Family business and legacy adviser

Voici le nouveau patron : une entrevue avec Steve Beauchesne

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Voici le nouveau patron : une entrevue avec Steve Beauchesne

Balado Let’s Talk Family Enterprise, épisode no 61

Animateur : Steve Legler
Invité : Steve Beauchesne

Dans notre plus récent épisode, l’animateur Steve Legler s’entretient avec le PDG récemment arrivé de Family Enterprise Canada et de la Family Enterprise Foundation, Steve Beauchesne, pour discuter de l’évolution de l’organisation à travers la fusion et la COVID, et de ce qui attend notre communauté.


Points clés

[:26] Steve Legler accueille Steve Beauchesne et lui demande de raconter sa première expérience avec Family Enterprise Canada, à titre d’ancien lauréat du prix de l’entreprise familiale de l’année (Family Enterprise of the Year).

[3:17] Steve parle de son rôle de maître de cérémonie et du plaisir qu’il a eu à tisser des liens avec les gens de la communauté.

[5:48] Des deux groupes qui composent Family Enterprise Canada jusqu’à l’avenir, Steve présente sa vision : revenir à l’essentiel et redonner du vent dans les voiles de FEC.

[10:22] Les récits d’impact et les doléances que Steve a entendus au cours des derniers mois sont d’excellents moyens d’établir des repères et montrent à quel point les gens sont vraiment passionnés par FEC.

[13:27] Les nouveaux membres cherchent des conseillers, et les FEA cherchent des collaborateurs; l’avenir consiste à mettre les bonnes personnes en contact.

[16:13] Pour Steve, trouver des occasions n’est pas son défi en tant que PDG. Les occasions sont là!

[18:08] Pourquoi Steve a posé sa candidature et comment il compte provoquer le changement.

[20:48] Steve suit le programme FEA complet pour atteindre quelques objectifs précis; il explique comment, selon lui, cela l’aidera à se guider comme PDG.

[23:25] L’importance d’apprendre avant d’agir, tout en ayant hâte de passer à l’action!

[26:36] Les réflexions de Steve sur l’équipe qui l’entoure.

[27:51] Steve demande à Steve de dévoiler une chose surprenante à son sujet ainsi que l’une de ses aspirations pour l’organisation.

[28:49] Steve Legler remercie Steve Beauchesne d’avoir partagé sa passion et ses connaissances, et clôt l’épisode en rappelant aux auditeurs d’évaluer le balado et de s’y abonner.

Transcription

 Let’s Talk Family Enterprise explore des idées, des concepts et des modèles du monde entier qui aident les conseillers en entreprise familiale à mieux servir leurs familles clientes. Présenté par Family Enterprise Canada. Les points de vue, les informations et les opinions exprimés dans ce balado sont uniquement ceux des personnes concernées et ne représentent pas nécessairement ceux de Family Enterprise

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Canada. Chers auditeurs, êtes-vous prêts à tisser des liens, à apprendre et à célébrer? Ne manquez pas le Family Business Symposium, qui aura lieu à Halifax en mai 2025; les tarifs de prévente sont offerts dès maintenant, mais seulement jusqu’à épuisement des billets. Réservez votre place dès aujourd’hui à family enterprise.ca La période de mise en candidature est aussi ouverte pour les prix Family Enterprise of the Year, qui comptent quatre nouvelles catégories et un grand prix extraordinaire pour la famille gagnante du titre de famille entrepreneuriale de l’année, le tout annoncé et célébré au Symposium. Si vous faites partie d’une famille en affaires exceptionnelle ou si vous en connaissez une, ou encore un FEA titré, qui mérite d’être reconnu, soumettez sa candidature avant le 10 janvier; vous pourriez même gagner un prix pour votre mise en candidature. Visitez family enterprise.ca pour plus de détails.

