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Le mythe de la cuillère d’argent

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Le mythe de la cuillère d’argent

Introduction Bienvenue à Let’s Talk Family Enterprise, un balado qui explore les idées, les concepts et les modèles les plus utiles aux conseillers en entreprise familiale pour soutenir leurs clients.
Les points de vue, les renseignements et les opinions exprimés pendant ce balado sont uniquement ceux des personnes concernées et ne représentent pas nécessairement ceux de Family Enterprise Canada.
L’animateur Steve Legler s’entretient avec Kristin Keffeler au sujet de son livre récent, The Myth of the Silver Spoon: Navigating Family Wealth & Creating an Impactful Life. Ils discutent de la façon dont les conseillers des familles entrepreneuriales et des familles fortunées peuvent devenir des ressources pour la relève de ces familles, qui fait face à des défis que la société néglige généralement.
Si vous aimez cet épisode et voulez en entendre davantage de Kristin, ne manquez pas sa présentation au Symposium 2023 à Ottawa, du 29 au 31 mai.
Biographie de l’invitée Kristin Keffeler, MSM, MAPP
Kristin est une leader d’opinion, conférencière et consultante à l’avant-garde d’un virage mondial dans le conseil en patrimoine familial, connu sous le nom de Wealth 3.0. Elle accompagne les familles aisées et entrepreneuriales, la relève et les professionnels qui les soutiennent pour qu’ils embrassent le pouvoir positif de la richesse et fassent le « travail intérieur de l’argent ».


Points clés à retenir
[:26] Steve Legler accueille son invitée du jour, Kristin Keffeler, et lui demande de parler un peu de l’influence que son parcours en performance humaine optimale et en psychologie positive a eue sur son nouveau livre
[9:08] Kristin donne son point de vue sur le mythe de la cuillère d’argent.
[12:20] Faire le ménage du fouillis est une analogie qu’utilise Kristin pour donner une perspective à la relève. Elle décrit les quatre types de fouillis.
[15:30] Faire un budget donne du pouvoir, même en situation d’abondance; Kristin explique pourquoi.
[18:37] Les facteurs identitaires qui ont permis à certains membres de la relève de s’épanouir systématiquement.
[20:45] Kristin donne ses conseils aux conseillers pour aider les familles à poser de bonnes bases.
[25:15] Avoir un réel intérêt en jeu dans sa propre vie est un élément essentiel du développement des compétences pour les jeunes générations.
[26:50] Naître dans la richesse ne devrait pas signifier être forcé de suivre un chemin précis dans la vie.
[30:36] Kristin recommande un livre et donne un conseil aux conseillers.
[34:27] Steve remercie Kristin d’avoir partagé autant de ses apprentissages et donne rendez-vous le mois prochain.

Transcription

Let’s Talk Family Enterprise explore des idées, des concepts et des modèles du monde entier qui aident les conseillers en entreprise familiale à mieux servir leurs clients familiaux; une présentation de Family Enterprise Canada. Les points de vue, les renseignements et les opinions exprimés pendant ce balado sont uniquement ceux des personnes concernées et ne représentent pas nécessairement ceux de Family Enterprise Canada.

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Bonjour et bienvenue à un autre épisode du balado Let’s Talk Family Enterprise. Je m’appelle Steve Legler, et c’est un plaisir d’être encore une fois votre animateur. Ce mois-ci, nous nous penchons sur un sujet avec lequel bien des entreprises familiales doivent composer : les défis auxquels font face les membres de la relève. Tellement de ces familles avec lesquelles nous travaillons, une fois que la famille a atteint un certain degré de réussite. Notre invitée est Kristin Keffeler, que je connais déjà depuis quelques années grâce au Purposeful Planning Institute, où nous sommes tous deux actifs, et dont je viens de terminer le livre récent, que j’ai beaucoup aimé. Le livre s’intitule The Myth of the Silver Spoon, Navigating Family Wealth and Creating an Impactful Life, publié chez Wiley. Nous allons en parler aujourd’hui. Nous allons examiner comment nous, en tant que conseillers de ces familles entrepreneuriales, pouvons aider nos clients à relever leurs défis dans ce domaine. Nous avons beaucoup de terrain à couvrir. Alors permettez-moi d’accueillir notre invitée et de lancer la discussion. Kristin Keffeler, merci de vous joindre à nous aujourd’hui. Bienvenue au balado Let’s Talk Family Enterprise.

1:30
Merci, Steve. Je suis vraiment contente d’être ici.

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Avant d’en venir au livre, je sais qu’il y a quelques années, vous avez terminé un programme en psychologie positive à l’University of Pennsylvania. Et j’ai l’intuition, même si je ne l’ai pas vérifié auprès de vous, que ce livre découle en quelque sorte de ces études. Pouvez-vous revenir un peu en arrière et nous expliquer comment tout ça a commencé?

