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Tenir compte de la maladie chronique dans le processus de planification de la relève

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Tenir compte de la maladie chronique dans le processus de planification de la relève

S1:E36

Conférencière invitée : Ruschelle Khanna, LCSW, hypnothérapeute clinicienne
Animateur : Steve Legler, MBA, FEA, CPCC, coach en héritage familial, TSI Heritage

Dans cette discussion, je partagerai mon expérience de travail auprès de familles sur des enjeux liés à la maladie chronique chez la génération suivante. Nous verrons comment établir des attentes raisonnables envers des enfants adultes aux prises avec des problèmes chroniques de santé mentale et physique, nous passerons en revue mon cadre ECHO Legacy, qui aide les familles à surmonter les obstacles à des transitions réussies, et nous verrons des conseils utiles pour améliorer la communication lorsqu’une personne est atteinte d’une maladie chronique. Joignez-vous à nous pour acquérir des idées et des stratégies précieuses afin de composer avec ces défis au sein de votre famille.

BIOGRAPHIE

Ruschelle Khanna est consultante en entreprise familiale et thérapeute familiale.  Elle aide les personnes et les entreprises à tirer parti de l’intelligence émotionnelle pour favoriser la croissance de la famille et de l’entreprise.  Depuis plus de 20 ans, Ruschelle aide à composer avec les complexités de la santé, de la famille, des affaires et du patrimoine.  Elle est l’auteure du livre à paraître Inherited Trauma & Family Wealth: A Guide to Heal Relationships and Build a Lasting Legacy.



Transcription

STEVE : Bonjour et bienvenue à un autre épisode du balado du PPI, présenté par le Purposeful Planning Institute. Je m’appelle Steve Legler, et je suis heureux d’être l’animateur invité de cet épisode. Notre invitée est une membre relativement nouvelle de la communauté du PPI, et j’ai hâte de l’aider à faire connaître à nos autres membres une partie du travail qu’elle fait avec ses clients. Ruschelle Khanna est consultante en entreprise familiale et thérapeute familiale, établie en Virginie-Occidentale. Elle aide les personnes et les entreprises à tirer parti de l’intelligence émotionnelle pour favoriser la croissance de la famille et de l’entreprise. Elle est l’auteure du livre à paraître « Inherited Trauma and Family Wealth: A Guide to Heal Relationships and Build a Lasting Legacy ». Souhaitons la bienvenue à Ruschelle au balado du PPI.

RUSCHELLE : Merci, Steve. Je suis très contente d’être ici, et je suis aussi contente d’être une nouvelle membre du PPI. Jusqu’ici, c’est formidable. Alors merci de m’accueillir

STEVE : Super. Très bien, Ruschelle, l’un des sujets dans lesquels vous vous spécialisez est le traumatisme hérité. Je voulais donc commencer par là, parce que ce n’est pas quelque chose dont on entend parler ou dont on parle beaucoup, même si c’est probablement présent dans plus de familles qu’on ne le pense.

RUSCHELLE : Oui, alors je suis thérapeute et consultante depuis plus de, je pense que j’en suis à 23 ans maintenant, et plus j’ai travaillé avec des familles et des personnes, plus j’ai commencé à voir ressortir des problèmes dont j’avais un peu l’impression qu’ils ne leur appartenaient pas. Puis j’ai commencé à creuser un peu la question. Quand on va dans cette direction, ça mène à des approches comme la thérapie des constellations familiales, puis à l’épigénétique et au traumatisme hérité, et à des choses comme des histoires, des récits, qui sont hérités et transmis dans les familles aussi.

STEVE : Beaucoup de membres du PPI travaillent avec des familles, et nous abordons ces familles à partir de diverses professions d’origine. Puis nous arrivons toujours à un moment où nous nous rendons compte qu’il y a plus de choses que prévu dans cette famille. Et nous essayons tous d’apprendre à mieux avancer dans ces zones où nous rencontrons des choses auxquelles nous ne sommes pas habitués. J’espère donc que vous pourrez nous éclairer sur ce qui se passe quand des gens arrivent dans une famille et commencent à sentir ces choses. Y a-t-il des choses que nous pouvons faire, des choses à éviter, des questions à poser? Comment explorer ces choses pour les voir plus en détail, comme vous semblez capable de le faire?

