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Une compréhension commune repose sur la clarté
Le billet de cette semaine pourrait bien tourner en petit coup de gueule au sujet de mots que j’ai entendu certaines personnes employer dans certaines situations et qui me font frémir, parce que j’ai l’impression qu’ils sont flous ou mal choisis.
Nous passerons en revue quelques exemples pour planter le décor, puis, je l’espère, nous en tirerons quelques leçons pour les familles et leurs conseillers qui travaillent ensemble en vue d’une éventuelle transition d’une génération à la suivante.
Il se trouve que j’ai entendu récemment quelques-unes de ces formulations coup sur coup, et c’est ce qui a mis le sujet sur mon radar.
Ça m’a aussi fait réfléchir au fait que, très souvent, le mot clé qui me fait grincer des dents est un verbe.
Allons-y, plongeons et voyons où cela nous mène.
Travailler avec un coach
Pour le premier exemple, je dois commencer par ce que je considère comme le bon verbe.
Je suis coach et j’ai un coach (comme tous les bons coachs).
Quand je pense à ce genre de relation, je parle toujours de « travailler avec » un coach.
Imaginez la réaction de mes oreilles quand, assis dans une salle à écouter une présentation, j’ai entendu quelqu’un mentionner qu’une autre personne « consultait un coach »!
Aïe; attendez, quoi?
De toute évidence, la personne qui parlait était soit confuse, soit mal informée.
On consulte un thérapeute ou un psychologue, ou nommez ici une autre profession, mais on ne « consulte » pas un coach.
Sans manquer de respect à quiconque consulte une telle personne, je ne veux surtout pas ajouter à la stigmatisation qui entoure cela.
Si vous fréquentez quelqu’un qui se trouve à être coach, je vous le pardonnerai peut-être, mais sinon, NON.
Faire partie d’un conseil
L’exemple suivant vient du fait d’avoir entendu quelqu’un dire qu’il siégeait à un conseil.
Pour avoir moi-même siégé à ma part de conseils au fil des ans, je peux dire qu’il y avait beaucoup plus de travail à faire que simplement rester assis.
Je reconnais qu’il existe des conseils où bon nombre de personnes ne font guère plus que s’asseoir, mais je n’ai jamais fait partie d’un tel conseil et, si c’était le cas, je n’y resterais probablement pas longtemps.
Je préfère dire que je fais partie d’un conseil, et en avoir fait partie pendant plusieurs années récemment a été très gratifiant pour moi, et j’en ai beaucoup appris.
Oui, il y a des « sièges » autour d’une table de conseil, et ils sont dirigés par une « présidence », mais s’il vous plaît, pas question pour moi de simplement siéger à des conseils.
Faire un MBA
Le troisième exemple m’habite depuis quelques décennies, depuis que j’ai fait mon MBA.
Il y avait en effet beaucoup de « faire » pendant ces deux années.
Ma bête noire dans ce cas-ci, c’est quand j’entends des gens parler d’« aller chercher » leur MBA.
Si vous avez l’impression d’être simplement « allé chercher » un MBA, plutôt que d’avoir fait l’effort de le « faire », alors ça n’en valait probablement pas la peine.
Si je mentionne que je vais arrêter à l’épicerie, ma femme pourrait me demander d’« aller chercher du lait » (et je répondrai habituellement « Oui, ma chérie »).
On ne prend pas un MBA comme ça, sur une tablette.
Tout comme pour le fait de siéger à un conseil, tout repose sur l’effort significatif et l’expérience vécue.
L’angle de l’entreprise familiale dans tout ça
J’ai mentionné d’entrée de jeu que ce billet pourrait ressembler à un petit coup de gueule, et jusqu’ici, c’est probablement l’impression qu’il donne.
Mais j’ai l’habitude de rassembler mes réflexions d’une manière qui peut être utile aux familles qui travaillent à la transition de leur entreprise ou de leur patrimoine vers la génération suivante, alors permettez-moi d’essayer de le faire maintenant.
J’encourage les personnes qui font partie d’une famille entrepreneuriale à travailler avec un coach, parce que la perspective qu’elles en retireront en vaudra sûrement la peine.
Je suggère aussi aux familles de mettre sur pied une forme de conseil comptant des membres indépendants (c’est-à-dire non membres de la famille), et idéalement un conseil où l’on fait plus que simplement s’asseoir.
Il n’est pas nécessaire que ce soit un conseil d’administration fiduciaire à part entière, mais au moins un comité consultatif formel est souvent logique.
Allez faire un MBA
Enfin, surtout si votre famille a encore une entreprise en exploitation, envisagez sans hésiter de faire votre MBA.
Assurez-vous de choisir un établissement où il y aura beaucoup de « faire », parce que c’est cette partie qui fait que tout en vaut la peine.