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Oui, absolument. J’adorerais, parce que ce programme, la maîtrise en psychologie positive appliquée de Penn, c’est en fait, même si je suis une éternelle apprenante et que j’adore être sur un campus universitaire au point où, si je pouvais, vous savez, revenir faire un autre diplôme d’études supérieures toutes les quelques années, je le ferais probablement. Mais ce programme en particulier était très spécial. Il a nourri plus que la seule curiosité intellectuelle en moi. C’était vraiment un programme qui figurait sur ma liste de rêves depuis un certain temps. Au début de la vingtaine, j’ai obtenu un diplôme de premier cycle en biologie et en chimie, avec une spécialisation en performance humaine optimale, et j’ai toujours adoré cette idée de, genre, qu’est-ce que les gens font quand ils sont vraiment au sommet de leur forme? Et comment continuent-ils à prendre soin des aspects physiques, mentaux et émotionnels qui les aident à être vraiment vivants et à s’épanouir? Et après ce diplôme de premier cycle, j’ai fait un diplôme d’études supérieures combiné en administration des affaires et en santé publique, et j’ai beaucoup travaillé dans le domaine du changement de comportement et du mieux-être en milieu de travail avant de commencer à travailler avec des familles, et il y a toujours eu chez moi ce fil conducteur, cette question de l’épanouissement humain, genre, vous savez, quels sont les éléments qui nous aident vraiment à être éveillés et vivants et à mettre le meilleur de nos talents au service de choses qui ont du sens pour nous? Et c’est à peu près au moment où j’ai quitté mon emploi en entreprise et où j’ai plongé dans le travail de coaching que j’ai commencé à travailler avec la génération montante, qu’on n’appelait pas comme ça à l’époque, on disait, et je faisais simplement du coaching avec la relève quand j’ai lancé ma pratique, et c’est à peu près au même moment que l’Université de Pennsylvanie a lancé ce programme de maîtrise en psychologie positive appliquée. Alors il y a eu cette convergence d’événements où, vous savez, c’était personnellement une quête de longue date pour moi, mais je n’avais aucun endroit où accrocher ma curiosité. Il n’y avait pas de cadre que je connaissais. Je me retrouvais simplement intéressée par des idées sans avoir d’endroit où les rattacher. Et peu après, ils ont lancé ce programme, qui était piloté par le Dr Marty Seligman, que beaucoup de gens connaissent comme le père de la psychologie positive. Et il est, vous savez, si quelqu’un s’intéresse à ce genre de travail, vous avez probablement cinq ou sept de ses livres sur votre tablette et vous les adorez tous comme moi. Alors j’ai commencé à suivre ce programme de loin, et chaque fois que ma curiosité se réveillait, je retournais sur le site Web, je regardais le programme d’études, et je me disais : je veux faire ça. Mais c’était tout en vous. Oui. Oui. C’était comme si ça m’appelait vraiment, le genre de chose que je n’avais jamais vécue. Je veux dire, comme je l’ai dit, j’adore apprendre, et je n’avais jamais vraiment vécu ce genre de réaction à un programme d’études : j’allais voir comment ils faisaient évoluer et changer le programme à mesure qu’ils s’amélioraient d’année en année, et mon cœur se mettait à battre plus vite, et j’avais envie de m’immerger dans chacun des sujets dont ils parlaient. Ce n’était pas le bon moment sur le plan logistique, vous savez, le programme est en Pennsylvanie, à Philadelphie, et je venais de lancer une entreprise et je ne savais pas comment, il y avait beaucoup de choses qui faisaient que ça ne semblait pas possible, et puis avec le temps, ça revenait sans cesse comme quelque chose d’important. Et je m’en souviens parce que j’ai commencé le programme en 2017. Alors quand j’ai finalement décidé de poser ma candidature, c’était à la fin de 2016. Et je me souviens d’un souper avec mon mari, à ce moment-là nous avions à la maison un enfant de pas tout à fait quatre ans, et deux filles plus âgées parties à l’université, vous savez, nous payions des études universitaires et nous avions un enfant de quatre ans à la maison. Et je me souviens d’avoir dit : un jour, un jour, je vais faire ce programme, et il m’a simplement répondu : ça ne deviendra pas plus facile, la logistique va simplement changer avec le temps, pourquoi ne poses-tu pas ta candidature pour voir si tu es acceptée? Et je l’ai fait, et j’ai été acceptée. Et c’était donc une maîtrise d’un an, un programme hybride, alors on prend l’avion toutes les trois semaines pour passer quatre jours en personne en classe, avec du travail virtuel entre les deux, et ça a été une année tellement intense, j’ai maintenu ma charge de clients et j’ai fait, et vous savez, je faisais l’aller-retour en avion. Et c’est un de ces moments dans la vie où on se dit : je ne veux jamais revivre ce niveau d’intensité. Mais je ne le rendrais jamais non plus. Et donc, finalement, c’est une longue histoire pour arriver au cœur de votre question, c’est qu’une fois dans ce programme de maîtrise, j’avais enfin un endroit où je comprenais vraiment la filiation, vous savez, d’où venait la psychologie positive, qui a vraiment des racines chez les philosophes grecs et dans bien d’autres, vous savez, d’autres traditions en psychologie, les humanistes; il y a beaucoup de fils communs entre le travail humaniste et la psychologie positive, même s’ils ont certaines différences philosophiques clés. Alors, finalement, j’ai eu l’impression d’être rentrée chez moi par rapport à cette chose qui était si vivante en moi et qui me rendait si curieuse, mais je ne savais pas où accrocher toutes ces connaissances ni où approfondir la recherche, et ce programme m’a donné tout ça et, finalement, il a fait naître chez moi la question suivante : à quoi ressemble le plus haut niveau d’épanouissement humain pour les membres de la génération montante d’une famille? Quand, quand on regarde la génération montante dans les entreprises familiales et les familles fortunées, et qu’on peut dire que ces personnes ont vraiment trouvé leur voie, qu’elles ont les deux pieds sur terre, qu’elles contribuent au monde, qu’elles se diraient elles-mêmes heureuses et épanouies, quels sont les traits de caractère que ces personnes ont en commun, par rapport à celles que nous voyons trébucher et qui n’arrivent pas tout à fait à trouver leur propre équilibre? Alors j’ai mené une étude de recherche qualitative et quantitative pour essayer d’aller au cœur de cette question. Finalement, je restais assise sur ces résultats en me disant : c’est de l’information que je veux partager avec mon monde, mais nous avions un écrit, personne ne voulait lire mon mémoire de maîtrise. Alors j’ai dû trouver une façon de rendre ça plus digeste, ce qui est finalement devenu le livre.