RUSCHELLE : Je pense que la première question que les conseillers devraient se poser à eux-mêmes est la suivante : d’après ce que je sais de la personne, avec toute l’information que j’ai sur cette personne en particulier, est-ce que ça lui ressemble, ou est-ce que ça semble venir d’ailleurs? Parfois, des clients viennent nous voir en disant : « Je ne sais pas pourquoi je fais certaines choses. » Alors l’un serait : « Bon, je ne sais pas vraiment pourquoi. » Certains prennent de mauvaises décisions financières et d’affaires, en sachant que ce ne sont pas de bonnes décisions, mais ils sont quand même poussés à les prendre, et ils ne savent pas pourquoi non plus. Ce sont un peu des signes qu’on devrait peut-être regarder, que ça vient peut-être d’ailleurs. Et c’est là que je sais que beaucoup de gens au PPI sont experts dans l’examen des récits familiaux, et qu’ils savent ralentir et approfondir un peu ces choses. Alors : qu’est-ce qui, parlez-moi un peu de l’expérience de vos grands-parents en affaires. Qu’est-ce que vous en savez? Parce que l’une des choses intéressantes au sujet du traumatisme hérité, s’il y a quelque chose d’intéressant là-dedans, parce qu’on hérite aussi de bonnes choses, c’est que l’une des choses intéressantes quand on hérite de choses de notre famille, bonnes ou mauvaises, c’est qu’elles peuvent être transmises génétiquement. De nouvelles recherches montrent que nous héritons en fait de souvenirs, de souvenirs précis. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles je me suis tant intéressée au traumatisme hérité, parce que j’ai hérité d’un souvenir, et je ne le savais pas. J’ai un souvenir très précis que j’ai hérité de ma mère et qui a guidé beaucoup de mes décisions à l’adolescence et à l’âge adulte. Alors, il y a ces éléments hérités, puis il y a l’histoire. C’est de ça que parlent les constellations familiales : quel est ce récit que votre famille porte avec elle? Par exemple, c’est l’une des choses que nous demandons, par exemple, aux personnes dont nous craignons qu’elles se fassent du mal. Nous demandons : « Avez-vous eu un parent, quel qu’il soit, qui s’est déjà fait du mal? Une tante, un oncle, un parent éloigné? » Et l’une des raisons, c’est que ces histoires, même si la personne n’a pas connu son arrière-grand-père qui souffrait de dépression, cette histoire l’influence de façons dont elle n’est pas consciente. Alors si les gens peuvent repérer des tragédies d’affaires dans l’histoire de leur famille, et je sais, Steve, que vous connaissez probablement certaines de ces histoires, n’est-ce pas? Si vous travaillez le moindrement dans ce domaine, vous voyez des schémas comme ça. Quoi qu’il en soit, vous n’êtes peut-être pas conscient des compétences que vous utilisez déjà pour gérer ces schémas, n’est-ce pas?

STEVE : Donc vous parlez, par exemple, de l’une des choses que nous apportons en cadeau aux clients avec qui nous travaillons : un regard neuf et la capacité de poser des questions empreintes de curiosité qui leur permettent de faire de l’introspection, n’est-ce pas, et de commencer à réfléchir à certaines choses. Alors nous les y invitons par des questions. Mais vous avez parlé de la distinction entre le souvenir réel, dont nous avons peut-être hérité, et le récit qui l’accompagne. Je n’avais jamais pensé que c’étaient des choses distinctes. Donc quelque chose s’est produit, et puis quelles sont les histoires que nous nous racontons à ce sujet, et comment la famille perpétue-t-elle ces histoires? Et peut-être que si elles sont perpétuées d’une façon pas très utile, nous pouvons les aider, je suppose, à changer la façon dont ils en parlent ou y pensent.