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Bonjour et bienvenue à un autre épisode du balado Let’s Talk Family Enterprise. Je m’appelle Steve Legler, et c’est un plaisir d’être votre animateur. Encore une fois ce mois-ci, nous allons sortir un peu des sentiers battus, car nous recevons un autre excellent invité, mais il nous arrive avec une perspective différente de celle de la plupart de nos invités précédents. Steve Beauchesne est le PDG de Family Enterprise Canada, et ce, depuis près de six mois. L’organisation continue de mûrir et d’évoluer; nous avons donc beaucoup de choses à nous dire. Les conseillers FEA, qui sont le principal public cible de ce balado depuis le début, connaissent FEC parce que FEC gère le programme Family Enterprise Advisor. Ce n’est pas tout le monde qui connaît les autres rôles que joue FEC. Nous voulons donc profiter de cet épisode pour mettre tout le monde au courant de ce qui s’est passé et de ce qui nous attend. Il y a beaucoup de choses à couvrir, comme d’habitude, alors entrons dans le vif du sujet. Steve Beauchesne, bienvenue au balado Let’s Talk Family Enterprise. Bonjour, Steve. Alors, j’aimerais commencer par quelque chose que beaucoup de gens ne savent peut-être pas : votre nouveau rôle ici n’est pas votre premier contact avec ce groupe. Je sais qu’il y avait, à l’époque de CAFE, un concours de l’entreprise familiale de l’année auquel vous avez participé. Pouvez-vous nous parler un peu de cette expérience?

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Oui, c’est exact, Steve. Ma première expérience avec Family Enterprise Canada, c’était CAFE. À l’époque, nous avions été mis en candidature pour le prix de l’entreprise familiale de l’année, un prix qui existe depuis assez longtemps maintenant, mais je ne le savais pas en 2010 quand nous avons été mis en candidature. Nous avons donc rempli le formulaire, il y a eu la grande cérémonie, et nous avons appris à la fin que nous remportions le prix. Je dirigeais une entreprise familiale avec mon père, et nous avons très vite décidé d’embaucher le reste de notre famille. Ma mère, mon frère et ma sœur, leurs conjoints, quelques cousins, nommez-les, nous les avons tous fait entrer, et c’est en fait devenu l’une des choses que nous avons mises de l’avant. Et dans notre formulaire de candidature, il y avait un diagramme qui qui montrait à la fois l’organigramme, puis toutes les relations familiales qui s’y entrecroisaient. Et en faisant ça pour la candidature, ça nous a complètement renversés. Nous nous sommes dit : « Mon Dieu, c’est comme ça que nous fonctionnons. » Donc, le simple fait de remplir la candidature nous a ouvert les yeux. Et puis j’imagine que les gens ont trouvé mon père et moi assez divertissants pour que, quelques années plus tard, on me demande de revenir comme maître de cérémonie du Symposium et de la remise des prix FEOTY. J’ai donc pu revenir en 2015 pour participer à cette célébration. Et c’était très amusant aussi. Alors

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J’allais justement mentionner que vous avez aussi de l’expérience comme maître de cérémonie du Symposium; ça semble être un assez beau contrat.

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Oh, vous savez, eh bien, FEC a depuis trouvé un bien meilleur duo de maîtres de cérémonie, alors je ne pense pas que je vais un jour déloger ces gens-là, mais je me suis bien débrouillé. Je l’ai fait

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c’est vrai. Et au Symposium de Calgary, en mai dernier, j’ai vraiment apprécié le fait que vous étiez un nouveau visage. Mais nous avons commencé la première journée par une entrevue avec vous, menée par Keita Deming. Et au cours des deux jours qui ont suivi, j’ai vu tous ces gens venir vous parler et faire votre connaissance. Il y a donc quelque chose dans votre façon d’être et dans votre personnalité magnétique qui attire les gens, et je veux savoir : comment est-ce que ça vous aide dans votre nouveau rôle de PDG?

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Eh bien, Family Enterprise Canada, c’est une question de bâtir une communauté, n’est-ce pas? C’est une communauté très, très spéciale, très unique, et nous avons deux groupes dans la communauté, mais c’est vraiment une seule communauté, à mon avis, et je crois simplement qu’en tissant des liens avec les gens, on aide les autres à tisser des liens entre eux. Et ce n’est pas, je ne pense pas, vous savez, à moi ou à ma personnalité magnétique, il s’agit d’ouvrir des possibilités pour que les gens se connectent entre eux. Et je pense que le simple fait d’être ouvert et curieux de ce que les autres ont à dire est en quelque sorte l’une de mes forces. Alors, vous savez, je pense vraiment que cette entrée en matière avec FEC était la parfaite, parce qu’elle m’a permis de surmonter ma propre timidité : une fois que vous avez vidé votre sac devant 350 personnes, si quelqu’un veut venir vous dire : « Salut, comment ça va? », vous savez, ils connaissent déjà, en quelque sorte, vos sombres secrets à ce moment-là, alors ça va.