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Eh bien, c’est ça, n’est-ce pas : les gens aiment les travaux savants qui circulent entre spécialistes. Mais j’ai déjà eu ici quelques invités qui ont pris ça et qui ont dit : non, non, je veux que ce soit plus, vous savez, accessible aux gens, alors merci de l’avoir fait. Et donc vous, vous aviez travaillé avec ce genre de clients, vous avez suivi votre, votre instinct pour aller chercher cette information supplémentaire. Et puis vous arrivez avec ce mythe de la cuillère d’argent. La première partie du livre consiste donc à confronter le mythe. Alors, qu’est-ce que le mythe de la cuillère d’argent selon votre point de vue? Oui,

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j’imagine que beaucoup de gens qui écoutent ce balado ont probablement le même, ont entendu la même chose que j’ai entendue encore et encore, c’est-à-dire, en travaillant avec, avec des familles, des entreprises familiales, et très souvent la grande notoriété qui vient avec, à la fois financière et dans la collectivité. J’entendais de la part, de la part de jeunes membres de la famille : vous savez, on m’a donné tous les avantages, je me sens tellement idiot de ne pas pouvoir, je semble toujours trébucher, je n’arrive pas à sortir de mon propre chemin. Et et quand nous, j’étais dans ces, en conversation avec ces membres de la famille, on voyait vraiment que là. Il y a un stéréotype. Mais ces personnes ne sont pas, elles n’étaient pas ce stéréotype, n’est-ce pas? Quand, et vraiment les gens ne le sont pas, quand on enlève les couches d’humanité et qu’on a simplement l’occasion de voir les vulnérabilités et les difficultés de la personne assise devant soi plutôt que le stéréotype, vous savez, quels que soient les stéréotypes que nous avons sur les héritiers, ou la relève, ou, vous savez, les enfants à fonds en fiducie, toutes ces façons vraiment réductrices de voir ces membres de la famille. Et quand on met ça de côté et qu’on se demande : qu’est-ce qui est au cœur de tout ça? J’entendais à maintes reprises, Mike, vous savez, personne ne veut entendre les problèmes d’un enfant riche. Et pourtant, j’entendais des commentaires qui montraient qu’il y avait des thèmes vraiment constants dans les façons dont ils n’arrivaient pas à voir leur propre brio, dont ils se sentaient petits dans l’ombre d’un créateur de richesse, qu’il y avait peut-être trop de possibilités, n’est-ce pas, sans le besoin de devoir aller, genre, simplement faire bouger les choses, aller se trouver un emploi pour payer le loyer, qu’il y avait peut-être trop de possibilités : retourner aux études supérieures, vous savez, travailler pour l’entreprise familiale, travailler pour la philanthropie. Et et ces choses étaient courantes et constantes. Et et finalement, pour moi, c’était comme : eh bien, vous savez, c’est ça le mythe, le simple fait que, vu de l’extérieur, on vous a donné tout ce dont vous avez besoin. Et il n’y a pas un seul de ces membres de la génération montante avec qui je travaille qui ne le reconnaisse pas, qui ne dise pas : écoutez, je comprends, et c’est justement ce qui rend les choses encore plus difficiles, je comprends qu’on m’a donné tous les avantages. Alors pourquoi est-ce que je n’arrive pas à faire fonctionner tout ça? Et et donc le mythe, c’est vraiment cette idée que recevoir ces avantages vous donne réellement ce dont vous avez besoin pour, pour vivre une vie qui a du sens et pour vous épanouir, et et en fait, à bien des égards, et nous pourrons certainement y revenir plus tard, mais à bien des égards, avoir le chemin tout tracé rend plus difficile le développement des traits de caractère, des forces et des compétences dont nous savons qu’ils favorisent l’épanouissement humain,

