Par un curieux concours de circonstances, cette semaine s’est révélée être ma « semaine universitaire ». J’écris ces lignes à Lewisburg, en Pennsylvanie, où se trouve l’Université Bucknell.
Je suis ici surtout comme chauffeur pour ma mère, qui a assisté aujourd’hui à la première collation des grades universitaire de l’un de ses petits-enfants. J’ai aussi pu voir ma nièce traverser la scène et recevoir ce diplôme pour lequel elle a travaillé au cours des quatre dernières années.
Écouter des discours me fait toujours réfléchir, et aujourd’hui, on a passé beaucoup de temps à faire l’éloge du corps professoral. Je suppose que chaque école pense avoir d’excellents enseignants, mais ici, aujourd’hui, ils ont vraiment réussi à me convaincre.
Plus tôt cette semaine, j’ai eu le plaisir de rencontrer des gens importants des écoles de gestion de quelques-unes des universités montréalaises.
Comme participant au programme FEA à Toronto cette année (offert par le Sauder Business Families Centre de l’UBC), je souhaite aider l’Institute of Family Enterprise Advisors (IFEA) à étendre sa portée partout au Canada, alors qu’il cherche les bons partenaires en formation.
J’avais offert à sa nouvelle présidente toute l’aide que je pouvais apporter dans la recherche d’un ou de plusieurs partenaires au Québec. Cette semaine, elle était à Montréal, et je l’ai rencontrée avec des gens de HEC, de McGill et de Concordia.
La plupart des discussions n’en étaient qu’à leurs tout débuts et il est beaucoup trop tôt pour dire ce qui pourrait en découler, le cas échéant. Mais pour moi, c’était l’occasion de parler (d’accord, j’écoutais surtout) de programmes, de cours, d’enseignants, de titres professionnels, etc.
Les enseignants que nous avons eus dans les modules du cours FEAP que j’ai suivis jusqu’à maintenant ont tous été excellents et inspirants. Participer à la rencontre de l’IFEA à Montréal m’a aussi rendu encore plus enthousiaste à propos du programme et de la façon dont je m’attends à ce qu’il évolue et aide les familles en affaires à l’avenir.
Assister à la collation des grades à Bucknell cette fin de semaine a été un autre catalyseur pour moi personnellement, alors que j’ai entendu quelques professeurs parler à quel point ils se sentent inspirés quand ils enseignent. Savoir que ma nièce fraîchement diplômée se dirige vers l’enseignement (et nous savons tous qu’elle y sera fantastique) me fait aussi réfléchir de plus en plus à ce sujet.
Nous avons tous entendu l’expression : « Ceux qui savent font. Ceux qui ne savent pas enseignent. » C’est parfois vrai. Mais la plupart du temps, c’est n’importe quoi. Les meilleurs enseignants ont évidemment déjà FAIT. Et maintenant, ils enseignent aux autres.
Je suis marié depuis 20 ans. Ma femme me connaît plutôt bien. Elle me disait souvent que je devrais écrire un livre. Eh bien, j’écris maintenant un blogue hebdomadaire. Elle me dit aussi souvent que je devrais être enseignant. J’ai toujours été d’accord avec elle que ce serait intéressant et je crois que j’y serais plutôt bon.
Mais jusqu’à maintenant, je n’avais jamais vraiment rien qui me passionnait assez pour l’enseigner. Si vous avez suivi mes récents billets, vous savez que je découvre lentement (ou peut-être rapidement) que l’entreprise familiale est ma passion.
Je l’ai vécue, je la comprends, sous tous ses angles. Je sais qu’elle est complexe, qu’il y a beaucoup d’enjeux dont il faut discuter, et que souvent, on n’en discute pas.
L’enseignement et l’entreprise familiale. Il est temps de trouver comment réunir tout cela. Restez à l’écoute. Si vous avez des idées, je suis tout ouïe.