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Alors vous parlez des deux principaux groupes, ce qui remonte à l’époque de CAFE, où c’était une organisation pour les familles en affaires; mon père s’est joint à CAFE dans les années 80, et je suis allé à mes premières activités de CAFE il y a des décennies. Et puis il y a eu ce qu’on appelait l’Institute of Family Enterprise Advisors, qui s’est formé en raison du programme FEA. Puis il y a eu la fusion, qui, j’imagine, a pris un certain temps à digérer, et puis la COVID a frappé. Maintenant, nous sortons de tout ça avec, vous savez, déjà 500 FEA, un bon nombre de familles et un bon nombre d’occasions. Où en sommes-nous maintenant, et où tout ça s’en va-t-il? J’ai l’impression que relier ces deux communautés fait partie de ce que vous essayez d’accomplir.

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Je veux vraiment faire en sorte que nos deux groupes de membres se comprennent mieux, et j’ai beaucoup écouté au cours des cinq derniers mois et quelques, et j’entends que les familles veulent mieux comprendre ce que signifie un FEA certifié. Elles veulent avoir l’occasion de poser des questions et de comprendre ce qu’elles ressentent. Les FEA aussi : l’une des principales choses qu’ils trouvent précieuses dans cette organisation, c’est le lien avec les familles, non pas pour obtenir de nouveaux mandats, mais pour comprendre comment les familles fonctionnent, et c’est un peu comme des études de cas vivantes à cet égard, n’est-ce pas? J’ai aussi entendu des deux côtés qu’ils veulent aussi avoir leur temps entre eux. Ils veulent un espace privé. Donc un FEA ne veut pas nécessairement demander comment il développerait tel dossier client en présence d’autres familles. Et les familles ont bien souvent, vous savez, une sorte de besoin d’intimité, et elles ne sont pas toujours prêtes à se confier en présence de FEA, je pense en grande partie parce qu’elles ne comprennent pas tout le parcours de formation que les FEA ont suivi et à quel point ils sont qualifiés pour être dans cette salle, mais, peu importe la raison, il y a un réel désir des deux côtés d’avoir aussi leurs moments privés. Alors je ne vais pas arriver en disant que chaque interaction doit réunir tout le monde dans la salle, mais je suis aussi très conscient, je dirais, qu’il y a un réel désir des deux côtés d’avoir plus d’interactions dans un contexte plus universel. Donc je pense que la clé pour bien faire les choses, c’est de trouver l’équilibre, et puis l’autre volet de la question que vous posez, c’est, en quelque sorte, après la COVID, après la fusion, où allons-nous à partir d’ici? Et je pense vraiment que la COVID nous a coupé pas mal les ailes, et la première chose à laquelle nous devons revenir, c’est d’apporter énormément de valeur à nos membres. Et il y a quelques thèmes communs que je vois : je pense qu’en avoir plus pour son argent, que l’effort en vaille davantage la peine, c’est une chose sur laquelle nous devrions vraiment nous concentrer, plutôt que d’essayer simplement de nous précipiter pour organiser une rencontre. Nous voulons vraiment les planifier et faire en sorte qu’elles aient un impact, faire sortir tous nos membres et en faire des événements vraiment marquants. Nous voulons nous assurer que si vous faites partie d’un groupe de pairs, ce groupe fonctionne vraiment bien. Qu’il y ait beaucoup d’excellentes conversations et que les gens soient engagés. Si vous ne faites pas partie d’un groupe de pairs, nous devons vous orienter vers notre centre de ressources. Nous avons reçu beaucoup de commentaires selon lesquels c’est écrasant. Il y a trop de choses,