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n’est-ce pas? Que tout le monde, vous avez dit que personne ne veut entendre parler des problèmes du pauvre petit enfant riche, et que tout le monde échangerait sa place avec cette personne en un clin d’œil. Et ça ne fait qu’élever le niveau d’attente de, vous savez, qui suis-je et que puis-je devenir? Vous avez parlé dans la deuxième partie du livre de désencombrer. Et vous avez mentionné le terme « fils de déclenchement », pouvez-vous, pouvez-vous juste nous donner un peu de contexte sur ce qu’est ce mot, l’encombrement, et quelle est la première étape quand on travaille avec ces membres de la relève pour les aider en quelque sorte à voir les choses sous un nouvel angle?

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Oui, absolument. Alors l’une des choses que j’ai constatées pendant que j’étais, vous savez, en train d’écrire un livre, c’est que c’est merveilleusement clarifiant, parce que ça m’a forcée à réfléchir au fait qu’il y a beaucoup d’expressions ou de façons que j’utilisais pour essayer de conceptualiser des notions en travaillant avec des clients et que j’ai finalement trouvées, quand je m’écoutais parler, je, je me disais : oh, c’est en fait une façon utile d’y penser, pour que ce ne soit pas nécessairement intériorisé comme, comme, vous savez, « je suis mauvais », mais plutôt comme « bon, regardez, je peux voir cet encombrement autour de moi ». Et donc, dans ce cas-ci, j’ai cette analogie dans le livre sur l’encombrement. Et l’idée, c’est qu’il y a des types d’encombrement assez constants que je vois apparaître dans la vie des membres de la relève et, vous savez, l’encombrement en général. C’est comme, c’est comme les choses qu’on ne met pas dans notre entrée. Ce sont les choses qui sont cachées dans le placard, n’est-ce pas, ou dans les tiroirs ou sur la banquette arrière de votre voiture. Donc ce n’est pas à l’avant-plan. Ce sont les choses qui sont en quelque sorte enfouies tout au fond. Et c’est généralement un fouillis désorganisé de choses qu’on ne sait tout simplement pas comment organiser, qu’on ne sait pas comment jeter, on s’accroche à de vieilles, vous savez, à de vieilles choses. Et quand on pense à l’encombrement comme analogie, c’est la même chose pour la relève et pour les types d’encombrement typiques que je vois chez eux, c’est-à-dire qu’en général, ce sont des choses internes, n’est-ce pas? Ce sont des croyances. Ce sont, vous savez, des croyances, des états d’esprit et de vieilles choses auxquelles ils s’accrochent. L’encombrement, c’est le genre de chose qui nous bloque et qui nuit à notre capacité d’avancer, et c’est comme si ça commençait à créer de la stagnation dans l’air, n’est-ce pas, comme s’il n’y avait tout simplement pas assez de place pour, pour nous là-dedans. Et donc l’une des choses, je vois habituellement quatre types d’encombrement. Le premier type d’encombrement, qui est vraiment courant, c’est, c’est ce que j’ai appelé l’encombrement lié à l’argent, et l’encombrement lié à l’argent, ce sont des croyances limitantes au sujet de l’argent et de la richesse. Ce sont des histoires sur l’argent qui ne servent pas vraiment la relève, y compris des choses comme, vous savez, « je suis, je suis la fille ou le fils d’un créateur de richesse, alors de quoi est-ce que je pourrais bien me plaindre? ». Et cet encombrement peut s’étendre au monde concret. Par le fait que la relève développe certaines compétences de base vraiment importantes en finances personnelles, comme faire un budget et, et comprendre les flux de trésorerie, et ces choses-là, même si elles semblent, vous savez, d’un point de vue pratique, on pourrait dire : qui s’en soucie si, si quelqu’un qui vient d’une famille qui a plus de ressources financières qu’il ne lui en faut, qui s’en soucie s’il ne sait pas faire un budget? Et c’est que la chose, c’est qu’il ne s’agit pas vraiment du besoin de faire un budget, c’est important. Faire un budget est important parce que ça donne à quelqu’un un sentiment d’autonomie. Genre, je sais d’où vient l’argent, je sais à quoi je dépense mon argent. Je ne peux pas vous dire combien de membres de la relève avec qui j’ai travaillé finissent par rester complètement coincés dans des situations où ils sont soutenus financièrement par leur famille, parce qu’ils ne savent pas vraiment ce qu’il faudrait pour sortir de cette situation. C’est ça. Ils ne savent pas combien ils auraient besoin de gagner, ils ne connaissent pas leur rythme de dépenses. Et donc ça crée, c’est simplement ce cycle qui crée un encombrement interne où l’on est complètement coincé, et l’argent est le piège. Et puis il y a quelques autres types d’encombrement que je vois très régulièrement. La plupart des gens auraient deviné l’encombrement lié à l’argent. Certains des autres que je vois très régulièrement, c’est l’encombrement lié à l’identité, et c’est vraiment important chez les familles entrepreneuriales, surtout quand l’entreprise familiale est une organisation bien connue dans la collectivité ou à l’échelle nationale, n’est-ce pas, comme quand vous, et quand votre nom y est associé.

