Explorer les grandes attentes dans les entreprises familiales avec Steve Legler
Description de l’épisode
Le conseiller en héritage familial Steve Legler se joint à Tsitsi Mutendi pour discuter des grandes attentes dans les familles entrepreneuriales.
À propos de Steve Legler : Steve Legler est un conseiller en héritage familial établi à Montréal, au Canada.
Il a grandi dans une famille en affaires, destiné à prendre la relève de l’entreprise que son père avait fondée avant sa naissance.
À la suite d’un événement de liquidité inattendu survenu alors qu’il était encore dans la vingtaine, il a plutôt fini par gérer le bureau familial (family office) de sa famille.
Il a aussi épousé une personne issue d’une famille en affaires, où il a été témoin de plusieurs autres enjeux complexes.
En 2013, il est tombé par hasard sur le programme Family Enterprise Advisor (FEA) au Canada, qui s’est transformé pour lui en une vocation qui a changé sa carrière.
Depuis, il travaille avec d’autres familles en affaires qui font face aux défis entourant leurs transitions intergénérationnelles.
Transcription
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Bonjour, je m’appelle Tsitsi Mutendi et vous écoutez le balado Enterprising Families. Bienvenue dans le monde de l’entreprise dans les familles, où nous discutons des enjeux de gouvernance et de la relève. Et où nous examinons comment les familles fortunées, et les entreprises familiales qui deviennent des familles fortunées, peuvent préserver leur patrimoine et s’améliorer à mesure qu’elles avancent vers une nouvelle génération.
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Bonjour à tous, et bienvenue à cette édition d’Enterprising Families. Dans cette édition, j’ai avec moi l’incroyable Steve Legler, un conseiller en entreprise familiale phénoménal. J’adore suivre son contenu sur LinkedIn et sur Twitter, et son blogue est une lecture incontournable pour quiconque s’intéresse aux entreprises familiales et veut simplement savoir comment elles fonctionnent, et tout ce qu’il y a entre les deux. Bienvenue, Steve.
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Eh bien, merci beaucoup de me recevoir. C’est facile, et merci pour les bons mots. Je pense que je vais devoir découper la façon dont vous m’avez présenté et la montrer à ma femme et à mes enfants.
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Toujours, vous savez à quel point les familles sont complexes. Oui. Ce que les autres disent de vous? Parce qu’ils vont vous regarder et dire : vraiment, vraiment?
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Oui. Ce n’est pas grave. C’était, c’est comme ça depuis des générations, et ça va continuer d’être comme ça pendant des générations. Et ça fait simplement partie du plaisir de travailler dans ce domaine. On parle d’affaires, mais on y superpose toute la complexité des questions familiales, qui rend tout tellement plus délicat et plus intéressant.
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Oui, et intéressant est toujours le, le mot d’ordre du jour, et aujourd’hui nous voulons nous pencher sur le récent billet de blogue que vous avez publié sur les grandes attentes dans les familles entrepreneuriales. Et je sais que nous, nous sommes tous les deux d’accord pour dire que la communication est importante pour les familles, et qu’elle est essentielle pour faire avancer tout processus au sein des familles. Mais dans cet article, vous, vous insistez vraiment sur le fait que la communication est très, très importante, surtout quand il s’agit de gérer les attentes et de savoir si nous pouvons y répondre ou non. Pourriez-vous approfondir un peu pour nous?
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Oh, je peux, je peux plonger et faire beaucoup de vagues. La communication est à l’entreprise familiale ce que l’emplacement est à l’immobilier. Vous savez, on dit qu’il y a trois règles en immobilier : l’emplacement, l’emplacement, l’emplacement. Pour l’entreprise familiale, je pense vraiment que communication, communication est probablement l’équivalent. Cependant, quand c’est si omniprésent, la question est : eh bien, par où commencer, et communiquer à propos de quoi? J’ai donc écrit ce billet autour du thème des attentes. Et une partie de ce qui se cache sous toute cette question des attentes, ce sont aussi les suppositions : quand les gens ne savent pas ce qu’on attend d’eux, ou à quoi s’attendre, ils commencent à combler les vides avec ce qu’ils pensent être la réponse, et ils ne la clarifient pas. Alors si nous pouvons passer un peu de temps à parler des attentes et des suppositions qui les entourent, je pense que ça en vaudra la peine.
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D’accord, alors quand vous dites attentes, les attentes ont tendance à être l’éléphant dans la pièce, parce que je pense que tout le monde a des attentes et que tout le monde n’est pas capable d’exprimer ces attentes. Comment définiriez-vous les attentes? Et comment, comment conseilleriez-vous aux gens d’examiner leurs attentes et de les gérer?
