Family business and legacy adviser

Élaguer l’arbre de propriété de l’entreprise familiale

Family Business - Family Ownership Tree

Les entreprises familiales voient le jour de différentes façons, mais leur structure de propriété est habituellement assez simple au départ. Quand la génération suivante de membres de la famille arrive à l’âge adulte, les choses deviennent inévitablement plus complexes.

Préparer la relève à travailler dans l’entreprise est un sujet dont on parle beaucoup. On commence aussi à entendre davantage parler de la préparer à devenir de bons propriétaires. Tout cela est une bonne nouvelle.

Mais mon sujet d’aujourd’hui s’appuie sur un cas réel, porté à mon attention par une collègue. Je lui ai demandé la permission d’en traiter ici, parce que je n’ai pas vu grand-chose d’écrit là-dessus, et que ce peut être assez délicat.

Malheureusement, il n’y a pas nécessairement de solution facile, mais d’un autre côté, dans le domaine de l’entreprise familiale, il y en a rarement.

Le cas de la famille XYZ

Ma collègue et moi faisons partie d’un « groupe d’étude » d’une douzaine de membres du FFI; nous venons d’une poignée de pays, et il est toujours intéressant de remarquer la saveur culturelle qui accompagne les histoires que nous partageons.

La famille XYZ vit dans un autre pays, sur un autre continent. X et Y sont frères, et ils possèdent leur entreprise à 50/50. Jusqu’ici, c’est assez simple. Ah, un autre point important : X est un associé passif, et c’est Y qui dirige l’entreprise.

Je n’en suis pas certain, mais je présume qu’il n’y a pas de convention entre actionnaires, probablement à cause de l’attitude classique : « voyons, on est une famille, on se fait confiance, on va s’arranger ».

L’arrivée de la relève

L’entreprise poursuit son chemin sans problème, et les frères fondent chacun leur famille. Y, le frère actif, a un fils et une fille. X, le frère passif, finit lui aussi par avoir une fille.

Pour ajouter un peu de « piquant » à l’histoire, le fils de Y, Z, finit par aller travailler dans l’entreprise avec son père, Y. X demeure passif. Tout va bien, n’est-ce pas? Eh bien, pour l’instant, apparemment, oui.

Se projeter dans l’avenir

Alors, si vous êtes Z, le fils qui travaille dans l’entreprise, qu’est-ce qui pourrait vous inquiéter à long terme? Quel enjeu vous empêche de dormir, au point d’en parler à votre sympathique consultant en entreprise familiale du quartier?

Si vous avez deviné « la propriété », accordez-vous une étoile d’or.

Le jeune homme a probablement déjà été témoin de certaines des difficultés qu’a eues son père à diriger l’entreprise tout en devant rendre des comptes à un associé passif, l’oncle X.

Quand il se projette dans l’avenir, il voit une situation où il est le seul membre de la famille à travailler dans l’entreprise, mais où ses « associés passifs » pourraient être sa sœur et sa cousine.

Si la propriété suit le partage égal habituel entre les enfants, qui est la norme dans leur pays, il se voit posséder 25 % des actions et devoir rendre des comptes à sa sœur, propriétaire de 25 %, et à leur cousine, propriétaire de 50 %.

La pérennité remise en question

Quand quelque chose ne peut pas durer éternellement, ça ne durera pas.

Pour bien saisir la difficulté, ajoutons une autre couche. Disons que Z a cinq enfants, et que sa sœur et sa cousine n’ont qu’un enfant chacune. Et disons qu’un seul de ses enfants se joint à l’entreprise et la dirige, avec ses parents associés passifs.

Comment serait-ce de posséder 5 % d’une entreprise et de la diriger pour des proches qui détiennent les parts suivantes :

Propriétaire-dirigeant : 5 %

Frères et sœurs : 5 % / 5 % / 5 % / 5 %

Cousin : 25 %

Petit-cousin : 50 %

Merci, mais non merci!

Parlez-moi d’un travail ingrat. Les entreprises familiales PEUVENT durer plusieurs générations, mais celles qui y parviennent sont l’exception, et non la règle.

On cherche souvent qui blâmer quand elles ne durent pas, mais parfois, leur seule structure et la simple arithmétique de la division familiale rendent la chose presque impossible.

Alors, on abandonne?

Non.

On regarde vers l’avant, on anticipe le problème potentiel et on discute des façons de le résoudre. Les frères propriétaires doivent se rendre compte que cela ne peut pas fonctionner à long terme, et déterminer leurs prochaines étapes.

En supposant que Y puisse racheter les 50 % de son frère, cela réglerait une bonne partie du problème, pour l’instant du moins.

Ils pourraient même adopter une formule que Z pourra suivre pour éventuellement racheter les parts de sa sœur plus tard.

Abordez le sujet, discutez-en, réglez-le avant qu’il ne tue l’entreprise.

Work with Steve

Ready to start the conversation your family keeps putting off?

A free introductory call is a low pressure way to talk through where your family is and what could help.

Skip to Accessibility Panel