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trop de choses là-dedans. Oui, les gens y vont et ils ne savent pas, c’est comme entrer dans une bibliothèque en se disant : bon, je dois juste trouver un livre. Mais il y a 1 000 livres. Alors

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nous devons trouver une façon de donner vie à ce centre de ressources pour les membres, afin qu’ils puissent trouver ce qu’ils cherchent, vous savez, d’une manière qui, vous savez, n’exige pas un diplôme en recherche pour y arriver, et des choses comme ça. Donc, en grande partie, revenir à l’essentiel et très bien exécuter, c’est, je pense, ce qui va propulser les premières étapes de la reprise et, vous savez, ce n’est peut-être pas la chose la plus excitante à dire, mais je ne pense pas que nous passerons à l’étape suivante tant que nous n’aurons pas vraiment consolidé notre valeur fondamentale, qui, si vous pensez à ce que FEC offre, si tout est très bien fait, est incroyable. C’est une excellente formation. C’est le fait d’établir des liens avec les personnes avec qui vous devez en établir, tant sur le plan professionnel que sur le plan du soutien émotionnel, et d’excellentes ressources, un excellent apprentissage, et la capacité de faire croître et évoluer votre entreprise familiale ou votre pratique de conseil aux entreprises familiales. Voilà donc, je pense, la direction que je prends. Mais en même temps, j’écoute énormément en ce moment, alors nous avons organisé des groupes de discussion un peu partout, n’est-ce pas

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Je l’ai remarqué, et j’ai participé à certains en ligne, et j’ai vu que vous en tenez dans certaines régions, où les gens se déplacent, et vous écoutez beaucoup et entendez ce que les membres ont à dire. Et je m’inquiète juste un peu : est-ce que tout le monde ne fait que se plaindre et dire ce qu’il n’aime pas, ou est-ce que vous entendez aussi parler de certaines des belles choses dont vous parliez à l’instant, que vous trouvez en arrivant? Il y a une bonne, une excellente base de choses ici. C’est juste une question de faire en sorte que tout fonctionne au niveau dont c’est capable.

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Alors j’entends des histoires comme : sans FEC, ma famille ne se parlerait plus. Oh, wow. J’entends aussi des histoires comme : je voulais faire telle belle chose pour FEC et on m’a dit que je n’avais pas le droit, ou j’ai fait telle chose pour FEC une fois et on n’a vraiment pas, vous savez, reconnu ma contribution. Donc, en plus des histoires positives, il y a aussi des gens qui vident leur sac. Je pense que le fait de vider son sac est une bonne chose, parce que les gens ne le font pas parce qu’ils ont quitté l’organisation. Et je pense que c’est ce qui m’enthousiasme le plus : les gens qui vident leur sac le font parce qu’ils croient tellement en l’organisation, ils tiennent tellement à nous voir réussir, qu’ils veulent vraiment me le faire savoir, et ils veulent me dire comment nous pouvons faire mieux. Et c’est un tel, un tel cadeau, et le fait que ces gens soient restés, même si, vous savez, nous n’avons peut-être pas été à la hauteur de leurs attentes de temps à autre, c’est vraiment, je pense, la force de cette organisation. Et la COVID a été difficile. Il y a eu des changements que nous avons essayé d’apporter. Et toutes de bonnes idées; certaines idées fonctionnent et d’autres non, alors je ne vais pas regarder dans le rétroviseur et remettre en question les décisions qui ont été prises. Il s’agit plutôt de comprendre à quel point cette organisation est importante pour les FEA, pour les entreprises familiales qui comptent sur elle. Et j’éprouve tellement d’optimisme quand j’écoute quelqu’un vider son sac et dire à quel point il est fâché que, vous savez, nous l’ayons déçu, parce que ça veut dire que nous sommes si importants pour lui,