RUSCHELLE : Oui. Connaître le traumatisme hérité a quelques effets différents. D’abord, ça déculpabilise un peu les gens et ça libère un peu de la honte liée à la raison pour laquelle ils se sont comportés comme ils l’ont fait. Ça les libère en quelque sorte sur le plan émotionnel pour prendre de meilleures décisions. Par exemple, l’un des exemples dont je parle dans le livre, et c’est en fait un exemple courant, c’est si votre arrière-grand-père avait commis une fraude fiscale, et que vous ne connaissiez même pas cette histoire. Disons que vous aviez simplement l’impression de détester avoir affaire aux impôts, que vous évitiez toujours de payer vos impôts, et que vous ne saviez pas pourquoi. Puis vous découvrez que votre arrière-grand-père a commis une fraude fiscale.

STEVE : N’est-ce pas? Il y a donc comme un moment de déclic, et comme vous l’avez dit, ça vous libère en quelque sorte : oh, wow, il y a une explication à la raison pour laquelle je suis comme ça.

RUSCHELLE : Oui, et ça ne nous dégage pas de la responsabilité de payer nos impôts, mais ça dit que c’était le moteur inconscient. Ce n’était pas entièrement moi. Vos comportements à l’égard de l’argent et des affaires ne concernent jamais entièrement vous. Une grande partie est inconsciente, et c’est utile de creuser ces choses, parce qu’on ne sait vraiment pas pourquoi on fait les choses.

STEVE : Les gens ne s’en rendent pas compte. Tout le monde pense que le monde a commencé le jour de sa naissance, et que tout ce qu’il a en tête a commencé avec lui. Et ce que vous dites, et ce à quoi vous faites aussi référence, je suppose, c’est qu’il y a de plus en plus de recherches qui en parlent, que c’est bien réel, et que nous pouvons aider à allumer la lumière pour certaines personnes et le leur montrer.

RUSCHELLE : Oui. Donc, libérer les gens de la responsabilité complète et totale de certaines difficultés qu’ils ont peut-être eues, comme le manque de motivation ou la procrastination. Tout ça est un peu lié. J’ai apporté aujourd’hui trois types de symptômes que vous pouvez, en tant que conseiller, repérer. L’un d’eux, c’est quand nous avons des clients qui semblent démotivés, ou qui procrastinent. La procrastination est une réaction au traumatisme. Que ce soit un traumatisme hérité ou un traumatisme survenu au cours de votre vie, si vous avez quelqu’un qui dit : « Oui, je vais le faire. Oui, je vais le faire. Oui, je vais le faire », peut-être qu’il faut ralentir et parler de ce que sont les obstacles. Connaissez-vous les obstacles? Peut-être devriez-vous être dirigé vers un thérapeute. Est-ce que vous procrastinez dans d’autres sphères de votre vie? Parce que c’est peut-être quelque chose qui doit être réglé avant que vous travailliez avec moi comme conseillère.

STEVE : Donc la procrastination, selon vous, est une réaction au traumatisme. Il y a quelque chose qui bloque les gens, et si nous interagissons avec eux dans une partie de leur vie, si nous leur posons des questions sur d’autres parties de leur vie et que ça semble être partout, alors c’est peut-être un symptôme. Peut-être qu’ils devraient travailler là-dessus.