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Où que vous alliez. Tout le monde sait exactement qui vous êtes et vous juge en fonction de ses propres idées de ce que ça signifie,

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exactement, c’est comme si vous aviez déjà, vous avez déjà la projection de quelqu’un sur ce que signifie être vous avant même qu’il vous ait rencontré. Et, et donc l’encombrement lié à l’identité peut être, vous savez, de fausses croyances sur qui vous êtes ou sur qui vous devez être, sur la façon dont vous pouvez vous présenter dans votre milieu d’origine. J’ai connu tellement de membres de la relève qui choisissent de partir loin, au moins pour un moment, ce qui peut être assez sain, honnêtement. Pour prendre un peu de recul quand ils vont au cégep ou à l’université. Ainsi, ils, ils ont la possibilité de, de voir clair dans qui ils sont, indépendamment de leur nom de famille.

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Juste pour être anonyme ailleurs.

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Oui, exactement. Donc cet encombrement lié à l’identité peut être vraiment difficile, et la vingtaine est une période, c’est une période extrêmement importante pour l’identité, pour la construction du capital identitaire, ce sentiment que, genre, on, que vous, vous essayez des expériences de travail et des expériences d’études et vous découvrez qui sont vos, qui sont vos vrais amis, et toutes ces choses qui vous aident à vous forger une identité distincte de celle de votre famille d’origine, et, et la vingtaine, c’est cette période incroyablement importante, mais ça peut aussi être une période où on, où il est difficile de s’éloigner du vaisseau mère de la famille et de l’entreprise familiale. Alors, alors ces deux choses peuvent être en opposition, et il est vraiment important que la relève trouve une façon de trouver sa propre voix et ait cet espace pour devenir qui elle est, puis faire un choix éclairé, un peu comme dans le voyage du héros, celui de revenir à la maison, mais différent. Il y a deux autres types d’encombrement que je vois très régulièrement chez la relève, et l’un d’eux, c’est cette idée d’encombrement relationnel. Et c’est aussi ressorti de la recherche que j’ai faite : la relève qui, qui disait de façon constante qu’elle s’épanouissait avait un certain nombre de choses en commun, et l’une d’elles, c’est qu’à des étapes vraiment critiques de leur vie, particulièrement à l’adolescence et au début de la vingtaine, ils avaient au moins une personne dont ils, dont ils savaient absolument qu’elle les aimait pour ce qu’ils étaient et non pour ce qu’ils avaient. Oui, et une personne à l’extérieur de leur famille, un ami ou un partenaire amoureux, quelqu’un avec qui ils ont vraiment ce sentiment que, genre, je suis moi-même, authentique, avec cette personne, et qu’elle ne veut et n’a besoin de rien d’autre de moi, sinon que je sois moi-même. Et c’est vraiment, c’est une chose difficile que, je pense, vue de l’extérieur, beaucoup de gens ne reconnaissent pas, parce que collectivement, nous avons, nous avons une sorte de relation encombrée avec l’argent, la richesse et le pouvoir. Et donc, en tant que société, nous, nous projetons beaucoup de choses sur ceux qui en ont, et alors les relations que ces membres de la relève essaient d’avoir sont déjà alourdies par le poids de la projection sociale sur ce que signifie être riche et, et par les attentes, n’est-ce pas? Le nombre de fois où j’ai, j’ai parlé à des membres de la relève qui avaient, vous savez, 14, 15, 16 ans, et le genre de choses qui ressortaient pour eux, c’étaient des choses comme : « Eh bien, vous savez, j’ai l’application Starbucks sur mon téléphone et ma, et la carte de crédit de mes parents y est liée. Et mes amis le savent, alors quand on va chez Starbucks, tout le monde s’attend à ce que je paie les boissons, mais est-ce que je devrais toujours être celui qui paie les boissons? » N’est-ce pas? C’est comme, oui, ça peut être très déroutant. Genre, est-ce que ces gens sont mes amis parce qu’ils m’aiment vraiment ou parce que, vous savez, je suis la porte d’accès au café gratuit? Donc ça, c’est le troisième type, et en fin de compte, ça se projette dans la vie adulte. Ça peut être très, il peut y avoir beaucoup de fils de déclenchement quand on essaie de trouver un partenaire et de gérer les déséquilibres de pouvoir qui découlent des déséquilibres financiers. Et toutes ces choses sont très réelles et très, genre, il est absolument possible de se débarrasser de cet encombrement et de trouver des relations riches, merveilleuses et vraies, et ça demande un peu plus d’habileté et de conscience.

