Trouver des moments propices à l’apprentissage, avec Steve Legler
Dans cet épisode de Money Tales, notre invité est Steve Legler. Dès sa naissance, Steve était le successeur désigné de l’entreprise familiale créée par son père. Reprendre l’entreprise n’était pas son rêve, mais Steve savait que c’était son devoir d’assumer ces responsabilités. Après avoir obtenu son MBA, il a appris que l’entreprise allait être vendue et qu’il n’y aurait rien à diriger pour lui. Steve a été soulagé!
Steve est conseiller en héritage familial à Montréal, au Canada. Après la vente inattendue de l’entreprise familiale alors qu’il était dans la vingtaine, il a plutôt fini par gérer le bureau familial (family office) de sa famille. Il a aussi épousé une femme issue d’une famille en affaires, où il a été témoin d’un certain nombre d’autres enjeux complexes.
En 2013, Steve est tombé par hasard sur le programme Family Enterprise Advisor (FEA) au Canada, qui s’est transformé pour lui en une véritable vocation et a changé sa carrière. Depuis, il travaille avec d’autres familles en affaires qui font face aux défis entourant leurs transitions intergénérationnelles.
Transcription
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L’argent est un sujet tabou. On nous apprend dès un jeune âge qu’il est inconvenant d’en parler. Nous sommes aussi bombardés de messages sur le pouvoir et l’importance de l’argent dans notre vie quotidienne. Et en n’en parlant pas, nous passons à côté des compétences et des leçons dont nous avons besoin pour bien comprendre la planification financière qui transforme notre présent et la mettre en pratique. Bienvenue à Money Tales, animé par Sandy Brager et Cami Dhotre. Money Tales réunit plus de 35 ans d’expérience professionnelle combinée en finances personnelles pour démystifier l’argent et montrer ce que c’est que de parler ouvertement de questions financières personnelles. Joignez-vous à nous à chaque épisode alors qu’elles interviewent des gens influents d’aujourd’hui sur la façon dont les décisions financières s’entremêlent à leur vie quotidienne, afin de vous donner un meilleur aperçu de ce qu’est une conversation financière productive. Abonnez-vous dès aujourd’hui et inscrivez-vous à notre blogue Fathom à aspiriant.com/podcasts pour augmenter votre mojo financier, et voici maintenant Cami et Sandy
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Bonjour, chers auditeurs de Money Tales, ici Sandy. Aujourd’hui, nous discutons avec Steve Legler, qui a été ravi d’apprendre que la carrière à laquelle il était destiné depuis sa naissance lui était retirée. Steve était le successeur désigné de l’entreprise familiale créée par son père; reprendre l’entreprise n’était pas le rêve de Steve, mais il savait que c’était son devoir d’assumer ces responsabilités. Steve a passé de nombreux étés, puis plusieurs années, à travailler dans l’entreprise. Il a été soulagé lorsque son père lui a annoncé qu’ils devaient vendre. Steve a finalement trouvé sa vocation en aidant les familles et les entreprises ensemble alors qu’elles font face aux défis entourant leurs transitions intergénérationnelles.
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Bonjour, ici Cami. Steve est conseiller en héritage familial à Montréal, au Canada. S’appuyant sur sa propre expérience et sur une formation complémentaire, Steve travaille avec des familles clientes comme facilitateur et parfois comme médiateur. Il a aussi épousé une femme issue d’une famille en affaires, où il a été témoin d’un certain nombre d’autres enjeux complexes dont il tire parti dans son travail. Steve est l’auteur de deux livres connexes, Shift your Family Business et Interdependent Wealth. Nous vous invitons à rester avec nous après l’entrevue pour nos principaux constats. Voici maintenant notre conversation avec Steve Legler
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Steve Legler, bienvenue à Money Tales, nous sommes tellement contentes que vous soyez avec nous. C’est
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vraiment un plaisir d’être ici, Sandy et Cami, ça va être amusant.
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Pour commencer la conversation, pourriez-vous nous situer dans votre vie en nous parlant un peu de votre parcours et en vous concentrant sur deux ou trois moments charnières qui ont vraiment fait de vous la personne que vous êtes aujourd’hui?
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Oh wow. Des moments charnières. Oh, je viens justement de souligner le 30e anniversaire d’un moment charnière la semaine dernière. Alors laissez-moi revenir en arrière. Je suis né, je suis à Montréal, au Canada. Je suis né ici, troisième enfant mais seul fils d’un entrepreneur immigrant qui était arrivé ici adolescent et qui a fini par démarrer une entreprise, puis il a eu trois enfants, dont deux filles, ce qui n’était pas l’idéal, vous savez, pour que quelqu’un reprenne votre entreprise d’acier dans les années 1960. Alors il a finalement eu un fils, et ce fils, c’était moi. Et donc mes plus vieux souvenirs, c’est que j’étais censé reprendre l’entreprise de mon père. Alors pendant toute mon adolescence, chaque été, j’allais travailler là-bas, puis je suis allé à l’école et, et qu’est-ce que j’étudie à l’école? Je dois étudier en administration, parce que c’est ce qu’on étudie quand on va reprendre une entreprise. Et puis, malgré ce que certaines personnes conseillent, vous savez, n’embauchez pas vos enfants dans votre entreprise dès leur sortie de l’école, faites-les d’abord travailler ailleurs. Eh bien, mon père avait entendu ce message, mais il avait décidé que ça ne s’appliquait pas à nous. Alors je suis entré directement dans l’entreprise familiale, j’y ai travaillé trois ans. Puis c’était le moment d’aller faire mon MBA. Je suis parti deux ans, j’ai fait mon MBA, je suis revenu, et le premier jour de mon retour, je suis passé devant le bureau de mon père. À ce moment-là, il s’était lui-même promu président du conseil et avait embauché un président qui devait servir en quelque sorte de pont jusqu’à ce que je sois prêt à prendre la relève. Et je devais aller travailler pour ce président comme adjoint pendant un certain temps. Je suis passé devant le bureau de mon père le premier jour de mon retour, il me voit et me dit : « Steven, viens ici, ferme la porte. » Alors là, qu’est-ce qui se passe? Pour faire une histoire courte, eh bien, nos affaires, toutes nos affaires sont en baisse, nos clients réduisent leurs activités, ceci et cela. Nous allons devoir faire quelque chose de radical. Nous allons devoir fusionner, nous allons devoir vendre, nous allons devoir fermer, quelque chose doit changer. Et moi, je me suis dit : ah, d’accord. Bon, pour faire une histoire courte, en six mois, nous sommes passés d’environ 250 employés à quatre, et deux d’entre nous s’appelaient Steve Legler. Je suis un « junior » : je porte le nom de mon père, Steve Legler. Mon père venait de s’acheter une ferme pour s’amuser à élever, à faire l’élevage de bovins de boucherie. Il m’a laissé avec : bon, nous gardons encore ces bâtiments. Nous avons obtenu de l’argent de la vente. Et nous avons des produits brevetés. Alors nous avons des licences. Et voilà ton nouvel emploi. Ça a demandé un peu d’adaptation, mais c’était certainement un moment charnière, et