RUSCHELLE : Oui, ce n’est peut-être pas qu’ils essaient d’être difficiles. Ils n’essaient pas d’arriver en réunion pour vous raconter des sornettes. Toutes ces choses qu’on pourrait peut-être dire et qui ne sont pas tout à fait justes. L’autre chose, c’est le rythme. Je vais donc parler du trauma de façon générale. Le trauma hérité, et puis nos propres traumas, peuvent entraîner des maladies chroniques plus tard dans la vie. Nous avons une incidence beaucoup plus élevée de problèmes de santé mentale chroniques, de maladies auto-immunes chroniques, de troubles métaboliques et de problèmes cardiaques plus tard dans la vie, à l’âge adulte, à cause du trauma, qu’il soit hérité ou direct. Le rythme est un énorme problème pour les personnes qui ont des troubles de santé mentale et des problèmes de santé chroniques. Ce que je veux dire par rythme, c’est, par exemple, ce que vous pouvez faire sur le plan organisationnel : si vous ne portez pas le fardeau de problèmes chroniques, vous êtes beaucoup plus apte à organiser votre vie quotidienne, vos activités de tous les jours, toutes les tâches administratives que vous devez faire. Les personnes qui ont un trauma hérité qui se traduit par des problèmes chroniques ont vraiment du mal à doser le rythme de leur journée. Alors quand elles arrivent dans votre bureau, vous leur demandez peut-être de faire, et ce sont peut-être aussi des personnes très performantes. Les personnes très performantes peuvent aussi avoir du mal avec le rythme, avec l’énergie et avec l’endroit où mettre leur énergie pendant la journée. Alors quand vous leur confiez des tâches, il peut être utile d’y penser, par exemple : « Je vais vous donner trois tâches. On se revoit dans deux semaines ou dans un mois », et cela leur donne un peu de temps pour composer avec leur rythme. Donc posez beaucoup de questions sur leur rythme, comme : « Avez-vous beaucoup de difficulté à respecter les échéances? Comment vous sentez-vous par rapport à votre productivité dans votre journée? Comment est votre niveau d’énergie? » Parce que toutes ces choses sont liées, et nous composons en quelque sorte avec ces enjeux. S’ils ont un TDAH ou un autre diagnostic de santé mentale, c’est un peu plus facile à comprendre. Mais parfois, les gens sont extrêmement performants, et ils ne le savent pas.

STEVE : N’est-ce pas? Parce que nous essayons d’amener nos clients dans une sorte de cheminement et de les faire passer par un processus, que ce soit pour faire leur testament ou autre chose. Et donc je pense que ce à quoi vous faites allusion, c’est l’importance de recalibrer notre échéancier et de nous assurer de faire le point avec nos clients pour vérifier que nous n’allons pas trop vite pour eux. Oui, parce que certains d’entre eux, même s’ils voudraient bien faire le cheminement dans lequel nous les amenons, n’ont tout simplement pas l’énergie, ou n’ont pas le temps, ou ne sont pas capables de structurer leur vie d’une façon qui suive le rythme que nous essayons de leur imposer. Nous devons donc y être sensibles, poser les bonnes questions et nous assurer d’ajuster nos propres échéanciers aux leurs. J’imagine que c’est une grande partie de tout ça.

RUSCHELLE : Oui, et en tant que professionnels, il faut aussi ne pas le prendre personnellement. Je pense que quand on travaille et que les gens ne se présentent pas, on peut se dire : « Qu’est-ce que je fais ici? » Alors si vous savez que l’un de ces éléments entre en jeu (des maladies chroniques ou un passé d’expériences difficiles), ce n’est probablement pas vous.

STEVE : N’est-ce pas? Et donc vous soulignez aussi quelque chose à quoi je n’avais pas vraiment pensé : si quelqu’un vit un trauma tôt dans sa vie, cela peut être une graine plantée qui va resurgir plus tard et se manifester de différentes façons négatives. Que faisons-nous de cette information? Est-ce que nous aidons les gens à en prendre conscience? Ou est-ce que nous? Comment utilisons-nous cela?

RUSCHELLE : Je sais qu’en tant que non-thérapeute et en tant que conseiller, il y a certaines choses dont il n’est probablement pas approprié de parler pendant vos séances. Mais si vous remarquez que quelqu’un est… d’abord, si quelqu’un a une maladie chronique, il est important de savoir, en tant que conseiller, s’il dispose d’autres ressources pour s’en occuper. Vous devriez vraiment le savoir et vérifier si toutes ces autres choses sont prises en charge, et l’encourager en lui disant que nous ne pourrons pas accomplir ce que nous devons faire si, pour revenir à l’intelligence émotionnelle, Steve, si quelqu’un ne va pas bien émotionnellement, il ne pourra pas travailler sur ces choses, point final. Donc je pense que c’est un bon indicateur. Si vous avez le moindre indice de ces choses, si c’est quelqu’un qui procrastine beaucoup, s’il a du mal avec le rythme, s’il vit des cycles de chaos dans sa vie (oh mon Dieu, la personne a toujours un problème relationnel, sa famille est toujours en crise), c’est un autre signe. Les cycles de chaos sont un gros signal : « Hé, qu’est-ce que nous faisons pour régler ça, afin que vous puissiez avoir un peu de paix et que nous puissions vraiment nous asseoir et faire ce travail? »