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n’est-ce pas? Parce qu’ils auraient pu tout simplement partir, ils auraient pu aller chialer auprès d’autres personnes, n’est-ce pas? Mais ils sont venus parce que ça leur tient assez à cœur, comme vous dites, qu’ils veulent que l’organisation réussisse et prospère, parce que c’est tellement intéressant, ces deux groupes de membres : c’est une relation symbiotique, ils ont besoin l’un de l’autre. Et je ne pense pas qu’à bien des endroits dans le monde, on ait même jamais tenté de créer une organisation pour ces deux groupes, n’est-ce pas? Je me souviens quand on a présenté pour la première fois les plans de la fusion. Les gens disaient que personne n’avait jamais fait ça avant, et c’est comme, wow, c’est peut-être pour ça qu’on devrait en avoir peur, et donc on ne devrait pas être surpris que ça ait demandé certains ajustements. Mais je pense que chaque fois que je vais au symposium, et que les groupes sont à 60-40, 40-60, familles et conseillers, les choses se passent bien. Je n’ai pas entendu de plaintes de gens qui, vous savez, se seraient fait solliciter ou quoi que ce soit. Et je pense que les gens qui ont suivi le programme FEA, en quelque sorte, vous avez vous-même reconnu que vous comprenez ça, que vous comprenez d’où viennent les familles, que vous n’allez pas les solliciter sur place devant tout le monde, que vous les respectez pour leur histoire, et apprenons à partager les forces et les défis des deux côtés.

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Oui, et ce qui est drôle aussi, c’est qu’il y a un réel désir, surtout chez les nouveaux membres, de trouver réellement des conseillers. Donc je pense qu’il y a, il y a quelque chose que nous devons faire en tant qu’organisation pour, encore une fois, éviter que, si vous ne cherchez pas de conseiller, des conseillers viennent vous solliciter. Nous n’en voulons pas. Nous ne voulons pas créer ce scénario. Mais il y a des membres d’entreprises familiales qui, qui veulent vraiment que FEC les aide à entrer en contact avec un FEA. J’entends aussi beaucoup de FEA qui essaient de trouver d’autres FEA d’autres professions avec qui travailler, de sorte que les, les FEA sont vraiment, ils sont plus intéressés à trouver d’autres FEA avec qui offrir, avec qui collaborer, collaborer. Et donc, en tant qu’organisation, il y a, il y a plus à faire de ce côté pour aider à mettre en contact des FEA d’un titre professionnel à l’autre, afin que, vous savez, toutes les disciplines conseillent les familles avec un FEA. Et c’est l’autre chose que j’entends beaucoup du côté des FEA : ce ne serait pas bien si tous ceux qui travaillent, ou qui sont au niveau de la direction, dans une entreprise familiale comprenaient la proposition de valeur qu’apporte un FEA, n’est-ce pas? Oui.

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Nous parlons donc beaucoup du fait que ces familles ne savent pas ce qu’elles ne savent pas. Et je dis depuis des années que le genre de travail que je fais, davantage dans le cercle de la famille, il y a un énorme besoin, mais il n’y a pas beaucoup de demande, n’est-ce pas? Parce que les gens ne savent pas où le trouver. Donc je pense que ça fait partie de, et l’autre partie que vous venez de mentionner ici, sur le, vous savez, le conseil multidisciplinaire, et qu’aucune, aucune personne ne peut à elle seule répondre à tous les besoins d’une famille. Et on l’apprend dans le projet, dans le programme : vous savez comment on peut prendre une personne, la mettre dans une équipe de cinq, et tout à coup on est, genre, 100 fois plus puissant que, et donc quand les gens saisissent ça dans le programme, ils veulent ensuite le vivre. Et donc ils doivent être, ils doivent trouver des façons d’entrer en contact avec d’autres personnes en qui ils peuvent avoir confiance, parce que si j’ai un client et que je dois faire appel à quelqu’un qui a telles compétences, je dois connaître quelques personnes pour trouver la bonne personne, et cette confiance envers d’autres collègues prend du temps à bâtir. C’est donc là que votre rôle de mise en relation intervient, et le fait de trouver des occasions pour que les gens développent la confiance les uns envers les autres, afin qu’ils puissent compléter leurs pratiques respectives. Et si je fais appel à un comptable pour une famille avec qui je travaille, puis que s’il travaille avec une famille, il fait peut-être appel à moi, c’est ce que nous visons tous. Et les familles ont besoin