beaucoup de gens se disent : oh, wow, ça a dû être difficile. Et moi, je pense, vous savez quoi, à bien des égards, c’était un soulagement. Parce que même si c’était mon devoir, j’avais l’impression d’être le fils dévoué qui devient celui qui reprend l’entreprise de papa, ce n’était certainement pas mon rêve. Et j’ai appris depuis qu’il y a d’autres choses pour lesquelles je suis doué qui n’ont rien à voir avec les affaires. Et donc, en tant que conseiller en entreprise familiale, ce que je suis maintenant, j’ai réalisé que les choses qui se passent dans notre cercle familial sont beaucoup plus importantes et beaucoup plus négligées. Alors maintenant, je travaille avec les familles davantage sur leur communication, leur préparation à la transition vers la génération suivante, leur communication, leur gouvernance familiale, tout ce genre de choses, et j’essaie de rester complètement à l’écart du côté affaires, même si j’ai un baccalauréat en administration et un MBA. Donc, théoriquement, je pourrais aider ces entreprises familiales sur le plan des affaires. Je préfère travailler sur leurs questions familiales. Alors je gérais ce qu’on appellerait aujourd’hui un bureau familial. Mais c’était en 1991. Je ne savais pas ce qu’était un bureau familial. Et la plupart des gens ne le savaient pas, et la plupart des gens ne le savent toujours pas aujourd’hui. C’était il y a 30 ans. C’était ce point d’inflexion. Et puis l’autre point d’inflexion clé est survenu après une vingtaine d’années à faire ça, essentiellement à gérer les actifs familiaux, un emploi correct, mais pas exactement le plus épanouissant. J’ai commencé à m’ennuyer. Je suis tombé par hasard sur un programme à Toronto appelé Family Enterprise Advisor, et j’ai simplement commencé; je dis « tombé par hasard » parce que je ne savais pas vraiment dans quoi je m’embarquais. J’avais vu une annonce sur LinkedIn : devenez Family Enterprise Advisor. Je me suis dit, tiens, ça a l’air intéressant. J’ai cliqué, j’ai reçu un appel, j’ai envoyé le chèque et je me suis retrouvé dans cette classe, assis dans une salle avec un tas de gestionnaires de patrimoine, de comptables, de gens de l’assurance vie. Et ils sont tous là parce qu’ils ont beaucoup de clients en entreprise familiale et qu’ils essaient d’en apprendre davantage sur l’entreprise familiale et sur ce qui la fait fonctionner, pour mieux servir ces clients. Et je n’ai rien en commun avec ces gens-là. Mais il y a des gens à l’avant de la salle qui nous parlent de familles avec lesquelles ils travaillent, qu’ils aident à cerner leurs valeurs, leur vision et leurs objectifs. Et, vous savez, la transition vers la génération suivante et la préparation de la relève. Je me suis dit : wow, c’est une chose que les gens font, ça? C’est un métier? Oh mon Dieu. Je me suis dit que j’avais enfin trouvé ce que je voulais faire quand je serais grand, mais j’étais dans la fin quarantaine. Mieux vaut tard que jamais. Et c’est à ce moment-là que j’ai décidé : d’accord, c’est ce que je veux faire. Et c’est ce que je fais depuis.
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Alors revenons aux premières années de votre vie, quand vous grandissiez dans une famille de cinq personnes. Comment c’était? Comment l’argent était-il géré, et qu’est-ce que vous appreniez sur la dynamique familiale en tant que participant à votre famille?
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Nous étions cinq. En plus, ma grand-mère vivait avec nous, la mère de ma mère, et donc je n’ai jamais eu de gardienne : quand mes parents sortaient, mon Alma était là, pas qu’ils sortaient beaucoup, mais pour ce qui est de l’argent. Je me souviens qu’on avait toujours, dans la cuisine, il y avait cette armoire où il y avait une porte où il y avait un livre, j’imagine que c’était une sorte de registre, et il y avait toujours de l’argent comptant là-dedans au cas où quelqu’un viendrait livrer une pizza ou quelqu’un, peu importe, l’argent était là. Et donc il n’y avait pas comme d’argent caché. Il n’y avait pas beaucoup d’argent là. Mais c’était juste en quelque sorte : c’est là qu’il est et on te fait confiance. Et puis plus tard, c’est devenu : eh bien, tu sais, tu devrais simplement te trouver un emploi pour gagner de l’argent. Alors j’ai fini par avoir une route de journaux, ou « paper route » comme j’imagine que certaines personnes le prononceraient, mais route de journaux. Je l’ai fait pendant trois ans. Et mon père m’avait en quelque sorte inculqué l’importance de vraiment faire le suivi de chaque dernier sou. Alors quand j’allais faire ma collecte une fois par semaine, le lundi soir, il m’a appris à partir à la même heure et à faire le même trajet chaque fois, et au début, je me demandais pourquoi il me disait de faire ça, mais ensuite les clients venaient à la porte avec l’argent et la petite carte que je devais poinçonner, c’était réglé comme une horloge. Et donc j’ai réalisé que c’est vraiment important de, tu sais, donc mon père avait, tu sais, il avait fondé une entreprise, il savait qu’il est important de prendre soin de ses clients. Et puis quand je rentrais à la maison avec tout cet argent, c’était : d’accord, maintenant tu dois mettre en place ton système comptable pour indiquer combien a été perçu pour les journaux de cette semaine. Combien était pour ce que tu n’avais pas perçu la semaine d’avant? Combien te paient d’avance pour les semaines à venir? Et puis ce qui reste, c’est ton profit. Et donc j’avais ça, c’était bien avant Excel. Je parle de papier quadrillé et de lignes tracées avec un stylo et une règle, et j’avais fait ça, et je me souviens, oh mon Dieu, à Noël, genre 300 piastres pendant deux semaines de suite à Noël. On parle des années 1970. C’était beaucoup d’argent. Mais je ne savais jamais vraiment pourquoi je gagnais cet argent, parce que je savais qu’on avait probablement plus d’argent que bien des gens, on avait la plus grosse maison de notre rue. Mais on a été les derniers à avoir un lave-vaisselle et une télé couleur. Et on a été les premiers à avoir un ouvre-porte de garage électrique. Et donc c’était la sagesse, comme des messages contradictoires sur ce qui est important, mais c’était toujours : il faut faire attention à l’argent et ne pas gaspiller d’argent. Papa raconte l’histoire de quand il est arrivé avec son frère et ses parents et qu’ils avaient 153 $ quand ils sont descendus du train après être descendus du bateau. Il est allé se trouver un emploi un jour, a acheté des outils le lendemain, a commencé à travailler le surlendemain, et puis quand il rentrait à la maison, il déposait l’argent qu’il avait gagné sur la table pour la famille, pas pour lui, parce qu’il vivait avec ses parents à l’époque et qu’ils étaient immigrants, et donc l’argent n’était jamais bien loin, en quelque sorte, c’était important de faire ça, mais plus tard, quand on réalise : hé, on a peut-être plus d’argent que d’autres gens. Mais on ne dépense pas beaucoup plus d’argent que d’autres gens. Genre, on ne partait pas en avion en vacances ou quoi que ce soit. On avait une roulotte, on la tirait avec l’auto et on allait au camping à quelques heures de route, et c’étaient nos vacances d’été. Donc ce n’est pas comme si on dépensait beaucoup, et j’imagine qu’on ne nous a jamais fait sentir trop à l’aise d’avoir assez d’argent.