STEVE : Les cycles de chaos, quelle expression intéressante, que je n’avais jamais vraiment entendue auparavant. Mais je pense que quiconque entend ce terme, comme moi à l’instant, commence instantanément à penser à certaines personnes qu’il connaît, et peut-être à certains de ses clients, chez qui il semble toujours se passer quelque chose, et avec qui c’est parfois frustrant de traiter. Mais je pense que ce que vous soulignez, c’est que si nous commençons à sentir que c’est ce qui se passe, nous pouvons être mieux préparés à composer avec eux. Et l’autre chose dont vous parliez tout à l’heure, c’est que je me vois toujours comme une ressource pour mes clients. Être une ressource, c’est ce que je peux faire pour eux, et aussi vers qui d’autre je peux les orienter, qui peut aussi les aider d’une façon dont moi je ne peux pas. J’imagine donc que ça en fait partie, et le PPI étant un groupe vraiment collaboratif, je pense que c’est en partie pour ça. Ce qui nous attire tous vers ce groupe, c’est que nous pouvons rencontrer d’autres personnes qui peuvent être complémentaires à ce que nous offrons comme ressource pour nos clients.

RUSCHELLE : Absolument, savoir quand faire une bonne recommandation fait de nous de bien meilleurs conseillers. Oui, absolument.

STEVE : Vous avez donc parlé de la procrastination, qui, je pense, frustre parfois quiconque travaille avec des familles : nous voulons que les clients fassent quelque chose, et ils disent qu’ils veulent le faire, mais c’est comme si ça ne suivait tout simplement pas. Donc c’est une chose à examiner, et le fait de se mettre sur la même longueur d’onde et au même rythme que nos clients est un autre aspect important. Et les cycles de chaos : simplement être conscient qu’il y a des clients qui semblent pris dans cette boucle, et comment, quelles sont les façons dont nous pouvons les aider à s’en sortir? Ou est-ce simplement à nous de reconnaître comment nous devons composer avec eux?

RUSCHELLE : Je vais donc vous donner un petit truc. Vous n’avez pas beaucoup de temps avec vos clients, alors je vais vous donner un truc très rapide. Si vous remarquez quelqu’un pris dans un cycle de chaos (et ça vient de l’hypnose, car je suis aussi hypnothérapeute), et si je ne suis pas en train de faire activement de l’hypnose avec quelqu’un, mais que je veux vraiment lui faire passer un message, disons que si quelqu’un vit des cycles de chaos dans sa vie et que je veux éventuellement le convaincre d’aller examiner cela d’un peu plus près pendant que nous sommes ensemble, je pourrais dire certaines choses, et je les dirai trois fois quand je le rencontre. Trois, c’est la clé. Mais je dirai quelque chose comme : « Steve, vous méritez vraiment plus de paix dans votre vie. » Et : « Steve, comment pouvons-nous chercher plus de paix dans votre vie afin de pouvoir nous concentrer un peu plus là-dessus? C’est tellement agréable. C’est tellement agréable d’avoir beaucoup de paix dans notre vie. » Et c’est ce que nous visons ici avec ce plan sur lequel nous travaillons, et ce que j’espère que toutes vos relations ont.

STEVE : Ces trois fois : la première fois que vous le dites, c’est comme : « Oui, d’accord. » Et puis vous le redites, et ça commence en quelque sorte à faire son chemin. Et maintenant, ma question est : est-ce toujours la paix, ou est-ce qu’on la remplace par différents sujets? Parce que la paix semble être un thème assez général.