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C’est une grosse question, et je vais essayer d’y répondre par morceaux, parce que je ne veux pas que ça sonne… je ne veux pas donner de conseils trop simplistes. Parce que c’est le genre de choses où les gens hochent la tête, puis, genre, cinq minutes plus tard, ils se disent : eh bien, attendez, comment, qu’est-ce que je suis censé faire avec ça? Alors commençons simplement par le fait que tout le monde a des attentes. Les attentes portent, par définition, sur l’avenir, n’est-ce pas? On n’a pas d’attentes à propos du passé. On sait déjà ce qui s’est passé dans le passé, même s’il y a souvent de la confusion à ce sujet, mais restons-en à regarder vers l’avant, à ce à quoi les gens s’attendent. Donc, vous faites partie d’une famille en affaires, ou d’une famille entrepreneuriale, ou d’une famille fortunée, il y a toutes sortes de noms pour ces familles. Et vous regardez l’avenir, vous savez que votre famille possède certains actifs ou certaines entreprises, et vous commencez en quelque sorte à voir comment vous allez jouer un rôle. Comment vous pourriez en profiter. Et vous commencez à regarder peut-être quels sont les, quels sont les bons côtés de faire partie de cette famille. Il y a aussi des responsabilités qui viennent avec toutes ces bonnes choses, mais elles ne viennent pas nécessairement à l’esprit de la relève en premier. Ils regardent ce que sont les bonnes choses. Alors ils commencent à se former des attentes positives : oh, je vais pouvoir obtenir cet emploi. Je vais pouvoir toucher ces dividendes. Je vais pouvoir avoir ce salaire. Et parfois, ils l’inventent simplement à partir de ce qu’ils espèrent; parfois, il y a des frères et sœurs plus âgés ou des cousins qui ont peut-être un peu d’avance sur eux, alors ils voient ce, ce que font ces personnes. Parfois, ils connaissent simplement d’autres personnes dans une autre famille qui vivent une situation semblable. Et ils commencent rapidement à, vous savez : oh, eh bien, si cette personne a ceci… Et je sais que dans votre histoire, vous êtes allée au pensionnat, c’est bien ça? Oh, je vous confonds avec Nikkei
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Ma sœur, par contre, oui, et je peux vous dire que c’était assez intéressant, parce que j’étais externe. Et elle était pensionnaire, et croyez-moi, nous avions des attentes.
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D’accord, et donc moi, je ne suis pas allé au pensionnat, mais mes enfants, oui. Et je peux vous dire que j’ai entendu beaucoup d’histoires sur d’autres enfants. Dans leur école, il y en avait qui avaient des relations parents-enfants très différentes quand il s’agissait de savoir comment, ce pour quoi ils avaient le droit de dépenser de l’argent, combien d’argent ils avaient à dépenser, à quel point ils étaient libres de faire tout ce qu’ils voulaient avec, avec le patrimoine de la famille, et mes enfants revenaient à la maison et me regardaient, et je suis content qu’ils ne m’aient pas dit : « Hé, comment ça se fait que je ne peux pas faire comme Untel? » N’est-ce pas? Je suis content qu’ils ne l’aient pas fait, mais ils auraient très bien pu, parce qu’ils voyaient d’autres choses se passer. Donc les gens ont des attentes différentes en ce qui concerne certaines des bonnes choses auxquelles ils pensent pouvoir s’attendre du fait d’appartenir à cette famille. Et la réalité dans votre famille peut être très, très différente de celle de la famille de quelqu’un d’autre, comme nous venions d’en parler. Alors il est important, à un moment donné, de prendre le temps de vérifier ces attentes, de valider ces hypothèses. Et il n’y a vraiment qu’une seule façon de le faire. C’est d’avoir une discussion avec les différentes générations de la famille, maintenant. Donc encore une fois, ça semble très simple. Oh, ayons juste une discussion. Ces discussions ne sont vraiment pas faciles. Juste à amorcer. Et l’autre problème que certaines personnes ont, c’est quand elles pensent à ce sujet, si vous arrivez à convaincre la famille qu’elle doit en discuter. Souvent, les parents vont ressentir beaucoup d’anxiété face à une telle discussion, et ils vont un peu essayer de prévoir de tout faire d’un seul coup et d’en finir. C’est comme avoir la discussion sur la sexualité avec vos enfants. Vous ne voulez pas l’avoir. Vous n’avez pas à l’avoir. Et donc vous y allez un peu comme ça. Vous lancez ça sur la table, et ensuite vous dites : « Bon, tout le monde est correct? Tout le monde a compris? Bon, parfait. Maintenant, passons à autre chose. » N’est-ce pas? Et c’est exactement la mauvaise façon d’avoir ce genre de discussions. Peut-être que ça va fonctionner dans cet autre scénario, mais pour, pour le patrimoine familial, j’aime toujours parler de l’interrupteur par rapport au gradateur. Et les gens pensent qu’on garde ses enfants dans le noir. On ne leur