Pendant que j’assistais au congrès annuel du Family Firm Institute à Miami, l’un des ateliers m’a fait vivre une sorte de moment eurêka.
Ce n’était pas un eurêka « à vous jeter par terre », mais c’était suffisant pour inspirer un billet de blogue, ce qui n’est peut-être pas une barre très haute, vu que j’écris un de ces billets chaque semaine. Toujours est-il qu’il contenait une « petite perle » qui m’a semblé valoir la peine d’être explorée ici.
Un congrès du FFI met toujours en vedette plusieurs experts réputés en entreprise familiale qui partagent leurs réflexions, mais mon petit eurêka est survenu pendant une séance animée par un présentateur relativement peu connu, puisqu’il n’était pas un spécialiste de l’entreprise familiale, mais un expert en image de marque.
Il s’agissait de Paul Bay, un partisan des Dodgers de L.A. originaire de Londres (!), ce que j’ai appris au cocktail d’ouverture la veille de sa présentation. Sa tenue habituelle comprend un complet trois pièces et une paire d’espadrilles. J’imagine que ça fait partie de sa marque, et ça fonctionnait pour lui.
Un eurêka sur l’image de marque?
Si vous espérez que mon eurêka portait sur l’image de marque, vous serez déçu, parce que ce n’était pas ça. Tout tournait autour du harnais. Le harnais? En fait, plutôt le verbe anglais « (to) harness » : harnacher, canaliser, exploiter.
Au moment où j’écris ces lignes, j’essaie de me rappeler comment la diapositive coiffée du mot « harness » s’inscrivait dans sa présentation sur l’image de marque, et je n’y arrive pas. J’ai toutefois pris une photo de la diapositive en réaction à mon eurêka intérieur.
Du côté gauche de la diapositive PowerPoint figuraient les mots « Guider, diriger, gouverner, contraindre, contrôler, retenir ».
Du côté droit, on lisait « Impliquer, collaborer, gagner, être guidé, être inspiré, être dirigé ».
C’était la première fois que je réalisais que la médaille du harnais a deux côtés. (Insérez « eurêka » ici)
Canaliser dans l’entreprise familiale
Quand on pense à la « relève » dans une entreprise familiale, à la façon dont la famille considère ce qu’elle cherche à canaliser et pourquoi elle cherche à le canaliser, on voit facilement que cela peut aller dans les deux sens. La façon dont elle le canalise devient essentielle.
Le côté positif de l’action de canaliser, « impliquer, collaborer, gagner, etc. », s’intéresse aux façons dont la famille peut prendre les talents et les apports de la génération montante et les mettre à profit de manière positive, pour faire croître le capital familial et les forces de l’entreprise.
À l’autre bout du spectre, « contraindre, contrôler, retenir, etc. », on trouve une foule de comportements qui, malheureusement, se produisent aussi dans beaucoup trop d’entreprises familiales.
Des chevaux sauvages en tête
Je me suis donc mis à penser aux chevaux sauvages et à ce que ça devait être quand les premières âmes courageuses sont tombées sur eux et ont eu envie d’essayer de les harnacher.
Les chevaux, même sauvages, ne semblent pas être le genre d’animal qu’il faudrait harnacher pour atténuer des aspects négatifs de leur comportement. J’imagine seulement que la puissance et la force qu’ils démontraient semblaient valoir le trouble et le danger d’essayer de les harnacher au départ.
Alors, si vous avez une famille en affaires et qu’une génération montante arrive à maturité, comment envisagez-vous de canaliser ce qu’elle peut apporter?
Des chevaux pleins de potentiel et de passion
Certains chevaux sont plus faciles à harnacher que d’autres, et j’imagine que ceux que l’on reconnaît comme ayant un grand potentiel sont souvent ceux pour qui le temps et les efforts en valent le plus la peine.
Peu d’entre nous ont les talents d’un Dr Dolittle pour parler « cheval » et découvrir ce qui passionne un équidé en particulier (Les maths? 2 + 1 = Clop, clop, clop! Bonne fille, voici une carotte.)
Des questions et des conversations
Chaque parent parle en fait une langue que ses enfants comprennent, mais trop peu d’entre eux prennent le temps et font l’effort d’avoir les conversations (au pluriel) nécessaires pour poser les questions importantes, comme :
- As-tu la passion de contribuer à l’entreprise?
- As-tu la passion de contribuer à la famille?
- Quel capital humain possèdes-tu déjà, et qu’es-tu prêt à développer pour contribuer?
- Y a-t-il un « harnais » qui te convient si confortablement que tu te sentiras heureux et motivé de le porter fièrement?
LEUR passion est la clé pour bien canaliser.
