Family business and legacy adviser

Un témoin vraiment très collant!

Succession Planning in Business

On a beaucoup parlé de la reine Elizabeth cette semaine, alors qu’elle célébrait son jubilé de saphir sur le trône. J’ai ri tout seul en pensant au prince Charles et à ce qu’il doit ressentir. « Maman, quand est-ce que ce sera mon tour? »

Si vous ne connaissez pas l’anniversaire de « saphir », vous n’êtes pas seul, mais c’est probablement parce que peu de gens se rendent au 65e anniversaire de quoi que ce soit. Bien sûr, peu de gens se font aussi appeler « Votre Altesse » pendant toute leur vie adulte.

Le syndrome du témoin collant

En 2015, j’ai écrit un guide de démarrage rapide (livre blanc) intitulé « Sticky Baton Syndrome (demandez au prince Charles) ». Alors cette semaine, quand on a entendu parler de cet anniversaire, cela m’a rappelé le sort de cet « héritier présomptif » par excellence, qui a servi bien malgré lui de sous-titre illustratif à mon texte.

D’habitude, je n’écris pas sur la famille royale, préférant partager mes réflexions sur l’entreprise familiale et les familles en affaires, mais certains recoupements avec la monarchie sont inévitables.

En fait, le texte sur le syndrome du témoin collant ne mentionnait Charles que dans le titre, et je l’avais choisi parce qu’il en est l’exemple le plus connu.

Je me souviens qu’il y a quinze ans, quand la femme qui orne chaque pièce de monnaie canadienne et notre billet de 20 $ a célébré son jubilé d’or, une partie de moi pensait qu’elle devrait saisir l’occasion de partir au sommet, un peu comme certains espéraient que Tom Brady le ferait cette semaine après avoir remporté un cinquième Super Bowl sans précédent.

Mais hélas, non, elle a décidé de rester, et qui pourrait le lui reprocher, enfin, à part Charles, je veux dire?

Empire contre entreprise familiale; carrière contre droit de naissance

Les entreprises familiales sont reconnues pour leur tendance à voir les choses à très long terme, comparativement aux entreprises non familiales, qui ne regardent souvent pas plus loin que leur prochain rapport trimestriel sur les résultats.

Autrefois, 65 ans était « l’âge de la retraite », mais 65 ans « en poste », c’est presque du jamais vu, et quand on en entend parler, c’est rarement de façon élogieuse.

Alors, comment devrait-on envisager les carrières en entreprise familiale, et qu’est-ce qui a du sens? Chaque famille est différente, et chaque dirigeant d’entreprise familiale aussi. Mais une partie de ma réponse se trouve dans le mot « carrière ».

Et si la personne qui tient le témoin envisageait son rôle comme une carrière plutôt que comme un « droit de naissance »?

À chacun sa façon

Une vieille maxime parle d’une vie de 75 ans divisée en trois périodes de 25 ans : on commence par apprendre pendant 25 ans, puis on travaille pendant les 25 années suivantes, et ensuite on redonne pendant 25 ans.

Ce cadre peut convenir à certains, même si, il faut l’admettre, peu de gens peuvent se permettre d’arrêter de travailler à 50 ans.

Cette idée d’atteindre un point dans sa vie où l’on change de priorité correspond aussi au modus operandi d’Andrew Carnegie. On lui attribue cette citation : « J’ai résolu de cesser d’accumuler et d’entreprendre la tâche infiniment plus sérieuse et difficile de la sage distribution ».

Un changement de cap s’impose, et tout le monde ne sait pas comment s’y préparer adéquatement.

Mon livre SHIFT your Family Business : CESSEZ de travailler dans votre ENTREPRISE familiale, COMMENCEZ à travailler sur votre FAMILLE en affaires porte entièrement sur ce changement.

Mourir à son bureau

Certaines personnes vont littéralement « mourir à leur bureau », et un certain pourcentage d’entre elles ne voudraient pas qu’il en soit autrement. J’espère que ceux qui attendent le témoin de ces personnes comprennent bien ce qui les attend, parce que la « relève par décès » n’a jamais été considérée comme une « pratique exemplaire ».

Même la papauté a peut-être fini par le comprendre, le pape Benoît étant devenu le premier pape depuis plusieurs siècles à prendre sa retraite au lieu de mourir en fonction.

La façon « idéale » de se retirer progressivement

Voici quelques suggestions sur ce à quoi pourrait ressembler une bonne situation :

  • Réduire le nombre de jours travaillés chaque semaine
  • Déléguer graduellement les tâches ET la prise de décision
  • Céder le poste de PDG tout en demeurant président du conseil
  • Transférer graduellement la propriété à la relève à la direction

Si vous pouvez vous engager sur chacune de ces voies selon des échéanciers échelonnés, c’est encore mieux.

Un élément clé que rapportent ceux qui ont réussi cette transition, c’est qu’ils ont quelque chose d’autre vers quoi ils ont hâte d’aller, et qu’ils n’ont jamais l’impression d’être forcés de quitter leur rôle.

Vers quoi avez-vous hâte d’aller maintenant?

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