dit rien. Tout d’un coup, on allume le lustre et on éclaire tout. On braque le projecteur, et tout d’un coup, tout le monde voit tout, et maintenant tout va bien. Et la vérité, c’est que, poursuivons l’analogie, ils sont souvent aveuglés et ne savent pas vraiment où regarder, et leurs pupilles se dilatent, et, et ils essaient de s’adapter, et ils ne savent pas ce qui leur est tombé dessus. Et ensuite, vous savez, la vie continue, et ils savent qu’ils ont eu ce soudain éclat de lumière, et ils ont l’impression qu’ils devraient savoir quelque chose, mais ils ne se sentent pas plus informés. Et donc, créer une série de réunions, créer un forum, créer un moment et un lieu pour ce genre de discussions. Que ce soit une réunion trimestrielle, une réunion semestrielle, une réunion annuelle, un souper du dimanche une fois par mois où, après le dessert, on prend 15 minutes pour parler de la famille, du patrimoine familial et de l’entreprise familiale. Simplement un endroit où les gens savent qu’il y aura un autre moment et un autre lieu pour qu’ils reprennent la conversation là-dessus, parce que l’autre chose, c’est que ce genre d’information sur ce qu’est le patrimoine de la famille et sur l’endroit où l’on s’attend à ce que les gens jouent un rôle, ça change au fil des semaines, des mois et des années, à mesure que la jeune génération apprend, grandit, comprend, fait des liens et a ses propres hypothèses et validations sur ce qui, là où elle pourrait être intéressée; là où ils ont maintenant décidé d’aller étudier et d’apprendre un certain sujet, ils commencent à s’intéresser davantage à un certain secteur de l’entreprise. Donc les choses évoluent, et la conversation et les discussions doivent évoluer avec elles. Et c’est en fait une discussion qui, qui ne se termine jamais vraiment, et créer la possibilité et l’espace sécuritaire pour que les familles se réunissent et discutent de ces choses est tellement important. Mais pour la génération dirigeante, les parents de la génération actuelle, c’est souvent la peur de perdre le contrôle de la discussion qui les pousse à choisir de ne même pas l’entamer. Et à eux, je dis : vous n’avez pas à voir ça comme si toutes les personnes autour de la table avaient maintenant droit de vote. Ce n’est pas une démocratie. Ce n’est pas comme si, bon, vous savez, le mari et la femme allaient s’asseoir avec les quatre enfants et commencer à parler de ça, et tout d’un coup, pour chaque question qui surgit, tout le monde allait voter, et les quatre enfants l’emporteraient sur les parents et décideraient de tout ce qu’ils veulent faire. Et les parents diraient : « Oh, bon, j’imagine qu’on adore ça. » Ça ne fonctionne pas comme ça. Alors il y a, et si vous donnez de petits bouts d’information, lentement mais sûrement, que vous observez les réactions, que vous écoutez les questions et que vous formulez des réponses intelligentes, et parfois la réponse est : « Nous ne sommes pas encore prêts à parler de ça. » Et c’est une réponse tout à fait valable. La plupart du temps, ça ne peut pas être votre réponse par défaut sur tout, tout le temps, parce qu’alors les questions vont cesser, sachant qu’il n’y a pas de réponses, mais il y a des façons d’échanger d’une génération à l’autre qui, en quelque sorte, ajoutent juste un peu plus de lumière. C’est aller vers ce gradateur et le monter de quelques crans, encore quelques crans. Faire un peu plus la lumière sur les choses.
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D’accord. Juste pour m’attarder là-dessus un instant. On entend beaucoup de ces discours, ou beaucoup de gens conseillent aux parents et aux familles de commencer tôt à enseigner l’éducation financière à leurs enfants. Donc dès l’âge de trois ans, commencer à avoir ces conversations sur l’éducation financière, et d’après ce que vous me donnez et ce que vous me dites, c’est très semblable. Il faudrait alors commencer tôt. Parler des attentes et définir concrètement ce que sont les attentes. Donc la question, ma question est : quand pensez-vous que les conversations sur les attentes devraient commencer, et comment, quelle serait selon vous la conversation de départ? Parce que nous savons tous que lorsque, lorsque vous arrivez au point où vos enfants atteignent la puberté et que vous devez avoir cette conversation, vous parlez des abeilles et des fleurs, et vous pouvez les envoyer vers le Discovery Channel dans une certaine mesure, mais quand il s’agit de gérer les attentes, est-ce qu’elles ne sont pas aussi liées à leurs sentiments? Et quand ils sont exposés au monde en général, le monde n’alimente-t-il pas aussi ces attentes? Comme vous l’avez dit, vous allez au pensionnat, vous avez d’autres personnes qui parlent de leurs relations et qui fixent ces repères qui ne s’appliquent probablement pas dans votre propre contexte. Alors quand est-il nécessaire de commencer ces conversations, et comment?