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On dirait bien. Alors, Steve, j’adore ça. C’est une route de journaux, votre route de journaux? Vous n’aviez même pas l’impression d’avoir besoin de l’argent? Quand avez-vous commencé à sentir que l’argent avait, que quelque chose avait de la valeur? Quand avez-vous commencé à faire le lien?
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C’est drôle, parce que je gagnais cet argent et je le mettais simplement à la banque. Et puis il y a eu une fois où je venais de m’acheter une chaîne stéréo. Genre, c’était une table tournante. Et donc là, je voulais aller acheter des disques. Je me souviens de ces 33 tours, je me souviens de m’être dit que je voulais commencer ma collection de disques. Et j’allais à ce magasin en particulier, et ils coûtaient genre 6,49 $ le disque, et je me disais, tu sais, si j’en achète trois, ça fait environ 20 piastres. Et peut-être que je pourrais, alors j’ai demandé la permission. Je veux y aller, et j’en achète trois, de mes disques, et ça va coûter environ 20 piastres. Et je me souviens d’avoir eu ce grand débat, à propos de : oh, ce n’est pas comme ça que tu devrais le présenter, mais les 20 $… Bref, j’ai appris qu’il valait parfois mieux ne pas poser trop de questions et simplement le faire. Alors je ne l’ai pas fait, j’y suis allé et ça a fini par coûter 20 $ et quelques à cause des taxes. Mais il y avait comme un risque pour moi à aller au magasin acheter ces trois disques. Parce que l’argent, c’était quelque chose avec quoi il fallait vraiment, vraiment faire attention.
13:17
Vous avez mentionné tout à l’heure que vous étiez le plus jeune de trois enfants et que vous aviez deux sœurs aînées, et que ça a en quelque sorte changé votre orientation par rapport à l’entreprise, l’entreprise familiale, comparativement à elles. Est-ce que vous receviez des messages différents de ceux de vos sœurs sur l’argent quand vous grandissiez? Est-ce que c’était le cas?
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Je ne, je ne pense pas. Genre, mes sœurs avaient des emplois et des emplois d’été, et en fait, elles ne travaillaient pas toutes les deux l’été pour l’entreprise, mais elles travaillaient au bureau, alors que moi, à 15 ans, j’ai, quand je travaillais à l’atelier avec des bottes de travail et que je me salissais complètement. Elles avaient des emplois de bureau pour donner un coup de main, à perforer des cartes et des trucs comme ça, des cartes à taper, mais elles travaillaient aussi dans l’entreprise. Les messages, je ne sais pas, mais elles avaient aussi des emplois, du gardiennage, et elles gagnaient de l’argent pour en mettre de côté juste parce que c’est bien d’en avoir, pas parce qu’on en a nécessairement besoin, mais peut-être que le travail lui-même était plus important que l’argent à bien des égards.
14:17
Alors on dirait qu’il y avait beaucoup de messages autour de l’argent, mais pas beaucoup de conversations.
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Oui, il n’y avait pas, il n’y avait pas beaucoup de, eh bien, j’ai parlé de cette discussion sur l’achat de ces trois disques, c’était comme ça, et elle ressort parce que c’était l’une des rares discussions où on a parlé d’argent quand j’étais plus jeune, c’est intéressant, c’est, c’est vrai. On ne s’est pas, on ne s’est jamais assis pour avoir une discussion familiale sur l’argent.
14:48
Et qu’en est-il de l’entreprise familiale et du fait que vous étiez préparé à la diriger? Est-ce que c’était une conversation?
14:56
J’aurais bien aimé que ça le soit, mais ça ne l’a jamais été. J’ai fait allusion au fait que, malgré les conseils contraires, je suis entré directement après avoir terminé mon baccalauréat en commerce à McGill. Mon père, à l’époque, s’était joint à cette association locale d’entreprises familiales appelée Cafe, l’Association canadienne des entreprises familiales. Alors me voilà. J’ai genre 20 ans. Et il me dit : tu sais, je suis allé à certaines de ces rencontres. Et certains de ces conseillers disent qu’on ne devrait pas embaucher ses enfants dès leur sortie de l’école. Et je me souviens encore de l’avoir regardé, plein d’espoir, genre, ouais, et puis il me tape sur l’épaule avec condescendance et dit : mais inquiète-toi pas, on ne fera pas ça. Et quand je repense aux moments charnières de ma vie où quelque chose aurait pu changer les choses, et si j’avais dit : mais attends une seconde, pourquoi on ne fait pas ça, parce que me voilà. D’accord. Je suis dans ma dernière année, sur le point d’obtenir mon diplôme, tout le monde. Pas tous mes amis le savent, j’ai un emploi. Je vais travailler pour mon père. Et eux arrivent un jour sur deux en complet parce qu’ils ont une entrevue sur le campus avec une entreprise, et moi, je suis comme un peu jaloux d’eux, mais je ne l’ai jamais dit, et eux étaient jaloux de moi, ils disaient : oh, tu n’as pas à faire ça. Tu as déjà un emploi. Et je peux vous dire que plus tard, le fait que, d’accord, qu’est-ce que c’est? Qu’est-ce qui est écrit sur mon CV? Où ai-je travaillé? Genre, la seule personne qui m’ait jamais embauché, c’est un gars qui s’appelle comme ça. Ça ne me donne pas nécessairement confiance que je peux aller me trouver un emploi ailleurs. Et donc c’est la chose la plus importante que, quand je parle maintenant à mes clients en entreprise familiale et qu’ils envisagent de faire entrer leurs enfants dans l’entreprise. C’est toujours formulé autour de : d’accord, mais où vont-ils aller? Pour aller chercher de l’expérience d’abord? Parce que, vraiment, je n’ai pas tant de règles strictes du genre il faut toujours faire ceci ou ne jamais faire cela. Mais c’est ce qui se rapproche le plus d’une règle chez moi : pour leur propre bien, faites-les aller se trouver un vrai emploi ailleurs, où ce n’est pas leur nom de famille qui leur a valu le poste, et ils en profiteront pour le reste de leur vie.
