|
Getting your Trinity Audio player ready...
|
Certains sujets sont toujours à l’ordre du jour
Travailler avec des familles qui veulent faire passer leur patrimoine ou leur entreprise d’une génération à la suivante est fascinant et stimulant.
Ce qui rend ce travail agréable pour moi, c’est en partie le fait que deux journées ne se ressemblent jamais, parce que chaque famille est différente.
Mais certains aspects du travail sont prévisibles à coup sûr, et j’aime toujours essayer de les souligner quand je trouve une façon intéressante de le faire.
C’est donc là que nous allons cette semaine, avec un clin d’œil à une amie et collègue de longue date (B.E.) qui a inspiré ce billet sans le savoir.
Elle animait un webinaire et a mentionné innocemment quelque chose comme « …travailler avec les familles sur leurs anxiétés et leurs aspirations… »
J’ai noté cette expression, adorant l’allitération, que j’ai plus tard décidé de prolonger dans mon titre.
Une allitération plutôt qu’un moyen mnémotechnique
Les lecteurs fidèles se souviendront peut-être que j’avoue écrire ces billets hebdomadaires pour moi-même, comme une façon de continuer à affiner ma réflexion sur la carrière dans laquelle je me suis retrouvé.
Il m’arrive de trouver un moyen mnémotechnique pour retenir quelque chose, comme je l’ai fait encore il y a quelques semaines avec Idées pour composer avec la Family CRAP, ou il y a plus de huit ans dans Commencez à faire le ménage dans votre M.E.S.S.
Même si les moyens mnémotechniques ont été une valeur sûre pour moi au fil des ans, je suis à peu près certain que c’est la première fois que j’utilise une allitération.
Même si « anxiétés et aspirations » se qualifie à peine, j’ai décidé d’ajouter stratégiquement « encore », pour des raisons que je vais expliquer.
Les anxiétés et les aspirations des familles autour des transitions du patrimoine
Il est tout à fait normal que les familles ressentent de l’anxiété lorsqu’elles réfléchissent à la façon dont elles vont transmettre leur entreprise ou leur patrimoine à la génération suivante.
Mon ami M. Google dit que les anxiétés sont des « sentiments d’inquiétude, de peur ou d’appréhension », et je sais que beaucoup de membres de familles ressentent régulièrement ce genre de sentiments.
Les aspirations, selon la même source, sont de « forts désirs ou ambitions à l’égard de ce que l’on espère accomplir », et bien des membres de familles ont aussi de nombreux désirs de ce genre.
Quand une famille a la chance de posséder un patrimoine important, ce que certains qualifient de puissant amplificateur, ces deux catégories, les anxiétés et les aspirations, deviennent beaucoup plus grandes que pour la famille moyenne d’à côté.
Elles ne disparaissent jamais vraiment
Les familles composent avec ces aspects négatifs potentiels et ces inquiétudes depuis la nuit des temps, et les espoirs de ce qu’elles peuvent accomplir grâce à leur position privilégiée sont aussi toujours présents.
Pour ceux d’entre nous qui travaillons avec ces familles, une partie de notre rôle consiste à normaliser le fait que ces sentiments sont réels, qu’ils existent et que la meilleure façon d’y faire face est de les nommer et d’en parler régulièrement en famille.
Le billet sur la Family CRAP mentionné plus haut porte entièrement sur le fait de se réunir régulièrement et de façon productive (Convening Regularly And Productively).
Ce dont je n’ai pas parlé dans ce texte, c’est que les anxiétés et les aspirations sont toujours sur la table, même quand elles ne sont pas nommées ainsi.
Elles sont juste sous la surface dans presque toutes les discussions.
La famille est composée de nombreux individus
Les choses seraient beaucoup plus simples s’il existait une chose unique appelée « l’anxiété familiale »; bien sûr, chaque personne a sa propre version.
Il en va de même pour leurs aspirations.
C’est pourquoi il est si important d’avoir un forum pour en discuter en famille.
Quand les membres de la relève comprennent pourquoi leurs parents s’inquiètent de certaines choses, les conversations à ce sujet peuvent rassurer les gens.
Quand les parents entendent leurs enfants parler de certaines de leurs aspirations, la famille peut trouver des façons de les soutenir.
Faire mousser, rincer, répéter. Encore et encore
Ces discussions ne sont pas un événement « ponctuel ». Elles doivent continuer d’avoir lieu, encore et encore.
Quand je travaille avec une famille depuis quelques années, j’ai l’impression d’être le chef de la répétition, parce que nous revenons constamment sur les mêmes sujets, et c’est ainsi que ça doit être.
Il y aura toujours des anxiétés, et celles de 2015 ou de 2020 ne sont pas les mêmes que celles de 2025.
Et celles de 2030 et de 2035 seront encore différentes.
Il en va de même pour les aspirations de chaque personne : elles évoluent et changent constamment.
Aborder les anxiétés et les aspirations n’est jamais à l’ordre du jour en soi, mais en même temps, elles sont toujours à l’ordre du jour.
Et elles reviennent encore et encore, et c’est une bonne chose.
Les familles qui se font un devoir de se réunir pour en discuter s’en sortiront mieux que celles qui ne le font pas.


