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Un événement unique au calendrier de l’entreprise familiale
Après bien plus d’une décennie dans le domaine de l’entreprise familiale, il y a certains événements au calendrier annuel que j’essaie de ne jamais manquer.
Je suppose que je suis un homme d’habitudes, parce que je me présente à peu près chaque année à un certain nombre d’événements, peut-être parce que j’aime aller dans des endroits où je croise des collègues sympathiques.
Voir Là où tout le monde connaît votre nom, et votre métier
Mes « trois grands » sont le Symposium of FEC annuel (mai), le RendezVous de PPI (juillet) et la FFI Conference (octobre).
Si vous cherchez l’un de ces termes sur mon site Web, vous trouverez un billet de blogue après chaque édition annuelle, une sorte de signature « j’étais là », accompagnée de quelques réflexions et de mon appréciation pour l’événement.
Je reviens tout juste d’un événement un peu hors des sentiers battus et un peu plus spécialisé, mais qui est unique et spécial à bien des égards.
La 13e SG-FECC, ou Schlesinger Global Family Enterprise Case Competition, vient de se terminer à Burlington, au Vermont, et elle a encore une fois connu un grand succès.
Le temps file et le monde évolue
J’ai manqué la première édition en 2013, mais j’ai assisté à presque toutes les éditions depuis, y compris les versions virtuelles tenues il y a quelques années à cause de vous savez quoi.
Quand j’ai été invité pour la première fois en 2014, j’étais un véritable « nouveau venu » dans le domaine, ayant terminé mes études FEA quelques mois auparavant.
Le monde de l’entreprise familiale et ma façon de le voir ont évolué depuis, et l’événement a continué d’apporter de petites améliorations au fil du temps.
La qualité des étudiants et l’expérience qu’ils retirent de leur participation sont superbes, et jouer le rôle de juge est aussi très gratifiant, c’est pourquoi je continue d’accepter leurs invitations à y prendre part.
Le fait que je puisse m’y rendre en voiture en moins de 2 heures, alors que tant d’autres doivent prévoir des journées de déplacement pour y assister, joue aussi un rôle.
Plus ça change…
Commençons par examiner quelques éléments qui n’ont pas vraiment changé.
(Le sous-titre ci-dessus est la première partie de l’expression « plus ça change, plus c’est pareil ».)
Peu importe de quel coin de la planète viennent les équipes, et qu’il s’agisse d’étudiants au premier cycle ou aux cycles supérieurs, elles présentent toujours des échéanciers irréalistes pour les volets de gouvernance familiale de la solution qu’elles proposent pour le cas.
Ça ne manque jamais.
Cette fois, une équipe a suggéré de mettre sur pied un conseil de famille et de boucler une convention entre actionnaires, le tout en 3 à 5 mois; bonne chance avec ça.
La rencontre préparatoire des jurys
Chaque jour, pendant que les étudiants travaillent sur leurs présentations et leurs diapositives, les juges se réunissent tous ensemble dans une salle pour faire nos propres préparatifs.
Nous nous assoyons avec les équipes et les jurys qui travailleront ensemble, et nous discutons du cas en grand groupe, puis au sein de notre propre jury.
C’est à ce moment que je rappelle toujours que lorsque nous quitterons la salle, parce que nous aurons tous « décortiqué » le cas ensemble, nous aurons l’impression d’avoir fait le tour de la question… mais nous aurons tort.
Ça ne manque jamais : au moins une des équipes que nous verrons présenter arrivera avec une idée que personne dans la salle n’avait soulevée.
Cela ne changera jamais, et ça ne devrait pas changer.
Mon regard changeant sur les participants
Quand j’ai participé pour la première fois en 2014, mes propres enfants étaient au secondaire, alors les présentateurs étaient plus âgés qu’eux, et je voyais les participants comme des modèles à suivre, c’est-à-dire : j’espère que mes enfants seront aussi bons.
Maintenant que mes enfants ont obtenu leur diplôme universitaire il y a des années, ceux que je juge aujourd’hui me semblent si jeunes!
La bonne nouvelle, c’est que l’introduction récente de la « rétroaction rapide » juste après chaque présentation permet aux juges de souligner quelques bons points et des pistes d’amélioration, tout de suite après la période de questions.
Demander à ces jeunes (à peine) dans la vingtaine d’éviter d’appeler des gens plus vieux qu’eux de plusieurs décennies « les gars » a été pour moi une occasion bienvenue.
Et les gagnants sont…
Félicitations aux établissements gagnants de cette année, l’Université Bishop’s (Canada) dans la catégorie du premier cycle et la Sasin School of Management (Thaïlande) dans la division des cycles supérieurs.
J’espère être de retour l’an prochain.
Chaque année, je quitte Burlington rempli d’espoir pour l’avenir, après avoir vu des jeunes aussi brillants et enthousiastes qui deviendront sûrement de grands leaders.
Félicitations encore une fois à Dita Sharma et à son immense équipe d’étudiants bénévoles.