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Steve, avez-vous déjà rêvé de ce que vous auriez pu faire? Si vous n’étiez pas entré dans l’entreprise familiale, vous avez dit que quand elle a fermé, quand, quand on vous l’a annoncé, vous avez ressenti un soulagement, et que ce n’était pas votre rêve de la reprendre? Mais est-ce que vous rêviez?
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Je ne l’étais pas. Je ne l’étais pas. Et c’était peut-être, en quelque sorte, la voie de la moindre résistance. Et je n’ai jamais eu l’impression d’avoir une grande ambition ou un grand rêve, et je ne savais pas ce que je voulais faire. Jusqu’à ce moment, dans le programme Family Enterprise Advisor, où quelque chose a finalement cliqué : j’ai eu une vocation et je me suis dit : voilà, c’est ce que je suis censé faire. Et donc, l’une des premières choses, alors que je réalisais que j’effectuais ce virage de carrière, je me suis demandé : qu’est-ce que je dois apprendre d’autre? Alors des gens m’ont suggéré des cours de coaching, de gestion des conflits, de MARC (modes alternatifs de règlement des conflits) et de médiation. J’ai donc commencé à faire tout ça. Et puis je suis tombé par hasard dans l’univers de la théorie des systèmes familiaux de Bowen. Et c’était vraiment génial de comprendre comment fonctionnent les familles et de faire des liens avec ma propre enfance, avec la famille de ma femme et avec d’autres familles, sur la façon dont fonctionnent les systèmes familiaux. Et j’ai mentionné ma grand-mère maternelle, qui vivait avec nous quand j’étais enfant; elle disait toujours : tu devrais devenir prêtre. Tu devrais devenir prêtre, et moi, j’en riais. Eh bien, il y a quelques années, je suis à Georgetown, au Bowen Center que le Dr Murray Bowen a fondé à l’Université Georgetown. J’apprends la théorie des systèmes familiaux de Bowen, je regarde autour de moi dans la salle et je me rends compte que la moitié des gens ici sont membres du clergé. Ma grand-mère avait donc mieux cerné ce pour quoi j’étais doué que mon père. Mais mon père avait besoin de quelqu’un pour reprendre son entreprise. Il ne se souciait pas de ce qui était bon pour moi. J’étais sa solution de rechange. J’étais son remplaçant, ce qui était bon pour lui. Personne ne m’a jamais demandé : qu’est-ce que tu veux faire? Dans quoi penses-tu que tu serais bon? On a toujours tenu pour acquis que j’allais jouer ce rôle. Et je l’ai accepté parce que j’étais le fils dévoué.
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C’est incroyable à quel point ces, ces attentes dans ces relations jouent un rôle dans les décisions que nous prenons et dans notre sentiment d’avoir, ou non, la latitude de prendre ces décisions.
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Je n’ai jamais eu l’impression d’avoir le choix.
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Steve, parlons de la suite : après votre MBA, quand l’entreprise finit par être vendue, vous lancez le bureau familial. Le dirigez-vous vous-même? Êtes-vous associé avec votre père ou d’autres membres de la famille à ce moment-là?
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C’est moi et mon père. Et de plus en plus moi, et de moins en moins lui, au fil du temps. Et donc, au début, vous savez, nous décidions des choses, ou il disait : je pense qu’on devrait faire ceci, et je disais : oui, d’accord, et on le faisait. Puis, éventuellement, on en est venus à : qu’est-ce que tu penses qu’on devrait faire? Et on prenait des décisions, et puis vers la fin, c’était juste : dis-moi une fois que tu as fait quelque chose, pour que je sache que tu l’as fait. Alors c’était vraiment, en fait, compte tenu d’à quel point il pouvait être exigeant et direct, le fait qu’il m’ait laissé carte blanche pendant un certain temps… J’étais en fait assez impressionné qu’il ait été capable de lâcher prise autant qu’il l’a fait. Et comme je l’ai dit, maintenant je travaille avec d’autres familles en affaires, et parfois ce, ce lâcher-prise du patriarche est la partie la plus difficile. Maintenant, l’élément important, c’est que je vous ai dit qu’il avait acheté cette ferme et qu’elle est devenue son projet passion. Et il adorait passer du temps là-bas. C’était donc une bonne chose qu’il ait ça, parce que trop de gens prennent leur retraite sans rien vers quoi se tourner, et ensuite ils se tournent les pouces, et combien de golf peut-on jouer, et puis ils reviennent. Même s’ils ont laissé leurs enfants aux commandes de l’entreprise, ils reviennent parce qu’ils n’ont rien d’autre à faire, puis ils mettent leur nez partout, et maintenant les frontières de qui est responsable de quoi deviennent floues, ce qui cause son propre lot de problèmes.
21:38
Ça semble bien, et on dirait qu’il avait d’autres choses sur lesquelles il se concentrait. Et il vous faisait certainement confiance pour prendre des décisions, et vous faisiez partie du processus décisionnel très tôt.
21:48
Il me faisait confiance, je suppose. Même si je lui en veux pour la façon dont j’ai été en quelque sorte poussé de force dans ma carrière, il y a beaucoup de points positifs dans la façon dont il m’a laissé faire les choses. Et puis vers la fin, il avait acheté une ferme, et à la fin, il a acheté d’autres propriétés dans le coin. Puis il a reçu un diagnostic de cancer. Et je me suis dit : oh, super. Je vais devoir, après son départ, me débarrasser de tout ça. Et il m’a surpris. Il a réussi à négocier, depuis son lit d’hôpital, différentes ventes de différentes propriétés. Et tout ce que j’ai eu à faire, c’est d’aller signer chez le notaire pour conclure, parce que… et c’est le plus beau cadeau qu’il pouvait me faire : il a vendu tout ça et ne me l’a pas laissé. Et je n’ai pas raconté ça à beaucoup de gens, mais c’est absolument le cas que ça, ça… je redoutais ça. D’accord, il est allé acheter tout ça, maintenant il va mourir et me laisser aller nettoyer le gâchis. Et je suis sûr qu’il a fait un bien meilleur travail que j’aurais pu le faire, alors je lui en suis reconnaissant.
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Pourquoi pensez-vous qu’il a fait ça?
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Je ne sais pas. Je me demande si c’est parce qu’il pensait que j’allais tout gâcher. Et, et ça fait partie de toute cette histoire de décider de vendre l’entreprise juste au moment où votre fils arrive. On pourrait supposer : oh mon Dieu, je pense qu’il va tout gâcher, alors je ferais mieux de vendre avant qu’il puisse le faire. Je n’ai jamais eu l’impression qu’il pensait ça, il n’a jamais rien dit de tel. Mais au fond, quand on regarde, si je le regarde du point de vue de quelqu’un de l’extérieur, certaines personnes pourraient penser ça, et ce ne serait peut-être pas faux. Je ne sais pas. Ça n’a pas d’importance. Je suis passé par-dessus, c’était il y a 30 ans. J’ai fait d’autres choses depuis. Ça m’a permis d’oublier certains des aspects négatifs de cette époque. Et j’ai élevé mes propres enfants maintenant, et je m’inquiète plus pour eux que de la relation que j’avais avec mon père.