13:22
Bon, il y a beaucoup de choses là-dedans, et j’adore ce sujet. Donc, je ne pense pas qu’il soit jamais trop tôt pour commencer. Je pense que si vous avez la discussion sur les petits oiseaux et les abeilles avant la discussion sur l’argent, alors vous avez inversé l’ordre, parce que je pense vraiment que ça devrait commencer pendant que les enfants ont encore un âge à un chiffre, mais ça n’a pas besoin d’être dramatisé. Je veux dire, il s’agit d’enseigner l’argent aux enfants. Comme chaque, et ça fait simplement partie du rôle de parent de base. Et n’oubliez jamais que les enfants apprennent beaucoup plus par ce qu’ils voient que par ce qu’ils entendent. N’est-ce pas? Donc la façon dont vous gérez l’argent devant vos enfants, que ce soit, vous savez, le pourboire au serveur au restaurant et la façon dont vous gérez toutes ces choses, ou l’argent, vos enfants observent tout ça. Et si vous agissez d’une certaine façon, puis que vous dites à vos enfants quelque chose qui va à l’encontre de la façon dont ils vous ont vu agir, ça ne passera pas. Alors, d’abord, soyez conscient de la façon dont vous gérez l’argent. Ensuite, il n’est jamais trop tôt pour commencer à en apprendre sur le sujet. Je sais que beaucoup de gens parlent, vous savez, d’enseigner aux enfants, avec une allocation, à épargner un peu d’argent, à en dépenser un peu et à en prévoir un peu dans un pot de partage; ce sont toutes d’excellentes façons de commencer à parler d’argent. Et sous-jacente à tout ça, toute la question de la littératie financière fait peur aux gens. Parce que, pour beaucoup de gens, vous savez, les maths ne sont pas leur point fort. Alors ils s’en inquiètent, et les parents finissent par se retrouver avec leurs descendants dans la vingtaine. Remarquez que je n’ai pas dit enfants, parce qu’à un moment donné ils ne sont plus des enfants, mais ils restent vos descendants, et je déteste quand les gens parlent des enfants et que ces enfants sont dans la cinquantaine. Mais hélas, alors j’essaie de changer le vocabulaire et d’amener les gens à utiliser le mot descendants. Donc, quand les descendants sont dans la vingtaine, qu’ils n’y connaissent pas vraiment grand-chose et qu’ils ont un peu peur et se sentent intimidés face à l’argent, les gens se disent : « Bon, on va les envoyer suivre un cours où ils apprendront à lire des états financiers. » Bien sûr, c’est très bien et ça peut être utile. Mais il y a habituellement de très nombreuses occasions, en cours de route, d’interagir avec vos enfants et de vous assurer qu’ils comprennent certaines notions de base sur l’argent qui ont en fait moins à voir avec les signes de dollar et plus à voir avec, vous savez, toute l’idée d’épargner de l’argent plutôt que de le dépenser, plutôt que, vous savez, de s’endetter, plutôt que d’utiliser ses propres économies. Toutes ces choses : il y a eu plein de leçons et de moments propices à l’apprentissage tout au long de l’enfance, et surtout ensuite à l’adolescence, que trop de familles gaspillent probablement, je pense, sans, vous savez, remarquer l’occasion : « Hé, voici quelque chose dont on peut parler avec nos enfants. » Et il ne s’agit pas de dire : « Ayons une discussion d’une demi-heure. » C’est comme ces, ce sont ces 100 conversations d’une minute qui se déroulent sur 10 ans : vous êtes en voiture, vous voyez quelque chose, une publicité sur un panneau d’affichage, et vous demandez à vos enfants : « Hé, qu’est-ce que vous en pensez? », ou peu importe. Moi, je regardais toujours Shark Tank avec mes enfants. Et, vous savez, les gens arrivaient et disaient : « Je veux 100 000 $ pour 10 % de mon entreprise », et je mettais la télé sur pause pour demander à mes enfants : « Alors, quelle est la valorisation? », et on faisait ça, et ce n’était pas, vous savez, comme les forcer à suivre une leçon; c’était simplement faire de toute l’idée de l’argent et du patrimoine une conversation qui est permise, où les questions sont permises, et où ce n’est pas papa et maman qui font la morale. C’est vraiment une discussion autour de l’argent, et ça nourrit ensuite leurs attentes plus tard, mais s’ils ne comprennent pas, vous savez, la différence entre un million de dollars et un milliard de dollars… Parfois, il manque simplement à ces conversations une bonne partie de ce qu’elles pourraient avoir.
17:33
D’accord. Et je pense ici aux différentes générations dont vous avez parlé, la génération actuelle et les descendants, c’est-à-dire la prochaine génération, et la prochaine génération est un mot à la mode vraiment important partout dans le monde en ce moment. Tout est prochaine génération et génération actuelle, et les gens essaient de démêler tout ça. Mais pouvez-vous vraiment nous parler de certaines des choses qui, selon vous, font que les attentes non comblées deviennent une source de conflit dans chaque génération? Parce qu’on suppose que la prochaine génération a des attentes trop élevées, ou des attentes envers des choses auxquelles elle n’a pas bien réfléchi. Alors que la génération actuelle peut aussi avoir des attentes, et ces attentes peuvent mener à la déception. Qu’en pensez-vous? Que pensez-vous des attentes, de la déception et des différentes générations?