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Où, en tant que conseillers auprès de ces familles, où pouvons-nous devenir une ressource pour ces familles, alors que souvent, je pense, j’imagine que les parents ignorent béatement que leurs enfants traversent certains de ces défis? Comment pouvons-nous intervenir et en quelque sorte les aider à traverser certains de ces défis?

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Tout à fait. C’est une excellente question. Et je pense, je veux dire, c’était honnêtement l’un de mes objectifs en écrivant le livre : simplement mettre ça en lumière et le nommer comme une expérience normale, une expérience normale pour ce sous-groupe de personnes. Et je pense qu’en tant que conseillers, l’une des choses que nous pouvons faire, c’est être conscients que c’est très réel et très courant. Que la relève, dans les familles aisées et entrepreneuriales, se sente, vous savez, coincée dans beaucoup d’encombrement et ne sache pas trop comment contribuer et avoir un impact qui lui soit propre. Et quand nous pouvons amener cette conversation auprès de leurs parents et leur dire : voici des choses auxquelles vous voudrez peut-être faire attention. N’est-ce pas? Par exemple, une des choses dont je parle quand des parents viennent me voir et qu’ils ont de jeunes enfants, c’est qu’on a beaucoup d’occasions de jeter de bonnes bases pour ces choses, n’est-ce pas? Oui, on peut prendre les devants sur certaines de ces choses. Et souvent, ce sont des choses qui, une fois qu’un parent les entend, il se dit : ah, c’est vrai, on devrait probablement y réfléchir, mais ce n’est pas ce qui leur vient à l’esprit en premier. Des choses comme, quand vous organisez des rencontres de jeu, même si votre maison a peut-être les activités les plus amusantes, que vous avez une nounou et donc de l’aide supplémentaire pour la garde des enfants, et qu’il pourrait être très facile pour les amis de vos enfants d’être toujours chez vous, pensez aussi à vous assurer que des rencontres de jeu soient organisées chez leurs amis, n’est-ce pas? C’est comme ça qu’on crée l’égalité dans les relations : les jouets de vos amis sont amusants aussi. Et donc, il s’agit vraiment de s’assurer qu’il y a, il y a beaucoup de façons de mettre en lumière certains de ces pièges et d’aider nos enfants à développer les compétences pour les déjouer avec aisance. Mais ça demande de la conscience, et donc en tant que conseillers, nous avons l’occasion de le signaler de façon bienveillante, mais aussi pratique, pour que nos clients puissent commencer à envisager leur rôle de parents différemment.

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N’est-ce pas? Parce que, parce qu’ils, j’utilise l’expression « dans une ignorance béate », mais je pense qu’en réalité, ils ne savent tout simplement pas, et s’ils savaient, ils se conduiraient autrement ou feraient certains ajustements. Et je pense que nous devons avoir le courage, en tant que conseillers, de signaler à nos clients des choses qu’ils ne voudront peut-être pas entendre la première fois, mais qu’au bout du compte, ils nous seront reconnaissants de leur avoir signalées,

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oui, je suis tout à fait d’accord. Et, vous savez, nous pouvons penser à le faire de façon qu’ils puissent le reconnaître, du genre : ce n’est pas que vous êtes un mauvais parent parce que vous ne l’avez pas vu. C’est juste que 80 % des créateurs de richesse sont nouveaux, de première génération. Ils font quelque chose qu’ils n’ont pas vu leurs parents faire comme modèle. Alors, bien sûr, vous ne pouviez pas savoir comment faire.

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Et puis souvent, ils vont utiliser leur capacité à faire les choses pour paver une route dorée pour leurs enfants, afin qu’ils n’aient pas à passer par ce qu’on a dû traverser, mais en même temps, les enfants n’ont pas l’occasion d’exercer ces muscles et de devenir des personnes compétentes et confiantes par elles-mêmes.