23:49
C’est une, c’est une bonne transition. Steve, quand vous avez rencontré votre femme, comment était-ce de lui parler de ce qu’était votre entreprise familiale, qui était, selon le moment où vous l’avez rencontrée, un bureau familial?
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Non, je l’ai rencontrée pendant mon MBA. Et donc, j’allais toujours revenir pour reprendre cette entreprise. Elle venait aussi d’une entreprise familiale. Et donc
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elle comprenait. Elle comprenait
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elle comprenait. Elle est aussi la cadette de sa famille. Et son père avait lancé une entreprise et l’avait fait croître avec beaucoup de succès. Nous étions bien assortis de ce côté-là. Et je suppose que nous pensions chacun que l’autre était, en quelque sorte, financièrement à l’aise, alors c’était une bonne chose. Et donc, en fait, nous n’avons pas de compte bancaire commun. Je pense que nous avons un compte parce que notre hypothèque est là et ainsi de suite. Mais à part ça, il n’y a pas de… j’ai mon argent et elle a son argent, je m’occupe de ceci, je paie cette facture et elle paie cette autre facture. Et tout s’est arrangé de lui-même. Nous en sommes à 28 ans de mariage et jusqu’ici, tout va bien. Mais, mais pour ce qui est de parler d’argent avec nos enfants, c’est une tout autre histoire, parce qu’ils savent que leurs deux grands-pères ont bâti et vendu des entreprises de taille relativement intéressante. Mes enfants ont donc pu aller au pensionnat et ils peuvent maintenant étudier aux États-Unis, ce qui, pour des Canadiens, compare payer environ 5 000 $ par année ici ou 50 000 dollars américains là-bas. C’est une grosse différence. Ils comprennent donc qu’ils sont privilégiés, mais nous n’avons certainement pas mené un train de vie luxueux, parce que… c’est drôle, quand, quand ce n’est pas vous qui avez gagné l’argent, peut-être que vous ne le traitez pas de la même façon. Ce sont les fruits du travail de vos parents qui vous ont permis certaines choses. Il y a simplement un tout autre niveau de respect que vous avez envers cet argent, et peut-être dans la façon dont vous le traitez et dont vous y pensez
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et que dire du fait que vous avez mentionné que vos parents prêchaient par l’exemple plus qu’ils n’en parlaient? Comment votre femme et vous avez-vous abordé la question de l’argent? Était-ce en donnant l’exemple ou par une communication directe?
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Donc beaucoup d’exemple donné, parce qu’on a aussi, on, on n’a jamais pris de vacances luxueuses, du genre on prend l’avion pour aller quelque part et on loue un véhicule récréatif pendant quelques semaines et on se promène, et il n’y avait pas d’avion. Bon, on est allés au Brésil. C’était comme le plus gros voyage qu’on ait fait, parce que j’avais des amis là-bas avec qui on a passé du temps, mais c’était donner l’exemple. Et on a parlé d’argent, on a parlé, on a parlé du fait qu’on est dans une situation privilégiée, mais que ça ne veut pas dire qu’on a plus d’argent qu’on ne sait quoi en faire, et qu’il est très important de dépenser l’argent pour des choses qui sont importantes. Comme leurs études, et ils ont pris ça au sérieux et ont très bien réussi dans leurs études et, vous savez, ils comprennent que c’est un investissement en eux. Et ils n’ont pas nécessairement eu à demander beaucoup de choses, mais j’ai mentionné le pensionnat il y a quelques minutes, et c’est intéressant, le genre de personnes que vos enfants vont rencontrer au pensionnat. Donc c’était, on avait des pensionnats qui étaient à environ une heure et demie de route. Mais d’autres jeunes de cette école venaient d’Europe, du Mexique et de Chine. Et, et donc quelle classe de gens de ces pays vient au Canada pour aller au pensionnat? Ce n’est pas la classe ouvrière. Et donc ils ont rencontré des gens intéressants qui avaient cette carte de crédit et pouvaient faire tout ce qu’ils voulaient avec, et même encore, mon fils est allé à l’école, il est à Chicago, et il a tous ces amis internationaux et, et il dit, vous savez, on sort souper et les gens commandent du Dom Pérignon et tout ça. Et il est comme : je n’arrive pas à suivre. Je lui ai dit : n’essaie pas de suivre ça. Mais pour certaines personnes, c’est la réalité. Celle qu’ils ont. Et donc c’est vraiment intéressant pour vos enfants, ce genre de, de confrontation. C’est un si gros problème. Et c’est très différent de se tenir avec des gens qui n’ont pas d’argent et de peut-être se faire attendre à payer pour eux et des choses comme ça. Donc je suis vraiment content de la façon dont mes enfants, je pense qu’ils ont une compréhension très réaliste de l’argent, et aussi fou que ça puisse paraître, j’en attribue une bonne partie au fait d’avoir regardé Shark Tank. Donc on regardait Shark Tank, et j’avais la télécommande, et c’était quand ils avaient, vous savez, huit et 10 ans, et peut-être, je ne sais même pas si c’était en ondes à l’époque, mais peut-être 11 et 13 ans, peu importe. Et quelqu’un arrivait et disait, vous savez, je veux 100 000 $ pour 10 % de mon entreprise, et je mettais la télé sur pause et je disais : d’accord, quelle est l’évaluation? Et on en parlait, et donc ils ont vraiment regardé beaucoup de Shark Tank, et je dis maintenant ça à des clients qui ont de jeunes enfants et qui disent : on va rentrer à la maison parler d’argent avec nos enfants, et je leur dis : regardez Shark Tank. N’essayez pas d’avoir une seule grosse conversation sur l’argent une journée et de tout partager. Trouvez des façons, trouvez des moments propices à l’apprentissage. Vous roulez dans la rue et vous voyez un panneau publicitaire pour le Joyeux Festin de McDonald’s à 4,99. Parlez de ce que ça veut dire : si vous achetiez les choses séparément, est-ce que ça coûterait plus cher? Et qu’en est-il de ceci, amenez-les simplement à parler d’argent pour qu’ils sentent qu’ils peuvent vous poser des questions sur l’argent, afin que vous puissiez avoir ces moments d’apprentissage ici et là. C’est comme ça qu’on enseigne aux enfants, chaque, c’est cette semaine, ou ce jour-là, ou telle chose est arrivée et une conversation a surgi, et c’est ce que, je pense, beaucoup de gens ne se sentent pas à l’aise de faire, mais moi, j’ai simplement, vous savez, parlons-en tout simplement, posez-leur des questions, voyez s’ils comprennent, soyez là pour répondre à leurs questions. Et
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Je pense que c’est un excellent conseil. Et une façon de transformer n’importe quoi en moment d’apprentissage; les gens de Shark Tank apprécieraient ça aussi. Steve, je veux revenir à ce que vous disiez un peu plus tôt au sujet du fait que vous et votre épouse gardez votre argent séparé. C’est quelque chose que beaucoup de couples choisissent de faire, et ce serait vraiment bien si vous acceptiez d’approfondir un peu. Euh, vous avez dit que vous avez déterminé ce que, vous savez, chacun de vous paie en ce qui concerne certaines des dépenses liées à vos enfants. Qu’avez-vous décidé de faire, comment vous et votre épouse naviguez-vous ces conversations entre vous? Et y a-t-il quelque chose que nos auditeurs peuvent apprendre de votre expérience avec votre épouse dans ces conversations?