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il y a beaucoup de place pour la déception. Et, et vous savez, avant de commencer l’enregistrement, nous parlions d’un blogue que j’avais écrit, intitulé Great Expectations and family enterprise, et je pense que vous l’avez bien amené aussi. Et dans ce texte, je parle en fait de l’un de mes auteurs et conférenciers préférés dans le domaine, un avocat chez American learning, David York. Et il, je l’ai vu présenter à quelques reprises. Et l’une des choses que j’ai préférées, que j’ai utilisée comme une partie de ma base pour ce blogue, venait d’une de ses présentations. Il parlait des six clés pour former des gardiens du patrimoine (stewards). Et le point numéro cinq était d’éliminer l’ambiguïté. Et donc tout tournait autour de l’ambiguïté. Et ça rejoint exactement ce que vous disiez au sujet des attentes différentes des gens et des suppositions différentes que font les gens. Alors, quelles sont les trois questions que, selon David York, il faut clarifier entre les générations? Mais la numéro un s’adresse à, à la jeune génération, et elle veut savoir : à quoi puis-je m’attendre? Numéro deux : à quoi ne devrais-je pas m’attendre? Et numéro trois : qu’attend-on de moi? Alors, prenons, prenons ces trois questions une à la fois. À quoi puis-je m’attendre? Encore une fois, c’est du point de vue de la génération montante, de la relève. Ils veulent le savoir de leurs parents. À quoi puis-je m’attendre? Par exemple, si vous êtes une de ces familles qui ont décidé, comme je pense avoir entendu que Bill Gates l’avait fait et dit, qu’il ne va pas, vous savez, donner quoi que ce soit à ses enfants, sauf qu’ils recevront un million de dollars et que tout le reste ira à des œuvres de bienfaisance, ou l’une des… si c’est le cas, écoutez, je ne vais pas juger ce qu’il fait, mais ne le faites simplement pas en secret. Bon, dans son cas, ce n’est évidemment pas un secret. Si nous le savons, je suppose que ses enfants le savent aussi. Mais il n’y a rien de plus démoralisant pour un enfant que de grandir dans une famille fortunée et d’apprendre ensuite : « Ah, en passant, papa et maman ont décidé que tu n’auras rien », et vous, vous l’apprenez à un certain âge où, mon Dieu, ça aurait été bon de le savoir il y a cinq ans, il y a 10 ans, il y a 20 ans, alors, alors à quoi puis-je m’attendre? Qu’est-ce que, qu’est-ce que papa et maman envisagent quant à la façon dont ils vont, vous savez, laisser leur patrimoine quand ils, quand ils quitteront cette terre? L’autre question est : à quoi ne devrais-je pas m’attendre? Elle est donc très liée. Mais souvent, si, si la seule question est « à quoi puis-je m’attendre? », ils vont recevoir des réponses ambiguës, des, des platitudes comme « nous t’aimerons toujours » et, et le vieux « un jour, tout ça sera à toi », vous savez, une chose nébuleuse qu’ils peuvent… Eh bien, il y a, il pourrait y avoir certaines choses que papa et maman ont décidées : « Eh bien, non, tu ne pourras pas avoir un emploi où tu ne fais rien tout en recevant quand même un salaire », ou ce genre de chose, vous savez, et ils ont peut-être vu ça ailleurs, et c’est peut-être très proche de leur propre famille. Alors ils pourraient s’y attendre, et si, et si par exemple ils ont un cousin qui vit exactement cette situation, et que vous voulez vraiment vous assurer qu’ils ne finissent pas comme ça, alors, alors ça doit être clarifié tôt, parce que s’ils voient ça chez quelqu’un d’autre… Alors à quoi, à quoi puis-je m’attendre et à quoi ne devrais-je pas m’attendre? Ce sont les deux côtés d’une même médaille, mais c’est trop facile d’oublier un peu la deuxième partie parfois et de seulement faire semblant de s’occuper de la première. Mais ensuite, la dernière question, c’est : qu’attend-on de moi? Alors j’en ai parlé un peu plus tôt, quand j’ai parlé, vous savez, de tous les bons côtés des attentes, mais quelles sont les responsabilités? Alors de quoi suis-je responsable? Par exemple, quelles sont les conditions entourant ces choses que, que vous m’avez dit que je peux attendre? Eh bien, je peux m’attendre, vous savez, à ce que vous payiez mes études. D’accord, et qu’attend-on de moi? Eh bien, l’attente, c’est que tu prennes tes cours au sérieux, et que tu fasses ton, peu importe le diplôme que tu fais, dans un délai normal, et que tu ne dises pas simplement : « Je vais être… oh, bien, vous payez mes cours. » Et maintenant, j’ai 40 ans et je suis encore à l’université, et j’ai changé de majeure, et je faisais ceci, puis je fais cela, mais vous payez mes études et mon train de vie. Et donc, je suis… qu’attend-on de moi? Eh bien, si on s’attend à ce que tu obtiennes ton diplôme et qu’ensuite tu te trouves un emploi, eh bien, mettons, mettons ça au clair dès le départ; ça lie donc une partie de la responsabilité