Family business and legacy adviser

Les deux composantes les plus essentielles de la propriété d’une entreprise familiale

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Posséder une entreprise familiale comporte de nombreuses facettes

Cette semaine, nous allons examiner un sujet qui touche toutes les entreprises familiales, même s’il n’est pas abordé très souvent.

J’écris beaucoup sur le chevauchement des cercles de la famille et de l’entreprise, mais moins souvent sur qui possède l’entreprise.

Voir Ownership: The Forgotten Circle in Family Business

C’est en partie parce que les gens qui travaillent dans la plupart des entreprises familiales et qui en sont propriétaires n’en parlent pas très souvent non plus.

Bien sûr, cela ne veut pas dire qu’ils ne devraient pas le faire, ni que ces conversations ne sont pas importantes, loin de là.

Ça peut devenir assez complexe parfois, mais je veux simplement le scinder en ses deux éléments les plus essentiels : la valeur et le contrôle.


Au-delà de la tradition, de la fierté et du devoir

Quand les personnes engagées dans une entreprise familiale parlent réellement de ce que la propriété signifie pour elles, elles évoquent souvent des éléments intangibles comme la tradition et la fierté.

C’est tout à fait logique, bien sûr, mais cela ne fait souvent que repousser les discussions sur ce qui est vraiment en jeu, c’est-à-dire qui peut tirer de la valeur de l’entreprise (financièrement) et qui a le droit de prendre les décisions.

Beaucoup de copropriétaires d’une entreprise familiale ont le sentiment qu’il est de leur devoir de garder l’entreprise dans la famille, et ils adoptent une mentalité d’intendance, ce qui est souvent aussi salué, à juste titre.

Mais alors que les cercles de la famille et de l’entreprise évoluent rapidement, les changements dans le cercle de la propriété traînent souvent.

Voir Varying Time Factors in Each of the Three Circles


Qui peut en profiter, qui a le droit de décider

Là où les familles s’enlisent parfois en discutant de ce à quoi devrait ressembler la meilleure structure de propriété, c’est qu’elles omettent parfois de faire la distinction entre les deux éléments principaux que je mets en lumière.

J’ai perdu le compte du nombre de parents que j’ai entendus dire qu’ils veulent traiter tous leurs enfants de façon égale, même s’ils reconnaissent que ceux-ci ne sont certainement pas égaux à bien des égards importants.

Je n’ai encore jamais rencontré de famille, même avec seulement deux membres de la relève, où ceux-ci sont égaux en matière de capacités, d’éthique de travail, de motivation, de formation, de disponibilité, de contribution….

Vous voyez le portrait.

Là où elles se heurtent souvent à des problèmes, c’est lorsqu’elles restent coincées dans la croyance que permettre à tous leurs enfants de profiter de la propriété familiale de l’entreprise signifie aussi que chacun d’eux doit finir par avoir un poids égal dans la façon dont elle sera dirigée.


Réapprendre à partager

Pendant que les frères et sœurs grandissaient ensemble, les parents ont sûrement passé du temps à leur apprendre à partager, qu’il s’agisse de la nourriture sur la table, des vêtements, de l’équipement sportif ou même simplement de la télécommande.

Voir Who Gets to Decide Who Gets to Decide

Déterminer la meilleure façon pour la famille de partager à la fois les avantages de la propriété de l’entreprise et le contrôle des décisions d’affaires est encore un autre sujet délicat qu’il faut régler.

Mais tout commence par le fait de se libérer de l’idée selon laquelle le réflexe du « tout le monde doit être égal » peut souvent avoir des conséquences désastreuses.

Quand une structure de propriété donnée est en place depuis un certain temps, une certaine homéostasie s’installe, ce qui veut dire qu’il est difficile d’introduire du changement sans rencontrer de résistance.


Du leadership pour des discussions importantes

Entreprendre de telles discussions exige du courage et du leadership.

Il peut être difficile pour les familles de le faire seules; une aide, une facilitation et un accompagnement externes peuvent donc certainement être utiles.

La préparation est essentielle, ce qui exige beaucoup de temps, d’intention et d’efforts.

Ce n’est pas un sujet qu’on veut simplement lancer sur la table pour voir ce qui va se passer.

Ceux qui détiennent actuellement les actions doivent d’abord réfléchir longuement à la façon dont ils voient l’avenir et établir leur point de vue.


Pas un fait accompli!

À ce stade, une discussion approfondie avec la génération suivante peut commencer, en présentant ce que les propriétaires actuels ont en tête et pourquoi ils pensent que leurs idées sont sensées.

Il ne faut pas présenter cela comme une chose déjà réglée, un fait accompli.

La version finale doit être cocréée par la famille, pour que chacun soit entendu et ait le sentiment d’avoir participé aux décisions.

On ne peut pas réalistement s’attendre à ce que cette discussion se fasse rapidement; il faudra plutôt fort probablement une série de réunions.

Il est plus important d’arriver à un résultat auquel tout le monde adhère que d’en finir au plus vite pour pouvoir le rayer de votre liste de choses à faire.

Tout le monde doit obtenir quelque chose, mais personne ne devrait s’attendre à tout obtenir.

Vous recherchez un consensus ici, et non l’unanimité.

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