RUSCHELLE : Eh bien, pour les cycles de chaos en général, pour être plus précis, vous utiliseriez les mots du client. Par exemple, si le client dit : « Tout le monde m’abandonne toujours », ce qui est un autre enjeu lié au trauma, ou « Personne n’est jamais là pour moi », ou « Ma famille est complètement à côté de la plaque », alors je pourrais dire : « Eh bien, je sais, vous savez, je suis là pour vous. Il y a tellement de gens qui sont là pour vous. » Vous choisissez donc une phrase que vous pouvez répéter. « Je veux que votre argent soit vraiment là pour vous », ou peu importe la phrase, et vous vous y tenez et la dites au moins trois fois avant qu’ils quittent votre bureau.

STEVE : Donc, pendant que vous discutez de quelque chose avec eux, si vous dites un mot et voyez qu’il les touche, j’imagine que c’est le signal, n’est-ce pas, pour le garder et trouver ensuite une façon de le répéter dans la minute ou les deux minutes qui suivent, afin qu’il fasse vraiment mouche, qu’ils commencent à l’intérioriser, à le ressentir et à croire que c’est vraiment vrai. Vous les aidez donc à réaliser que, leur chaos, ils ont peut-être plus de contrôle sur lui et peuvent travailler sur un aspect précis que vous leur signalez.

RUSCHELLE : Oui, et vous avez souligné quelque chose de vraiment important, Steve : vous voulez observer leur langage corporel, et ce que vous cherchez, c’est du soulagement. Si vous remarquez que quelque chose que vous leur avez dit leur a apporté du soulagement, c’est le mot que vous allez dire. Si vous remarquez un relâchement, une grande respiration, un bâillement ou un signe qu’ils se sont calés dans leur chaise, eh bien, je vais le dire trois fois avant qu’ils partent.

STEVE : Donc être attentif pour vraiment voir quels sont les mots précis qui touchent cette personne, puis miser sur la répétition et s’assurer de les répéter au moins deux autres fois pour qu’ils fassent vraiment mouche, qu’elle puisse les incarner et y croire. Et j’imagine que ça fait partie du service que nous offrons à nos clients : les aider à voir les choses sur lesquelles ils peuvent et devraient se concentrer et qui leur apporteront le soulagement dont vous parlez.

RUSCHELLE: Oui, c’est une petite combinaison d’hypnose et d’entretien motivationnel. Dans l’entretien motivationnel, nous trouvons les mots qui résonnent chez les gens, qui les aident à atteindre leurs objectifs. C’est le but de l’entretien motivationnel. Donc l’exemple que je vous ai donné était une combinaison des deux.

STEVE: D’accord, intéressant. C’est vraiment génial de parler de ces choses relativement simples que vous, forte de vos décennies d’expérience, pouvez transmettre aux gens, et que nous pouvons déjà apprendre pour apporter un peu plus de valeur à nos clients et leur servir de ressource.

RUSCHELLE: Merci. Oui, c’est très agréable.

STEVE: Alors, juste une dernière question sur le livre. Il paraît cet automne. Comment avez-vous vécu l’expérience de l’écriture du livre?

RUSCHELLE: Ça a été vraiment exigeant, Steve, parce que j’espère qu’il constitue un bref résumé de l’œuvre de ma vie, que j’adore. Alors ça a été… faire le tri dans l’œuvre de sa vie n’est pas facile, mais j’ai vraiment, vraiment beaucoup aimé ça, et j’espère que les conseillers et les familles pourront, grâce à tout cela, avoir de meilleures relations.

STEVE: Eh bien, beaucoup de gens de la communauté PPI sont comme ça. Nous nous consacrons à quelque chose en raison de la façon dont nous avons vécu ces situations, et nous voulons aider les autres à le faire aussi. Nous arrivons donc à la fin de notre temps ensemble. Je veux vous remercier et vous demander si vous avez des réflexions finales que vous aimeriez partager avec la communauté PPI.

RUSCHELLE: Je pense que le message principal d’aujourd’hui, c’est simplement de vous exercer à être vraiment, vraiment présents avec vos clients. Et si vous remarquez qu’il y a quelque chose qui ne leur appartient peut-être pas, alors aidons-les à explorer cela un peu pour qu’ils puissent trouver des façons de passer outre.

STEVE: Excellent. Merci beaucoup, Ruschelle. Chers auditeurs, merci d’avoir été avec nous. Je suis Steve Legler, à la prochaine.

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