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Exactement, oui. Alors il y a, il y a beaucoup d’occasions. Et en fait, j’ai même commencé à dresser une liste. Quand nous faisons ces groupes de discussion ou ces séances d’écoute, je note en quelque sorte toutes les occasions qui sont soulevées. Ma liste compte bien plus de 100 éléments à ce stade. Et donc mon défi comme PDG ne sera pas de trouver les occasions? Non, il y en a

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plein, les idées, ça court les rues. C’est de choisir les bonnes et de les mettre en œuvre

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exactement, et et il y a tellement d’occasions pour nous en tant qu’organisation, parce que notre mission est de soutenir les entreprises familiales et les professionnels qui les conseillent, et il y a tellement de besoins en ce moment, et le besoin en est, je dirais, à un stade naissant, où les familles n’en ont pas conscience. Vous

En même temps, beaucoup de gens ont postulé pour ce poste de PDG. Qu’est-ce qui l’a rendu attrayant pour vous?

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C’est une bonne question. J’étais en fait en train de bâtir un plan d’affaires pour une nouvelle entreprise en démarrage que j’allais lancer quand je suis tombé sur l’annonce, et parce que j’avais déjà eu des liens avec FEC, ça m’a fait réfléchir. Je me suis dit : je me souviens d’eux, vous savez, c’est une bonne organisation. Et je réfléchissais un peu à mon propre parcours : démarrer ma propre entreprise me permettrait d’avoir un certain impact, ou je pourrais commencer à faire de la consultation et peut-être avoir un impact un peu plus grand auprès de quatre ou cinq entreprises, ou bien, comme PDG de FEC Canada, je pourrais avoir un impact sur des milliers d’entreprises, sur la vie de milliers et de milliers de personnes. Alors pour moi, cette capacité d’avoir un impact à grande échelle était vraiment intéressante. C’est un peu là que se situait mon intérêt. Mais je ne voulais pas non plus travailler dans un milieu d’OSBL un peu poussiéreux et vieillot. Et ce n’est pas pour dire que tous les OSBL sont poussiéreux et vieillots, mais je ne voulais pas me retrouver dans un environnement au rythme lent. Je me connais. Je ne suis pas le genre de gardien qui garde le cap tranquillement. Je suis plutôt un visionnaire bulldozer qui, vous savez, veut créer du changement, et je veux que ça se fasse vite, et je veux, je veux voir le changement se produire, pas jouer le rôle de figure de proue de la vieille personne grincheuse qui est aux commandes. Mais allons-y, mettons les mains à la pâte, voyons ce qui se passe et améliorons les choses. Oui. Alors c’était ma principale préoccupation. Et quand j’ai rencontré le comité d’embauche, puis le conseil par la suite, mon point de départ a été : ne m’engagez pas si ce que vous voulez, c’est, vous savez, une main stable pour garder les choses telles qu’elles sont. Et la réponse que j’ai obtenue a été : non, nous cherchons quelqu’un qui veut bâtir, quelqu’un qui veut faire croître l’organisation, et nous voulons, vous savez, multiplier ça par 10. C’est exactement ce que j’espérais entendre. Et à partir de là, il s’agissait vraiment, je pense, du côté du conseil, de s’assurer que j’étais la bonne personne, parce que, comme vous l’avez mentionné, il y avait, vous savez, beaucoup d’excellents candidats, et je me sens très chanceux d’avoir obtenu le poste, et j’espère ne pas tout gâcher. Trop tard. Eh bien. Et donc maintenant, vous avez un nouveau défi parallèle qui commence dans environ une heure, le programme FEA : vous êtes inscrit pour devenir Family Enterprise Advisor. À quel point est-ce excitant ou effrayant pour vous? Oui. En me joignant à FEC, le côté entreprise familiale, je le comprenais intuitivement; oui, j’ai dirigé une entreprise familiale pendant 16 ou 17 ans avec tous ces membres de la famille, tous ces membres de la famille que vous avez. Le génogramme, la compréhension des enjeux de gouvernance, des enjeux de communication, tout ça me parlait énormément. Le côté des conseillers