très tôt à la discussion. Et vous parliez un peu plus tôt de l’aspect du sentiment de droit acquis, du fait que, que, que parfois la génération montante s’attend à trop. Et donc je pense que c’est très, très important de clarifier ça. Qu’attend-on de moi et à quoi ne devrais-je pas m’attendre? Ces deux-là sont aussi très liées, n’est-ce pas? Parce que c’est, c’est la condition : « Eh bien, tu ne devrais pas t’attendre à ceci, à moins de faire cela. » Ou : « Si tu ne fais pas ceci, eh bien, ne t’attends pas à cela. » Alors elles sont toutes, elles sont toutes liées. Mais je pense qu’elles doivent toutes être abordées, en quelque sorte. Et encore une fois, il ne s’agit pas de s’asseoir aujourd’hui et de tout régler. C’est une discussion continue, et c’est comme monter le gradateur un peu, un petit peu à la fois. Mais pour faire ça, il faut avoir une réunion régulière au cours de laquelle on le fait. Et seulement commencer peut parfois être un obstacle trop grand pour certaines familles. Alors je veux vous raconter ce que j’ai, ce que j’ai fait avec une famille qui avait décidé de commencer à tenir ces réunions. Je suis venu avec eux. Je suis venu à la première réunion et j’ai préparé l’ordre du jour. Et j’ai dit : « Voici la réunion du conseil de famille numéro zéro. » Je l’ai volontairement appelée numéro zéro. « Nous ne commençons pas aujourd’hui. Aujourd’hui, nous allons parler de la façon dont nous allons faire ça. » Puis nous sommes revenus un mois plus tard et nous avons tenu la réunion du conseil de famille numéro un, et devinez quoi, il y avait, il y avait deux parents et quatre frères et sœurs. Alors à la première réunion, l’un des enfants, que nous avons tiré au sort, était le président et a préparé l’ordre du jour. Et un autre, que nous avons aussi tiré au sort, était le secrétaire, et ils ont tenu une réunion avec leurs parents. Les parents n’étaient que des participants à la réunion. Puis, à la fin, ils ont dit : « D’accord, c’est quand la prochaine réunion? » Tout le monde a sorti son téléphone, a regardé son calendrier, et ils ont fixé la prochaine réunion. Celui qui avait été secrétaire à cette réunion est devenu président de la réunion suivante. Nous en avons choisi un autre pour être le secrétaire, et nous avons fait une rotation pour que chacun des quatre enfants puisse vivre l’expérience d’être président et de préparer l’ordre du jour. Les autres aussi, alors ils ont commencé à travailler ensemble. Et la dernière réunion à laquelle j’ai assisté, je pense, était la réunion numéro huit, où ils ont en quelque sorte obtenu leur diplôme et n’avaient plus besoin de moi, parce qu’ils avaient maintenant créé ce système où ils fonctionnaient par eux-mêmes, et ils parlent de toutes leurs attentes et de tout le développement que chaque enfant doit faire pour accéder au poste suivant dans l’entreprise, ou pour pouvoir monter et faire partie de tel comité, ou pour, pour peut-être siéger au conseil d’administration de l’entreprise. Alors créer l’habitude de tenir une réunion et d’avoir un forum, c’est probablement la chose la plus importante que les familles doivent faire. Et je sais qu’on ne se réveille pas demain matin en disant : « Hé, commençons à faire ça », et c’est parti. Il faut convaincre les bonnes personnes et ça demande, ça demande du temps et des efforts, et oui, tout le monde est occupé, personne n’a le temps et tout le monde a d’autres priorités importantes. Vous ne pouvez pas continuer à remettre ça à plus tard indéfiniment. Il faut finir par avoir ces discussions.
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Intéressant. Je pense justement à ce que vous venez de dire et, comme vous le savez, j’ai une école primaire Montessori. Et l’une des découvertes les plus intéressantes que j’ai faites, c’est quand de nouveaux enfants arrivent, et je pense qu’une question pertinente à laquelle beaucoup de gens veulent une réponse, c’est : pourquoi? Et ça pourrait être une question très importante à poser, même quand on parle d’attentes, parce que quand ces nouveaux enfants arrivent à l’école, et parfois, comme le font les enfants, ils sont confus. Pourquoi suis-je ici? Pourquoi dois-je aller à l’école? Pourquoi est-ce important? Et donc, quand vous parliez de « qu’attend-on de moi, à quoi ne devrais-je pas m’attendre ou à quoi puis-je m’attendre », la question « pourquoi puis-je m’attendre à ceci? Pourquoi ne devrais-je pas m’attendre à cela? Et pourquoi attend-on cela de moi? » m’est venue à l’esprit. Parce que parfois, c’est imposé : voici ce que j’attends de toi. Et voici ce que tu ne devrais pas attendre de moi. Et voici ce à quoi tu peux t’attendre de ma part. Mais est-ce qu’on répond vraiment à la question du pourquoi? Parce que parfois, répondre à la question du pourquoi peut faciliter la compréhension de ces attentes.