30:43
J’avais peur que cette conversation en arrive à quelque chose comme « qu’est-ce que les gens peuvent apprendre de vous », et je veux être clair, je n’essaie pas de dire que quiconque devrait faire quoi que ce soit de la façon dont nous l’avons fait. Et je ne suis pas venu ici pour essayer de prêcher quoi que ce soit de ce genre. Et je sais que vous ne laissez pas entendre que c’est ce que je fais. En fin de compte, quand la famille de mon épouse a eu son événement de liquidité, beaucoup de fiducies ont été mises en place, y compris certaines choses pour les enfants, pour leurs études. Et donc ces grosses dépenses comme le pensionnat et les universités, les universités privées aux États-Unis, sont quelque chose que grand-papa a payé. Et ce sont clairement parmi les plus grosses dépenses que nous ayons jamais eues. Et donc tout ça est réglé de ce côté, ce qui laisse plutôt les dépenses courantes, alors je paie la facture d’électricité et ma femme paie la facture de gaz, et je paie les taxes municipales et elle paie pour je ne sais quoi, le système d’arrosage et l’entretien de la pelouse et ainsi de suite. Ça s’est simplement réparti au fil des ans, à mesure que les choses se présentaient. Et c’est comme ça qu’on fait. On garde simplement nos affaires séparées et rien ne passe entre les mailles du filet, et on réussit à le faire de cette façon. Je peux aussi comprendre pourquoi ce n’est pas une façon standard de faire. Mais je connais aussi beaucoup d’anecdotes, vous savez, le mari rentre à la maison et dépose sa paie, puis donne une allocation à sa femme, ou c’est la femme qui gère, enfin, peu importe ce qui fonctionne. Le problème avec beaucoup de ces situations, c’est qu’il y a beaucoup de conjoints qui n’ont pas de littératie financière ou qui ne s’en occupent pas, et quand l’autre meurt, la personne est perdue, et c’est habituellement le patriarche qui meurt, et puis la mère reste, mais elle ne sait même pas comment, vous savez, tenir un carnet de chèques. Nous n’avons aucun problème de ce genre. Et je suis certain que mes enfants ne seront pas dans cette situation, parce qu’ils sont assez au courant de ce qui se passe. On n’a jamais dit, vous savez, on n’a jamais eu de réunion pour dire qu’on n’aurait pas de compte commun, mais ça s’est simplement, en quelque sorte, développé avec le temps. Exactement. Ça a évolué. Oui.
32:56
Et on dirait que vous faites un excellent travail de négociation quand de nouvelles dépenses surviennent. Ça se règle en quelque sorte tout seul. Je vous remercie de nous en avoir parlé, parce que je pense vraiment que beaucoup de couples ont différentes façons de gérer leurs finances, et c’est toujours bien d’entendre ce que font les autres, parce que ça vous donne un peu plus de perspective sur la façon d’aborder les choses pour vous-même. Alors merci pour ça.
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Je n’y ai pas participé, mais j’y ai beaucoup pensé. Ces billets de loterie qui vous versent tant par semaine à vie. Ça a toujours été le genre de chose qui, et ça cadre bien avec votre question « combien, c’est assez ». Genre, si je savais que chaque lundi matin, ou peu importe, il y a encore 7 000 $ qui entrent dans mon compte, ou peu importe le montant. Il y en a de différentes sortes. Je ne m’inquiéterais pas de signer un contrat pour m’occuper de quelque chose, parce que je sais que, bon, peu importe ce que je fais, il y a plus d’argent qui rentre. Pas que je doive me fendre en quatre pour aller, vous savez, battre la campagne pour mettre du pain sur la table. Et une partie de moi ne fait pas ce que je fais nécessairement pour l’argent, même si je fais payer les gens pour ça. Simplement de savoir qu’il est là, pour ne pas avoir à s’en inquiéter, et ce chiffre est différent pour tout le monde.
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Steve, dans votre univers actuel, à travailler avec des familles et des entreprises ensemble, à les aider en quelque sorte à régler leurs relations et leur façon de communiquer. Et à faire les choses. Comment cela a-t-il façonné votre relation actuelle avec l’argent?
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Eh bien, je ne sais pas si ça a beaucoup changé ma relation personnelle avec l’argent. Ce que je peux vous dire, c’est que j’ai vu toute une variété de choses différentes chez des clients au sein d’une famille, et à quel point toute la question de l’argent peut être volatile, dangereuse, à quel point, à quel point elle peut être explosive. Surtout quand, quand vous avez des frères et sœurs qui travaillent dans l’entreprise et d’autres qui n’y travaillent pas. Et où peut-être les salaires deviennent une énorme part de l’argent qui va aux actionnaires, en tant que, en tant que quelqu’un qui travaille dans l’entreprise, et puis un des actionnaires qui ne reçoit pas grand-chose en termes de dividende, par opposition à d’autres où les salaires sont maintenus bas parce que l’entreprise passe avant tout le reste. Et donc ça m’a simplement montré qu’il n’y a pas de, c’est partout. C’est partout, et quand il y a des conflits entre les membres de la famille, l’argent n’est habituellement pas bien loin. Il n’est peut-être pas central, et il est rarement central. Mais il est, il est juste là. Genre, il y a un conflit entre frères et sœurs. Et oui, ce n’est pas une question d’argent. Mais oui, c’est une question
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d’argent. C’est bien ça? J’ai toujours été curieux de savoir si l’argent est le problème, ou s’il y a un autre problème qui se manifeste simplement de la façon
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alors oui, c’est l’endroit où tout finit par ressortir. Je pense que, la plupart du temps, ce sont d’autres conflits de personnalité, beaucoup de malentendus. Et puis c’est quand, quand l’argent se dérègle que ça commence vraiment à agiter un drapeau rouge, que ça amplifie les choses. Oui, ça le rend simplement plus visible. Et tout à coup, ce problème qui, dans une famille, n’est pas grave et et dans une autre famille est devenu grave, parce que le montant était beaucoup plus élevé. Oui, souvent, c’est le montant, le chiffre en dollars qui l’a rendu d’autant plus difficile à avaler ou intolérable. Ou c’était la goutte qui a fait déborder le vase, ou quelque chose comme ça. C’est ça. L’argent n’est habituellement jamais bien loin.
