, et pas seulement les systèmes familiaux) et j’ai décidé qu’il valait la peine de le suivre.
Je savais que j’allais beaucoup en apprendre, et c’est ce qui s’est produit. Cette semaine, je veux vous faire part d’un apprentissage en particulier, au profit de ceux qui, comme moi, travaillent à la continuité des familles.
Le titre de ce billet donne un bon indice, mais je sais que je dois mettre tout cela dans son contexte pour que ce soit clair.
Commençons par ce qui me semble évident : ceux qui servent les familles avec des produits et services comme ceux mentionnés plus haut sont des résolveurs de problèmes.
Et les familles ont effectivement des problèmes à résoudre, alors ces résolveurs de problèmes sont vraiment nécessaires.
De grâce, ne vous arrêtez pas là. Il reste du travail à faire!
Ce qui arrive si souvent, cependant, c’est qu’une fois qu’une de ces « solutions aux problèmes » est en place, la famille croit que son travail est terminé et que tout le reste va se régler tout seul.
Tant de ceux qui servent les familles arrivent avec l’angle du « fournisseur de solutions », et trop peu d’entre nous abordent les choses sous l’angle « comment pouvons-nous améliorer la situation de votre famille? ».
Le cours sur la pensée systémique que j’ai suivi m’a donné une nouvelle façon de réfléchir à ce défi et d’en parler, comme je l’espérais.
La « résolution de problèmes » par opposition à « l’amélioration d’une situation » provient de deux types de pensée systémique, malheureusement appelés « dure » et « souple ».
La pensée systémique « dure » et la pensée systémique « souple »
Si j’utilise le mot « malheureusement » plus haut, c’est parce que cela ne fait que répéter un terme qui est mal interprété dans ce travail, où l’on classe si souvent mon domaine de spécialisation parmi les « compétences non techniques » (soft skills).
Je ne sais pas trop pourquoi, mais les compétences non techniques sont souvent dénigrées comme étant moins importantes.
J’ai beaucoup écrit à ce sujet, notamment dans Les arts libéraux par rapport aux compétences STIM pour servir les familles, et « Circle Gets the Square » : la version non hollywoodienne.
Bref, la pensée systémique dure vise à résoudre un problème précis, tandis que la pensée systémique souple vise à améliorer une situation.
Voici ce que le résumé par IA de Google m’a répondu quand je lui ai posé la question :
La pensée systémique dure applique des méthodes quantitatives et structurées pour résoudre des problèmes techniques bien définis ayant une seule solution optimale, en se concentrant sur des critères objectifs et des résultats prévisibles.
La pensée systémique souple utilise des approches qualitatives centrées sur l’humain pour aborder des problèmes complexes et ambigus faisant intervenir de multiples points de vue subjectifs, en visant des changements souhaitables et réalisables plutôt qu’une seule solution parfaite.
(C’est moi qui souligne en gras et en italique)
D’autres métaphores et analogies
Je me suis dit que, puisque je travaille avec des familles, je devrais proposer quelques analogies ou métaphores liées aux familles.
Alors voilà.
Comme je viens de célébrer mon 33e anniversaire de mariage, allons-y. Nous avons eu un mariage, au cours duquel nous avons signé des documents pour officialiser notre union.
C’était un événement d’une journée, et les 33 années de mariage qui ont suivi ont surtout consisté à apprendre à vivre ensemble.
Le prêtre qui nous a mariés s’est chargé de résoudre notre problème de ne pas encore être mariés, mais le travail d’un mariage et de la vie commune est beaucoup plus profond.
Puis sont arrivés les enfants
Des années plus tard, ma femme a donné naissance à deux enfants formidables, avec l’aide de quelques médecins et infirmières en cours de route.
Ils ont aidé à résoudre le problème de faire sortir les bébés de son ventre, mais le travail de les élever a été une entreprise de tous les jours.
Le volet « souple » est toujours présent, et c’est beaucoup de travail.
Aider certaines familles dans la tâche de démêler des transitions complexes se passe mieux avec le bon soutien, dur et souple.