professionnels… évidemment, j’avais travaillé avec des conseillers dans mon entreprise familiale, mais j’avais vraiment l’impression que c’était mon point faible. Alors pour moi, suivre le cours FEA, c’est vraiment pour renforcer mes points faibles. Et je veux vraiment mieux comprendre ce que nos FEA ont vécu pour obtenir leur titre, vous savez, la puissance du cours. J’entends des FEA dire que, vous savez, le cours a été marquant, qu’il a changé leur vie et tout le reste, mais j’ai un peu l’impression que je dois le vivre moi-même pour vraiment le comprendre. Et je pense qu’en même temps, ça va m’aider pour une partie du côté entreprise familiale qui n’était peut-être pas mon point le plus fort de toute façon, c’est-à-dire la gouvernance en arrière-plan, ce avec quoi nous avons eu de la difficulté en tant qu’entreprise familiale, vous savez, n’est-ce pas? Alors, et comprendre comment les conseillers, à quel point c’est délicat pour nous, les conseillers, d’interagir avec la famille. Alors qu’avez-vous entendu dire au sujet du projet, cette partie du, du programme? J’ai entendu dire que c’est la meilleure partie, et aussi la partie la plus accablante, et je pense que c’est logique que les deux aillent ensemble. Oui. Vous savez, au-delà de ça, j’ai entendu combien d’heures il faut généralement pour le terminer, et j’ai eu, à ce stade, la chance d’assister à l’une des présentations au Kia, l’intégration ou l’application des connaissances. D’accord, eh bien, vous réussiriez l’examen. Peut-être pas, oui, mais j’ai donc vu une partie de la présentation, alors j’ai eu un avant-goût, en quelque sorte, des résultats du projet. Je dirais donc que j’en sais peut-être un peu plus que le FEA typique qui commence, mais j’ai vraiment hâte de découvrir par moi-même comment c’est réellement. Alors vous n’en êtes même pas à six mois, et maintenant vous vous lancez dans tout ça en même temps que vous dirigez cette organisation comme un bulldozer, comme vous l’avez dit. Alors comment conciliez-vous tout ça avec tous les rôles que vous essayez de jouer en même temps? C’est une bonne question. J’ai un sentiment d’urgence pour apporter du changement dans l’organisation. J’ai l’impression que les gens attendent depuis la COVID, et leur patience est à bout, alors il y a beaucoup de désir de changement chez nos membres, je l’entends haut et fort, et je veux le leur apporter. J’ai donc un sentiment d’urgence, parce que, encore une fois, six mois plus tard, c’est comme : « Qu’avez-vous fait pour moi dernièrement? » Alors je me pousse fort pour obtenir ces résultats, mais en même temps, je reconnais que pour être vraiment efficace dans mon rôle, je ne peux pas seulement faire des choses. J’ai besoin d’apprendre des choses. Et la chose la plus importante pour moi à apprendre en ce moment, c’est comment être un FEA. Je vois donc ça comme une partie essentielle de ma capacité à apporter un changement efficace. Et en même temps, je ne peux pas faire attendre l’organisation jusqu’à ce que j’aie terminé. Quand je dirigeais l’entreprise familiale, notre logo, c’était un tracteur, et nous parlions toujours du fait qu’il fallait changer les pneus pendant que le tracteur roulait encore, n’est-ce pas? Oui. Et donc, construire l’avion en plein vol. Oui, oui. Alors j’ai l’impression d’être dans cette situation où je n’ai pas le luxe de prendre un an pour comprendre les choses, puis de commencer lentement à apporter des changements. Les gens veulent le voir maintenant. Et je comprends vraiment la valeur des dollars que quelqu’un investit dans notre organisation : ils nous donnent de l’argent qu’ils ont dû gagner durement. Nous devons faire travailler ces dollars fort pour eux. Les gens paient pour faire partie de quelque chose; il faut que faire partie de cette chose soit quelque chose qu’ils voient régulièrement. Parce que l’an prochain, quand la facture arrivera, vous ne voulez pas qu’ils hésitent, vous voulez qu’ils la paient, qu’ils restent et qu’ils continuent de faire croître ce que, ce que nous avons tous fait croître. Alors, en quelque sorte, créer de la valeur, c’est, c’est vraiment important