37:13
Steve, pour vous. Vous avez mentionné qu’il fallait faire très attention avec l’argent à l’époque, et c’est quelque chose que votre père vous a enseigné. Pensez-vous encore la même chose?
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Oui, mais pas au même degré que lui. Je pense que je n’ai jamais manqué de rien en grandissant, et j’ai entendu des histoires de l’enfance de mon père, qui devait aller faire des choses parce qu’ils n’avaient pas assez dans certaines situations quand ils étaient réfugiés. Je comprends d’où il venait, et il n’a pas vraiment eu d’enfance. Alors je pense encore qu’il faut respecter l’argent, mais je n’ai pas, je n’ai pas la même attitude envers lui. Que celle qu’il avait.
38:00
Steve, quelle est une leçon de sagesse sur l’argent que vous aimeriez partager avec nos auditeurs et qui n’a pas encore été abordée? Dans notre conversation?
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Je dirais simplement ceci. Rendez-vous compte que votre façon de penser à l’argent et de gérer l’argent, peut-être qu’elle fonctionne pour vous, mais ne présumez pas que les autres ont la même chose, la même vision. Et en travaillant avec des familles à différents niveaux, où il se passe différentes choses, c’est ce que je vois constamment : les gens pensent un peu que, bon, ma façon de voir l’argent est la bonne façon, et donc, quand d’autres le voient d’une façon différente, il y a quelque chose qui cloche chez eux, parce que vraiment, je sais ce que c’est. Il y a tellement de façons différentes de voir l’argent, et ça touche tellement plus de choses que ce qu’on est même prêt à admettre. Et peut-être que ça se rattache au moment où, quand on est jeune, on rencontre quelqu’un avec qui on pense passer le reste de sa vie. On a intérêt à avoir la conversation sur l’argent avant d’aller trop loin, pour s’assurer qu’on va pouvoir s’entendre, parce qu’il y a toute cette réalité dans notre secteur où les femmes sont maintenant les détentrices du patrimoine, ou plus fortunées que les hommes, ce qui était très rare il y a une génération environ. Je m’inquiète pour certaines femmes qui pourraient rencontrer un gars qui se sent émasculé si elle gagne plus d’argent que lui ou a plus d’argent que lui. Ou hérite de plus d’argent. Et il faut simplement que ce soit réglé. Il faut que ce soit compris et il faut en discuter. Parce qu’autrement, des choses vont ressortir plus tard, et peut-être pas à un moment opportun. Alors je ne sais pas, mes enfants n’en sont pas encore là. Et qui sait ce qui va arriver quand ils y seront. Mais j’espère que s’ils me demandent conseil, je pourrai leur donner des conseils sur la façon d’aborder le sujet.
40:08
Alors, Steve, pour conclure cette conversation, quelle sera votre prochaine conversation du lundi? Et avec qui l’aurez-vous?
40:16
Ce sera avec mon fils, qui obtient son diplôme dans les prochaines semaines et qui déménage pour commencer son premier emploi à New York. Ma femme prévoit aller là-bas, il est à Chicago, pour l’aider à déménager. Et je ne pense pas, je ne suis pas sûr qu’il veuille qu’elle aille là-bas l’aider à déménager. Je pense qu’il veut juste qu’elle paie pour des déménageurs. Mon fils était aux études loin de la maison, et ses études étaient payées grâce à ce truc de grand-papa. Mais maintenant, il a obtenu son diplôme, maintenant il est autonome, et il s’est trouvé un bon emploi, mais il doit trouver un endroit où vivre, il doit trouver comment se rendre là-bas. Et ma femme essaie d’être la mère qui s’occupe de tout. Et moi, je dis un peu : bon, je ne m’occupe de rien, mais tu ne devrais peut-être pas en faire autant que ce que tu prévois faire non plus. Et, et puis, mais ça deviendrait assurément une question d’argent plutôt qu’une question de main-d’œuvre. N’est-ce pas? C’est un travail en cours. Et ça va culminer dans les prochaines semaines. Et ça va évoluer. Ce n’est pas tant mes discussions, c’est moi qui essaie de m’aligner avec ma femme pour trouver comment gérer toute cette situation avec notre fils, ce qui est vraiment intéressant, et ce n’est pas comme si c’était un montant énorme, déterminant. C’est juste une façon de le faire partir du bon pied. Tu dois régler tes propres affaires, et il va très bien s’en sortir. C’est presque plutôt : est-ce que ma femme va réussir à ne pas s’en mêler?
41:50
Je ne sais pas. Stevie a parlé de trouver des moments propices à l’apprentissage. Et votre point, c’était de ne pas attendre que ce soit énorme. Ça semble être une excellente occasion d’apprentissage.
42:00
N’attendez pas. N’attendez pas les choses énormes. N’essayez pas de tout garder pour une seule conversation. Parlez-en juste un peu
42:08
plus. Steve, quelle excellente conversation. Merci beaucoup d’avoir partagé avec nous les histoires de votre vie et le rôle que l’argent y a joué. Et nous sommes vraiment contentes que vous ayez trouvé votre vocation, que vous fassiez le travail que vous faites et que vous en tiriez autant de satisfaction.
42:25
C’était amusant. Oui, j’ai participé à d’autres balados où on parle beaucoup d’entreprise familiale, et je répète les mêmes choses encore et encore. Vous m’avez fait partir dans toutes les directions, vers des choses que, j’espère, les gens auront trouvées divertissantes et utiles. Et s’il vous plaît, souvenez-vous du passage où je disais : ne pensez pas que, parce que je dis ceci, vous devriez le faire de cette façon parce que c’est comme ça que je le fais, parce que ce n’est pas du tout mon genre.
42:46
Steve, merci d’avoir partagé et merci d’avoir établi ces liens avec nous. Tout le plaisir était pour moi.
42:53
Kimmy, c’était tellement agréable de parler avec Steve. J’avais vraiment hâte à cette conversation parce que, sur papier, son histoire semblait devoir être très semblable à celle de Vinson phyllaries. Ils sont tous les deux Canadiens. Fils unique dans leur famille, ils étaient tous les deux les fils de pères immigrants qui ont créé des entreprises
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et préparés à prendre la relève de l’entreprise familiale, qui leur a été retirée avant qu’ils aient la chance de vraiment devenir le leader de l’organisation. Alors vraiment fascinant.
43:27
Et leurs histoires sont tellement différentes. C’est pour ça que j’adore Money Tales. Personne n’a exactement la même histoire d’argent.