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Absolument. C’est, vous savez, ça renvoie vraiment au U inversé, le U inversé de l’économie comportementale, cette idée que ce n’est pas parce que quelque chose, il n’existe pas de bien sans mélange, n’est-ce pas? Ce n’est pas parce que vous avez de plus en plus d’argent qu’être parent devient de plus en plus facile. En fait, on part d’une situation où, quand on a très peu de ressources, il peut être très difficile d’être parent parce qu’on s’inquiète de la sécurité alimentaire, de la sécurité physique et des bonnes écoles, n’est-ce pas? Et à mesure qu’on obtient plus de ressources financières, ça devient plus facile, mais seulement jusqu’à un certain point. Ensuite, ça commence en fait à basculer et à devenir plus difficile, à cause des choses que vous venez de nommer, c’est-à-dire que, simplement parce qu’on a la capacité de paver un chemin plus facile pour nos enfants, vous savez, ne pas leur faire faire de tâches ménagères, ne pas les rendre responsables d’une partie des frais de leurs sports ou, d’une certaine façon, ne pas les faire s’impliquer personnellement dans leur propre vie, on les prive de la chance de développer des compétences vraiment importantes. Donc, un grand message à retenir de mes recherches et de mon examen de la littérature en psychologie là-dessus, c’est que ce n’est pas parce qu’on peut faire quelque chose qu’on devrait le faire. Donc, réfléchir vraiment à son rôle de parent en fonction de ses valeurs et des résultats qu’on veut créer, plutôt que de simplement faire ce qu’on peut parce qu’on a les ressources financières pour le faire, rend en fait le rôle de parent plus difficile, parce qu’il faut y réfléchir sérieusement. Mais je pense que ça peut aussi être une occasion incroyable d’avoir des conversations collectives dans votre famille, du genre : qu’est-ce qui compte pour nous, si on enlève l’argent? Que défendons-nous? Et comment nous entendons-nous pour poursuivre cela ensemble?

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Le sous-titre de votre livre est « navigating family wealth and creating an impactful life ». Et pour ce qui est de la partie sur la vie qui a un impact, à l’intérieur du livre, vous parlez en fait d’une vie à l’impact unique. Et ça m’a frappé que vous ayez ajouté le mot « unique ». Parce que je pense que souvent, on a tendance à regarder les clients et à se dire : bon, ce que j’ai fait avec la famille Smith, je vais peut-être faire la même chose avec la famille Jones. Mais en réalité, dans tous ces cas, même s’ils peuvent apprendre les uns des autres, on peut apprendre de différents cas, au bout du compte, chacune des personnes, chacun des enfants de ces familles est unique, et c’est tellement important de les considérer comme des individus et pas seulement de regarder la famille dans son ensemble.

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C’est vrai. Je suis tout à fait d’accord. Et je pense que l’une des choses, je le souligne dans le livre et je veux que ce soit clair ici aussi, c’est que ce n’est pas parce que quelqu’un est né dans une situation où il a du capital social et du capital financier qu’il doit mener une grande vie audacieuse, à l’impact unique, n’est-ce pas? Il n’est pas obligé de créer un effet d’entraînement massif parce qu’il est né au troisième but. C’est suffisant de cultiver son propre bien-être, d’être un excellent parent, d’être un bon membre de sa communauté et de contribuer de la façon qui vous semble juste et significative en tant qu’individu. Et la deuxième partie, ou la troisième partie du livre, lance vraiment une invitation à ceux qui font le ménage dans l’encombrement, qui acquièrent un solide sentiment de soi et qui reconnaissent qu’ils ont des réseaux sociaux que d’autres n’ont pas et des ressources financières que d’autres n’ont pas : s’ils arrivent vraiment à allumer chez eux l’étincelle de ce qui est unique et de ce qu’ils apportent qui pourrait être significatif. Ensuite, la dernière partie du livre parle vraiment de ce qu’est le travail d’impact, des modèles de travail d’impact qui existent, de ce qu’est le don à impact et des modèles qui existent pour ça, et donne vraiment un avant-goût de ce qui est possible si l’on décidait de, disons, fonctionner à plein régime avec tout ce qu’on a à sa disposition, ce qui est assez emballant. Pour moi, c’est une question très emballante, celle de savoir comment nous pourrions utiliser les ressources que nous avons de façon vraiment significative.

28:30
C’est vraiment intéressant que vous mentionniez qu’il est correct de simplement, vous savez, veiller à son bien-être et faire son affaire tranquillement. Et en même temps, quelqu’un d’autre, un frère ou une sœur de celui qui décide de rester discret, peut amener les choses au niveau supérieur. Et j’aime le fait que vous parliez du capital social, parce que le capital social est quelque chose de sous-estimé. Si souvent, tout le monde pense à l’argent, mais c’est qui on connaît, et si on peut orienter ça vers le bien qu’on peut faire grâce à la combinaison du patrimoine financier et du capital social, et d’un jeune qui a la motivation et le désir de faire quelque chose, il y a une chance d’avoir un impact. Mais on ne devrait pas regarder nos familles en essayant de se dire : il faut tirer 100 % de chacun de ces enfants, parce que ce n’est tout simplement pas possible, ni souhaitable.

29:22
Non, non, c’est l’une des grandes choses de l’agentivité personnelle : on peut définir ce qu’on veut que notre vie soit, et quand on assume vraiment cette responsabilité de façon totale et, vous savez, radicale, du genre : non, je suis 100 % responsable de mes choix, de mon bien-être. Alors certaines personnes choisiront d’allumer quelque chose d’important, et d’autres choisiront de prendre soin d’une étincelle très importante en elles, mais ça n’aura pas l’air aussi pétaradant qu’un autre membre de la famille, parce que nous sommes tous faits différemment. Et c’est suffisant. C’est suffisant de se réveiller chaque jour en sachant qu’on vit la vie qui nous convient. Et comme je l’ai dit, être un très bon parent, c’est du travail exigeant. Et c’est un travail important, et être un membre engagé de sa communauté, c’est un travail exigeant et important. Et c’est absolument suffisant.