pour moi, et rendre cette proposition de valeur vraiment claire et efficace, c’est, je pense, quelque chose pour lequel je n’ai tout simplement pas l’impression d’avoir le luxe d’attendre. Je dois aussi dire que j’ai un conseil d’administration très solide et engagé, qui a pu me donner beaucoup d’idées, avec les groupes de discussion que je fais; je recueille toutes les réflexions, alors ce n’est pas difficile de voir où nous devons apporter des changements. En même temps, je me rends compte qu’après avoir appris certaines choses, j’en saurai plus. C’est intéressant. J’ai l’impression d’avoir oublié tout l’aspect du conseil dans tout ça, et il est essentiel, n’est-ce pas? Vous arrivez et vous absorbez tout comme une éponge. Tout ça est nouveau, mais vous avez ce groupe d’une douzaine de personnes qui sont là depuis un bon moment, qui comprennent des choses qui peuvent vous aider à comprendre et à distiller tout ce que vous entendez, à faire le tri dans les âneries et à faire ressortir les choses importantes pour vous guider. C’est exact. Et les membres du conseil sont ceux qui, vous savez, voulaient que je sois ici pour apporter du changement, et ils ont plein d’excellentes idées sur la façon de le faire. Nous avons nos ambassadeurs, nous avons nos comités. Nous avons notre conseil des FEA, notre conseil des familles, notre conseil de la philanthropie, notre conseil de l’impact, alors il n’y a, il n’y a pas de fin aux excellents commentaires qui me parviennent, et la partie difficile, bien souvent, c’est de déterminer quelle est la bonne personne à qui m’adresser, parce que je pourrais m’adresser à n’importe lequel d’entre eux, et ils ont tous hâte d’aider. Eh bien, c’est bien que les gens aient hâte d’aider, et vous reconnaissez que vous avez un certain sentiment d’urgence, mais vous ne voulez pas tirer d’abord et poser des questions ensuite. Alors vous conciliez tout ça. Steve, ça a été agréable et instructif, et instructif, et malheureusement, nous devons bientôt commencer à conclure. C’est donc ici que nous terminons habituellement avec quelques demandes avant de partir. Normalement, c’est une recommandation de livre et un conseil. Mais je voulais changer un peu les choses pour vous, alors je veux vous poser deux questions. La première : quelle est une chose à votre sujet que les gens pourraient être surpris d’apprendre? Et l’autre : quel est un espoir ou un souhait que vous avez pour l’organisation au cours des deux ou trois prochaines années? Alors commençons par quelque chose à votre sujet que les gens ne s’attendraient pas à savoir. Eh bien, quiconque était au symposium le sait déjà, mais je suis aussi un punk rockeur de la vieille école, alors tous ceux qui veulent et qui aiment le punk rock, vous pouvez découvrir mon groupe. Audio, visceral. Audio, visceral. D’accord, nous mettrons un lien. Vous avez un site Web ou une page YouTube, ou nous avons le Facebook et l’Instagram. Ce n’est pas moi qui m’occupe de ça, mais vous pouvez nous trouver en nous cherchant sur iTunes ou, c’est quoi l’autre? Spotify? D’accord. Eh bien, ceci, ceci sera aussi sur Spotify, alors nous pourrons peut-être faire le lien. Oh, parfait. D’accord. Alors quel est un espoir ou un souhait que vous avez pour Family Enterprise Canada au cours des deux ou trois prochaines années, si vous regardez la vue d’ensemble? J’aimerais voir quelques milliers d’entreprises familiales de plus comme membres. D’accord? Steve Bucha, merci de vous être joint à nous, d’avoir partagé votre point de vue avec notre auditoire et de nous avoir donné une idée de ce qui attend Family Enterprise Canada. Merci. Merci à vous, Steve. D’accord. Chers auditeurs, si vous n’êtes pas encore abonnés, faites-le pour ne manquer aucun de ces épisodes mensuels. Merci encore d’avoir été avec nous. Je suis Steve Legler, à la prochaine. Si vous avez aimé l’épisode d’aujourd’hui, vous pouvez vous abonner sur Spotify, Apple Podcasts ou toute autre application de balados, et n’oubliez pas de partager cet épisode avec votre famille, vos amis et vos collègues. 

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