43:33
Non, chacun a quelque chose à apprendre. Sani, pouvons-nous commencer par son commentaire selon lequel le seul patron sur son CV était son père? Et à quel point c’était difficile? D’abord,
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on aurait dit que c’était le cas, et c’est quelque chose de très courant chez les gens qui travaillent dans leur entreprise familiale. Comme Steve l’a dit, si la famille n’exige pas que les membres de la famille occupent d’abord un autre emploi dans une autre entreprise, les membres de la famille n’ont jamais l’occasion de développer leur propre indépendance et d’avoir leur propre expérience comme employé ailleurs, où ils doivent rendre des comptes à un autre patron, dans la ligne de Steve, qui ne porte pas le même nom de famille qu’eux.
44:20
J’ai trouvé vraiment intéressant quand il a dit que c’est une recommandation qu’il donne dans ses nouvelles fonctions. Et ce n’était pas évident, quand il est entré dans son entreprise familiale, qu’il devait s’assurer d’acquérir cette expérience à l’extérieur de l’entreprise familiale.
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Ou en fait, son père était au courant de ce conseil et l’a simplement balayé du revers de la main en disant : on ne fera pas ça ici. Pour nos auditeurs de Money Tales qui sont dans une situation où leur famille a une entreprise, c’est un bon conseil à prendre en considération.
44:55
Sandy, qu’en penses-tu quand Steve a parlé de ce parent, quand son père approchait de la fin de sa vie et qu’il a vendu le terrain? Et Steve a dit que si on regarde ça du point de vue de quelqu’un de l’extérieur, on pourrait supposer que papa avait peur que je gâche la vente si j’étais aux commandes.
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J’ai trouvé que c’était une réponse surprenante parce que pendant que Steve nous racontait l’histoire, je supposais que papa avait réalisé que ça ne l’intéressait pas vraiment de vendre le terrain. Et que ce processus l’ennuierait, et que papa essayait de rendre service à Steve. Je pense que ça met en lumière ce qui peut arriver quand les gens ne se parlent pas. Si on ne se parle pas des décisions qu’on prend, des raisons pour lesquelles on les prend, de leurs conséquences, on risque chacun de faire des suppositions, et ces suppositions peuvent être justes ou fausses. Souvent, quand je travaille avec des clients, surtout quand des clients interagissent avec leurs enfants, il y a beaucoup de suppositions de la part des parents et de la part des enfants. Et souvent, ces suppositions peuvent être erronées et mener à d’autres suppositions qui font en quelque sorte boule de neige. Alors ça met en lumière, pour moi, l’avantage d’avoir des conversations ouvertes au sujet des décisions, et surtout des décisions liées à l’argent.
46:17
Standing up, c’était tellement bien. Si on n’a pas de conversations, on fait des suppositions. Et c’est vrai pour tout, mais ici on parle d’argent, et ça souligne vraiment un message tellement important de Money Tales.
46:31
Est-ce qu’on peut, une autre chose que j’ai appréciée, c’est que Steve nous ait raconté que sa femme et lui ont des finances séparées. Ils ont des comptes chèques séparés. Ils se sont partagé les factures séparément entre eux deux.
46:43
J’ai apprécié ça, que pour eux ça fonctionne, et j’ai l’impression que, d’abord, chacun doit trouver ce qui convient à sa situation, que vous combiniez tout dans un seul compte chèques ou que vous gardiez les choses séparées, et les deux sont corrects.
46:58
Je suis tout à fait d’accord. J’ai vu trois modèles différents. Il y a le modèle « gardons tout séparé », le modèle de Steve et de sa femme. Il y a le modèle « mettons tout en commun », que j’appellerai le modèle conventionnel. Et je pense que pour certaines personnes, le modèle conventionnel s’accompagne de beaucoup d’attentes profondément ancrées. Et puis le troisième modèle que j’ai vu, c’est le modèle « le tien, le mien et le nôtre », où il y a trois cagnottes différentes. Mes dépenses sont payées à partir de ma cagnotte, tes dépenses sont payées à partir de ta cagnotte, et nos dépenses communes sont payées à partir de la cagnotte commune. Je ne pense pas qu’il y ait une bonne ou une mauvaise façon de faire, mais je sais que lorsque certains couples décident d’emprunter la voie moins conventionnelle, ils peuvent ressentir de l’inquiétude, du stress et de l’anxiété à ce sujet, ce qui n’est pas nécessaire, parce que, comme vous l’avez dit, trouvez ce qui fonctionne le mieux pour vous et allez-y. Il n’y a pas de règles.
47:49
Sydney, mon prochain point à retenir, c’est que j’ai adoré, j’ai adoré la conversation sur Shark Tank. Sa phrase, c’était de trouver des moments d’apprentissage, quand il parlait de ses enfants, et même vraiment dans son travail de consultant, je pense qu’il, qu’il conseille à ses clients de trouver des moments d’apprentissage. Et puis on a demandé comment, comment vous faites ce nouveau produit Shark Tank, et j’ai ri. Je me suis dit : quel bel outil pour une famille, pour avoir des conversations sur l’investissement et les finances. Et toi, qu’est-ce que tu en penses?
48:21
J’ai apprécié à quel point Steve était descriptif. Je pouvais l’imaginer fermer la boutique et simplement dire : OK, attendez, parlons-en. Sortons une feuille de papier. Calculons la valeur. Et j’ai trouvé ça beau et captivant, et c’est quelque chose auquel on peut tous s’identifier. Je pense qu’à peu près tout le monde a vu Shark Tank à ce stade-ci. Et je veux remercier Steve, parce que j’ai toujours aimé cette émission sans trop savoir pourquoi, mais je pense que Shark Tank nous enseigne intrinsèquement, à tous, l’évaluation d’entreprise et l’entrepreneuriat. Trouvez ces moments d’apprentissage quand vous le pouvez et tirez-en parti. Et surtout, comme Steve l’a mentionné, tous ces moments d’apprentissage et ces conversations sur l’argent n’ont pas à se produire au même endroit, le même jour, en même temps. Faites-en une conversation continue
49:11
Sandy. Merci. Merci, Steve Legler.
49:14
Oui, merci, Steve. Merci à nos nombreux auditeurs. Nous avons tellement appris de chacune de ces conversations.
49:22
Hé, chers auditeurs, dites-nous comment vous allez, et si vous trouvez un balado que vous aimez particulièrement, un épisode en particulier, ou si vous aimeriez qu’on parle à quelqu’un dans l’un de nos épisodes, faites-le-nous savoir. Vous pouvez nous écrire par courriel à podcast experient.com. Merci, Kami. Merci, Sandy. Vous écoutiez
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money tails, animé par Sandy braggart et Tammy. Pour vous abonner à l’émission sur votre plateforme préférée ou pour augmenter votre mojo financier grâce à leur blogue fathom, rendez-vous sur a spirit.com/podcasts. Merci, et on se retrouve la prochaine fois à money tails
Cette transcription a été générée par https://otter.ai