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Vous amenez cette discussion dans un tout autre domaine qui est très important, et j’aime aussi en parler parce que ce que nous avions, vous et moi, en entrant dans cette discussion, ce sont des hypothèses que nous n’avons pas clarifiées. Et, et ça inclut, je pense, du moins de mon point de vue, j’ai supposé que nous parlions de familles qui ont déjà en quelque sorte décidé de rester ensemble, et que ce patrimoine que la génération des parents a peut-être créé ou hérité est censé être partagé au cours de la prochaine, vous savez, au fil de la prochaine transition générationnelle. Et ce n’est pas toujours le cas. Alors quand vous avez commencé à poser cette question et que vous avez dit pourquoi, le premier pourquoi qui m’est venu à l’esprit, c’est : oh, mon Dieu, nous n’avons pas clarifié ça. Pourquoi sommes-nous en affaires ensemble? Ou pourquoi sommes-nous mieux de rester ensemble, plutôt que chacun grandisse et suive son propre chemin? Et donc, quand, quand ces questions, comme vous l’avez dit : eh bien, pourquoi est-ce qu’on attend ça de moi? Si cette question arrive à un âge assez jeune, et que la personne dit : eh bien, je ne veux pas me plier à ces conditions. Et que cette personne s’en rend compte assez jeune et dit : vous savez quoi, je vais aller faire mon propre chemin dans ce monde. Et je ne veux pas composer avec ces façons archaïques que mes parents ont décidé d’adopter. Je pense que je peux faire mes propres affaires, je vais aller à l’école, je vais devenir ceci ou cela, et je n’ai pas besoin, ou je ne veux pas, ou je ne veux pas me plier aux conditions pour rester dans cette famille, juste pour avoir ces bonnes choses qui sont en fait peut-être mal définies et peut-être qu’on les survend. Alors si, si vous passez à travers ces pourquoi, eh bien, ce sont toutes d’excellentes questions juteuses à se poser. J’espère qu’elles ne surgissent pas à la première réunion. Parce que ça pourrait faire peur aux parents et les dissuader de tenir d’autres réunions. Mais c’est, alors je suppose que dans ces réunions, alors voici, voici une autre chose à propos des familles qui décident de tenir des réunions : très souvent, elles commencent avec une circulation de l’information dans une seule direction. Je sais que mon père avait été encouragé à tenir une réunion de famille quand j’avais environ 20 ans. Mes sœurs avaient donc de 20 à 25 ans. Et nous sommes partis en retraite, et on avait dit à mon père : il faut que tu tiennes une réunion de famille. Et nous avons passé cette fin de semaine où 95 % de l’information allait de lui vers nous, et nous étions là, assis, à nous demander pourquoi nous étions là, et s’il se souciait de ce que nous avions à dire, ou s’il aurait pu simplement nous écrire tout ça dans une lettre. Et nous étions très, très confus. Alors ça peut aller pour la première réunion ou les deux premières qu’il y ait un peu plus de transfert d’information de la génération actuelle vers la relève, mais à la deuxième ou troisième réunion, il vaudrait mieux que ça devienne davantage une conversation qu’un monologue. Et à ce moment-là, certaines de ces questions sur les pourquoi sont tout à fait légitimes. Et les parents ne devraient pas nécessairement les prendre comme une contestation. Je veux dire, ou comme, comme une résistance, n’est-ce pas. Je pense qu’un de mes mots préférés est cocréation. Et je pense que si la famille peut organiser les choses de façon à ce qu’ensemble, en tant que famille, elle crée l’avenir qu’elle veut pour la famille, par la famille, au moyen d’une discussion ouverte. Peu importe comment elle y arrive, c’est correct, pourvu qu’elle laisse réellement tout le monde mettre ses questions, ses réflexions et ses commentaires sur la table, et qu’elle prenne le temps de les trier et de voir ce qu’ils signifient. Et je ne parle pas d’une réunion de 20 minutes ou d’une réunion d’une heure. Je parle de semaines, de mois et d’années. Regardons ce que nous avons, qui veut faire quoi, qui est capable de faire quoi, quoi, qui, qui a besoin d’apprendre quoi pour arriver à une position où il pourra le faire. Quelles sont, quelles sont les contributions minimales que nous attendons des gens, et si des gens ne veulent pas en faire partie, quelle possibilité ont-ils de se retirer élégamment, de faire leurs propres affaires et de ne pas en faire partie? Toutes ces choses ne sont pas nécessairement litigieuses, mais elles le seront souvent, et j’aimerais qu’elles ne le soient pas. Mais si la famille crée l’espace sécuritaire et est capable de converser ensemble, idéalement elle devrait pouvoir avoir ce genre de discussions
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et je pense que la dernière question, ou le dernier point de discussion, revient aux hypothèses. Une idée m’est venue en tête et je me suis dit : eh bien, imaginez que vous teniez une discussion de famille. Et que vous ayez un chapeau dans lequel tout le monde écrirait ses hypothèses et les déposerait, ou les ferait taper pour rester anonyme, parce que certaines hypothèses peuvent devenir un peu ridicules, mais simplement en sortant beaucoup d’hypothèses. À quel point pensez-vous que ça peut avoir un effet pour aider à résoudre les attentes? Et aussi pour aider à éviter les conflits inutiles?