30:24
Il y a tellement de bonnes choses dans ce livre. Et malheureusement, nous arrivons à la fin de notre temps et il faut atterrir. Alors, comme d’habitude, Kristen, j’ai deux dernières demandes à vous faire avant de conclure. J’ai besoin d’une recommandation de livre, quelque chose que vous avez lu et que vous aimeriez faire connaître aux autres. Et ensuite, on fera une dernière chose : un conseil d’une conseillère expérimentée qui travaille avec des familles à d’autres qui travaillent aussi avec des familles. Alors, pouvons-nous commencer par une recommandation de livre?

30:52

Oui. Alors, l’un des livres que j’ai lus récemment et qui vaut vraiment la peine d’être lu… Et vous savez, je lis énormément de choses dans notre secteur. Celui-ci y est indirectement lié, en ce sens qu’il porte sur le rôle de parent, mais c’est l’un des meilleurs livres sur le rôle de parent, sinon le meilleur, que j’aie jamais lus. Il s’intitule Good Inside, de la Dre Becky Kennedy. Et il touche vraiment au cœur de la même philosophie que celle de mon livre, c’est-à-dire, vous savez quoi, tout le monde est bon à l’intérieur. Si vous croyez fondamentalement que je suis un bon parent et que j’ai de bons enfants qui agissent parfois mal, mais que lorsqu’ils agissent mal, c’est une fenêtre sur ce qu’ils vivent, c’est tellement responsabilisant. Alors c’est ma recommandation de livre.

31:36
Intéressant, donc Good Inside, de Becky Kennedy. J’adore ce moment de ces balados où je reçois des recommandations de livres et où j’ai des surprises. C’est un livre dont je n’avais pas entendu parler, mais je sais que je vais aller le chercher, et nous mettrons un lien dans les notes de l’épisode. Vous pourrez donc vous procurer ce livre ainsi que The Myth of the Silver Spoon. D’accord, merci pour cela. Et maintenant, le conseil d’une conseillère à d’autres personnes qui conseillent aussi des familles.

31:59
Oui. Alors voici ma petite tribune, ou peut-être que c’est simplement une invitation et non une tribune. C’est qu’en tant que conseillers, nous avons vraiment beaucoup plus d’influence que nous le croyons, je pense, et qu’il faut savoir habilement inviter les parents et les systèmes familiaux à des conversations sur l’épanouissement, et être prêts à reconnaître que les familles fortunées ont beaucoup de craintes quant à l’effet que la richesse aura sur leur famille. Et historiquement, je dirai que même moi, j’ai fait beaucoup de travail pour valider ces craintes, en disant : oui, c’est probablement vrai, votre crainte est réelle et fondée, et beaucoup de familles échouent. Et je pense que nous constatons vraiment maintenant, en regardant notre histoire des 20, 30 ou 40 dernières années dans l’ensemble de nos secteurs, de l’entreprise familiale et de toutes ses disciplines, que nous n’avons pas rendu grand service à nos clients en citant des statistiques sur les familles qui échouent. Nous savons maintenant que ces statistiques ne sont même pas exactes. Nous avons donc vraiment l’occasion, en tant que conseillers, de reconnaître que la crainte est réelle et que, pour composer avec la dynamique familiale, il faut retrousser ses manches. C’est un travail difficile. Mais les familles ont une immense capacité, et lorsque nous concentrons notre attention sur leurs forces et sur ce qu’elles font déjà bien, nous les aidons à approfondir leur confiance en cette capacité, à croire qu’elles auront ce qu’il faut pour surmonter des défis difficiles. Il ne s’agit donc pas de mettre un bonhomme sourire sur tout et de dire qu’il n’y a pas de problèmes. Il s’agit vraiment de donner des ressources aux familles, de les aider à se sentir outillées en orientant leurs questions vers leurs forces, puis de les aider à avancer à partir de là. Et en tant que conseillers, nous avons une énorme influence, ne serait-ce que par les questions que nous posons.

34:07
Génial. Donc oui, nous pouvons tous adopter un peu plus l’angle de la psychologie positive dans le travail que nous faisons avec nos familles et les aider à voir ce qui va bien, mais sans simplement mettre un bonhomme sourire dessus, et en étant une ressource pour les aider à régler certaines de ces questions. Exactement. Kristin, merci encore d’avoir été avec nous aujourd’hui et d’avoir fait profiter notre auditoire de votre expertise.

34:31
Merci de m’avoir reçue, Steve. Je suis honorée d’avoir participé à votre balado.

34:36
D’accord, chers auditeurs. Si vous n’êtes pas encore abonnés, abonnez-vous pour ne jamais manquer un de ces épisodes mensuels. Merci encore d’avoir été avec nous. Je suis Steve Legler. À la prochaine,

34:50
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