Si vous avez lu mes billets hebdomadaires ces derniers temps, vous savez que j’ai récemment assisté à mon événement annuel préféré (voir Coming Down from Yet Another Rocky Mountain High) et que les séances très stimulantes et profondes auxquelles j’ai assisté ont déjà inspiré un billet récent. Voir Sur le lien, l’appartenance et l’apprentissage dans les familles.
Maintenant que j’ai un peu mieux assimilé le tout, je reviens sur une partie de la sagesse stimulante que j’ai recueillie lors des différentes séances plénières.
Ma réflexion va sûrement continuer d’évoluer pendant que je rédige les paragraphes qui suivent, et c’est secrètement (ou pas!) la raison pour laquelle je m’impose ce rituel hebdomadaire. J’espère que vous resterez pour voir où j’atterris.
Section 01
Marcher aux côtés, garder une longueur d’avance, être disponible
Un des sujets sur lesquels je reviens si souvent ici, c’est à quel point il est difficile de décrire le travail que mes collègues et moi faisons; alors chaque fois que j’entends des sages de notre milieu exprimer leurs réflexions à ce sujet, je me mets à prendre des notes.
Il convient de mentionner que certaines définitions de « sage » accordent peu d’importance à l’âge chronologique, et ce sont celles que je préfère.
Pour la deuxième année de suite, l’une des séances plénières du Rendez Vous ’26 était un panel des Fellows, au cours duquel trois de nos PPI Fellows ont été interviewés pour partager une partie de leur sagesse, suivi d’une courte période de questions du public.
Stacy Allred a mentionné que son travail consiste à « marcher aux côtés des familles », et quelques minutes plus tard, Matt Wesley a confié qu’il « essaie de garder un petit pas d’avance sur ses familles ».
Plus tard, Wesley a fait remarquer qu’une grande partie de ce travail consiste simplement à « être disponible » pour les membres de la relève, une formulation que je n’avais pas nécessairement entendue auparavant, mais qui rejoignait mon travail.
Section 02
Les parcours de la relève : des cheminements individuels
Rien de ce que j’ai décrit plus haut n’est sorcier, mais pour ceux d’entre nous qui font ce travail, il est important d’avoir des façons de décrire nos services qui parlent aux gens.
J’ai apprécié la simplicité de la sagesse qu’ils ont partagée, et j’ai été rassuré de constater qu’il ne me manquait pas grand-chose dans ma propre façon de parler de ce travail auprès des familles.
À un moment donné, pendant ce panel ou une autre séance, j’ai noté
« Les parcours de la relève sont des cheminements individuels »,
et c’est ici que nous allons maintenant changer de cap.
Encore une fois, rien de révolutionnaire, mais quand on travaille avec des familles, ce qui est un travail complexe, on peut parfois se perdre dans l’idée de trouver la bonne prochaine étape « pour la famille ».
Quand on se concentre sur le service au groupe, on peut parfois perdre de vue les membres individuels en cours de route.
Section 03
Le capital humain exige de la facilitation ET du coaching
Ce travail est centré sur le capital humain, par opposition au capital financier. On ne peut pas ignorer l’argent, mais on doit moins s’y attarder, parce que, bien franchement, il y a déjà trop d’autres spécialistes qui travaillent sur ce volet du patrimoine de la famille.
Travailler avec toute la famille exige de la facilitation, c’est-à-dire aider tous les membres de la famille à avoir des conversations productives qu’autrement ils ne prendront jamais le temps d’avoir, même s’ils savent qu’ils devraient.
Une très grande partie de ce travail consiste simplement à amener la famille à se réunir selon un rythme et une cadence réguliers, puis à créer et à maintenir pour elle un espace où ses membres peuvent se parler et s’écouter en toute sécurité.
Mais faciliter l’espace familial ne suffit pas.
C’est là que le coaching entre en jeu, pour travailler avec chaque personne sur son propre cheminement.
On revient ici au fait d’« être disponible » pour les membres de la relève, mais cela peut aller bien au-delà.
Section 04
Auteurs de leur propre vie : séparément ET ensemble
En tant que père d’un fils et d’une fille dans le milieu de la vingtaine, je sais d’expérience à quel point il est difficile de résister à l’envie de leur donner des conseils de vie qu’ils ne demandent pas, même s’ils pourraient sûrement en profiter.
C’est précisément le moment où ils découvrent les choses par eux-mêmes, et c’est très bien ainsi.
Ils veulent être les auteurs de leur propre vie, et non de la vie que maman et papa ont imaginée pour eux.
En même temps, cependant, nous sommes là pour toute la famille, et la famille nous a engagés pour faire ce que nous pouvons afin de garder tout le monde uni.
Nous servons les familles et chacun de leurs membres, et nous voulons ce qu’il y a de mieux pour l’ensemble d’entre eux, comme pour chacun d’eux.



