Family business and legacy adviser

Dites-le au juge (2e partie de 2)

La semaine dernière, mon intention était d’écrire un seul billet sur ce sujet, mais les choses ne se sont pas passées comme prévu, parce qu’il y avait tout simplement trop de « matière » à couvrir pour rendre justice au sujet.

J’ai donc coupé à un moment où j’atteignais la limite de mots que je m’impose (environ 700) et je me suis dit que laisser mûrir le sujet pendant encore 6 jours m’inspirerait vraiment pour conclure en un fantastique crescendo final. Nous verrons bien.

À la fin de la 1re partie, Dites-le au juge (1re partie de 2), nous avions commencé à examiner la façon dont les parents sont jugés.

Mon argument était que les seules personnes qui sont vraiment en mesure de juger les compétences parentales de quelqu’un sont leurs « sujets », c’est-à-dire les enfants qu’ils ont élevés.

De la même façon que mes sœurs et moi sommes les meilleurs juges possibles des compétences parentales de notre mère et de notre père, mes compétences parentales ne peuvent vraiment être jugées correctement que par mes enfants.

En supposant que vous adhériez à mon argument (merci!), examinons certaines des questions que cela soulève aussi. La première est celle du moment. Quand sont-ils réellement en mesure de juger?

Un nourrisson jugera Maman et Papa selon la rapidité avec laquelle ils changent une couche souillée ou lui donnent un biberon quand il a faim. Bien des années plus tard, ils jugeront peut-être leurs parents en fonction de ce que ceux-ci leur ont laissé dans leurs dernières volontés et leur testament.

Cela laisse potentiellement BEAUCOUP de temps entre les deux, et il y a de nombreux moments où leur opinion de leurs parents peut changer, et changera.

Bien des gens s’entendent pour dire que l’adolescence est la période la plus difficile pour les parents, et demander à des adolescents de juger et d’évaluer leurs parents pourrait donc donner des réponses intéressantes.

Beaucoup d’adultes repensent à leur adolescence comme à une période où ils n’appréciaient pas assez leurs parents. Il faut une certaine maturité pour saisir pleinement le fait que la discipline imposée par les parents porte ses fruits à long terme.

Lorsque vous arrivez au point où vous réalisez que vous devez vous inquiéter davantage de vos parents qu’eux de vous, vous êtes certainement assez mature pour juger le travail qu’ils ont fait en vous élevant.

Alors, d’où vient cette fascination que j’ai pour le jugement des parents? Permettez-moi d’essayer de la résumer. Je crois que le « travail » des parents consiste à prendre leur rôle au sérieux et à faire de l’éducation de leurs enfants une priorité absolue dans leur vie.

En tant que conseiller auprès des familles en affaires, j’ai l’occasion de rencontrer beaucoup de gens qui ont accordé une plus grande priorité à la gestion et à la croissance de leur entreprise qu’à leur rôle de parent. Je crois aussi que bon nombre des personnes qui ont placé l’entreprise avant la famille finiront par le regretter.

Le livre que j’ai écrit en 2014, SHIFT your Family Business, avait comme sous-titre : « Cessez de travailler DANS votre entreprise familiale, commencez à travailler SUR votre famille en affaires ». C’est en quelque sorte mon message de prédilection.

La bonne nouvelle, c’est qu’il n’est jamais trop tard pour faire ce virage. Mais cela exige du courage. Diriger une entreprise exige aussi du courage, mais il est parfois plus facile d’être courageux dans le monde impitoyable des affaires qu’au sein de sa famille.

Je ne sais pas pourquoi il en est ainsi, mais j’ai simplement l’impression de le voir trop souvent pour que ce ne soit pas vrai.

Il faut aussi du courage pour demander à ses enfants de nous donner de la rétroaction sur notre rôle de parent. Je sais que la plupart des parents ne poseront jamais ce genre de question à leurs enfants, et je suppose que certaines personnes me traiteraient de fou rien que de le suggérer.

J’aime penser que je fais du bon travail comme parent, mais si je ne demande jamais à mes enfants ce qu’ils en pensent, comment le saurai-je?

Pourquoi devrais-je m’en soucier? Parce que je prends mon rôle de parent au sérieux. Et leur rétroaction peut m’aider à mieux le remplir. Mais aurai-je le courage de leur demander? Restez à l’affût de ce blogue pour connaître la réponse.

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