Family business and legacy adviser

Objectif. Neutre. Compatissant?

Les familles en affaires peuvent souvent tirer profit de faire appel à des consultants ou à des conseillers externes pour les aider dans certains dossiers. En plus de profiter de l’expertise et de l’expérience de ces ressources, on recherche habituellement autre chose.

La principale caractéristique qu’apporte une telle personne de l’extérieur, c’est une objectivité que les gens au sein de la famille ne peuvent tout simplement pas avoir. Les membres de la famille partagent des liens et une histoire profonds, et même si ces relations profondes produisent beaucoup de bon, elles peuvent aussi avoir un côté négatif.

Quand on pense au mot objectif, il est normal de l’opposer à son cousin, « subjectif ». Pour moi, subjectif évoque « soumis à », comme dans « soumis à MES sentiments », par opposition à ce qui est plus factuel et objectif, « la façon dont les choses sont réellement ».

Le mot neutre a pour moi des connotations légèrement différentes, puisqu’il fait ressortir l’idée de ne pas être partial, biaisé ou influencé par un camp ou l’autre, dans une situation où les gens sont en désaccord.

Comme j’aime aider les familles à démêler bon nombre des « questions familiales » qui surgissent autour de leurs entreprises ou de leur patrimoine, être perçu comme neutre est l’une des choses les plus importantes que je dois faire pour réussir.

Être perçu comme « l’homme de papa », embauché pour venir livrer son message aux enfants, a été le baiser de la mort pour plus d’une personne de l’extérieur appelée à intervenir dans des affaires intrafamiliales.

Ce désir fanatique de travailler sur ma propre neutralité m’a amené à chercher partout des outils pour atteindre cet objectif, tout en me demandant si une véritable neutralité peut un jour être atteinte.

J’en suis maintenant à mi-chemin du programme Third Party Neutral (TPN) offert par le Canadian Institute for Conflict Resolution (CICR), venant tout juste de terminer le deuxième des quatre cours d’une semaine.

L’une des choses qui m’ont frappé jusqu’à maintenant, c’est qu’on s’entend généralement pour dire que devenir véritablement neutre à 100 % est un objectif presque impossible. Il faudrait probablement trouver un robot si l’on avait absolument besoin d’une personne de l’extérieur complètement neutre.

Le programme TPN en est conscient, et c’est pourquoi il se concentre sur la formation de personnes qui deviennent les gardiennes d’un processus neutre. Ce n’est pas la personne qui est neutre, mais le processus. La personne sert de guide, ou de facilitateur, et s’efforce d’amener les parties à suivre le processus neutre jusqu’à une résolution.

Ma prise de conscience préférée concernant la neutralité du processus plutôt que la neutralité de la personne me ramène à ma passion pour ce domaine.

Je suis entré dans ce domaine il y a à peine quelques années, à la fin de la quarantaine, en réponse à une vocation d’aider les familles, parce que j’ai vu et entendu trop d’histoires de familles qui ont commis des erreurs évitables lors de leurs transitions intergénérationnelles.

En tant que fils unique d’un entrepreneur qui a bâti une entreprise, et maintenant parent de deux adolescents, j’ai vraiment vu les deux côtés de la médaille. L’empathie est l’une de mes forces, mais le problème, dans ma tête, était de savoir comment concilier l’empathie et la neutralité.

La réponse, qui devient peu à peu plus claire pour moi, se trouve dans deux domaines.

Le processus : le processus est neutre, et en tant que gardien du processus, je dois faire de mon mieux pour ne pas être influencé par un camp ou l’autre.

C’est la famille qui est le client : c’est l’un de mes principes depuis le premier jour, que j’ai appris dans le cadre du programme Family Enterprise Advisor (FEA). (www.IFEA.ca)

Avec un processus neutre et la famille comme cliente, je suis maintenant libre d’utiliser mon empathie et ma passion sans essayer de les cacher ni sentir le besoin de m’en excuser.

L’une des formatrices chevronnées du programme TPN est passée dans notre classe cette semaine et a pris un peu de temps pour rencontrer tous les étudiants actuels. Je me suis présenté et je lui ai expliqué comment j’étais arrivé dans ce domaine, qu’elle a qualifié de « pacification ».

Quand j’ai terminé ma présentation, elle m’a résumé en deux mots : neutre compatissant. Ça peut sembler un oxymore pour certains, mais vous savez quoi, je pense que ça me va, et ça me plaît.

Steve Legler « comprend » les familles en affaires.

Il comprend les enjeux auxquels les familles font face, ainsi que la façon dont chaque membre de la famille voit les choses de son propre point de vue.

Il se spécialise dans l’accompagnement des familles en affaires à travers les zones délicates où la famille et l’entreprise se chevauchent, en écoutant les préoccupations et les idées de chacun. Il aide ensuite la famille à travailler ensemble pour combler les écarts en établissant des objectifs communs, fondés sur ses valeurs et sa vision partagées.

Son parcours en entreprise familiale, son expérience à la tête de son propre bureau familial (family office), ainsi que ses études et sa formation en coaching, en facilitation et en médiation, le rendent particulièrement apte à conseiller les familles en affaires et les familles fortunées.

Il est l’auteur de Shift your Family Business (2014), il a obtenu son MBA de la Richard Ivey School of Business (UWO, 1991), il est titulaire de la charte CFA (CFA Institute, 2002), Family Enterprise Advisor (IFEA 2014) et il a obtenu les accréditations ACFBA et CFWA (Family Firm Institute 2014-2015).

Il est fier de sa capacité à aider les familles à créer l’harmonie dont elles ont besoin pour soutenir l’héritage qu’elles souhaitent. Pour savoir comment, commencez par vous abonner à son infolettre mensuelle et à ses billets hebdomadaires ici.

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