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J’adore votre question, et je ne pense pas que je vais vous donner la réponse à laquelle vous vous attendez, mais j’aime vraiment le fait que vous ayez introduit la possibilité de contributions anonymes sur les conflits. C’est tellement, tellement important, que ce soit, que ce soit quelqu’un comme moi qui arrive dans une famille, qui interviewe tous les membres de la famille et qui tient ensuite cette première réunion où, où les résultats de ce que j’ai découvert sont partagés. Je dois le faire de façon anonyme. Je ne peux pas dire : eh bien, Bobby a dit ceci dès qu’il a dit cela, vous savez, il faut que ce soit : eh bien, il y a un sentiment général que, et sans pointer personne du doigt. Et c’est étonnant, avec la technologie qui existe aujourd’hui, il y a, il y a sûrement une application où les gens peuvent entrer différentes choses de façon anonyme et ça peut s’afficher sur un écran. Alors si c’est ce que ça prend, et souvent je suppose que ça le prendra pour que ce soit, pour se sentir assez en sécurité pour dire quelque chose, n’est-ce pas, alors vous l’écrivez et vous le mettez dans un chapeau. Je ne voudrais pas nécessairement, probablement, que papa prenne ce chapeau et soit capable de lire et de reconnaître l’écriture, n’est-ce pas. Alors, alors il faut réfléchir à la façon dont ces choses vont se passer. Et oui, évidemment, je ne, je ne dirai jamais aux gens qu’ils ne devraient pas avoir un facilitateur à leur réunion de famille, parce que certaines personnes me paient pour le faire pour elles. Alors je pense que c’est génial. Choisissez cette personne. Eh bien, assurez-vous qu’elle comprend les enjeux et qu’elle a, qu’elle a déjà travaillé avec des familles et qu’elle comprend. Mais, mais les outils qui existent pour rendre l’espace plus sécuritaire et pour s’assurer que ce gradateur est utilisé comme un gradateur, et que personne n’est tenté ou capable d’aller toucher à ce gradateur pour le fermer complètement ou l’ouvrir au maximum, que ça continue d’aller de façon graduelle et réfléchie. Je pense que toute l’idée de pouvoir partager ses questions, ses hypothèses, ses idées d’une façon qui ne force pas la personne à se lever et à avoir l’air d’être celle qui remet le vieux en question. N’est-ce pas. Et que ça, ça, ça peut être très épeurant. Et il y a des raisons pour lesquelles c’est épeurant, parce que ça sert la personne, la personne en place, de, de garder ce contrôle. Mais plus vous essayez de vous accrocher au contrôle juste pour le plaisir d’avoir le contrôle, plus votre, votre emprise s’affaiblit habituellement. Et je ne sais pas comment ce message peut se rendre à certaines des générations plus âgées qui ont encore ce que j’appellerais une mentalité plus vieux jeu. Et c’est aussi, c’est aussi très culturel, n’est-ce pas, et dans différentes parties du monde. Vous savez, les sociétés ont évolué à des rythmes différents, pour parler d’égalité entre les sexes et d’autres choses importantes comme ça, que, que dans certains pays, on fait encore face à un style par défaut plus autocratique. Et je sais que ça va changer au fil des générations. J’espère seulement que certaines des personnes actuelles qui s’accrochent et ne sont pas capables d’entendre des choses qu’elles devraient entendre, j’espère qu’elles apprendront les avantages d’écouter, et de faire en sorte que la diversité des opinions de la famille soit entendue et comprise. Avant de prendre les décisions, les décisions finales sur la façon dont les parents vont laisser les choses à leurs enfants. C’est vraiment important que ce ne soit pas seulement une communication à sens unique, mais qu’il y ait réellement de l’écoute, une certaine évolution, une certaine compréhension, et qu’on intègre des choses que les parents ont entendues de leurs enfants à mesure qu’on avance, parce qu’il n’y a rien de plus démoralisant que d’avoir tous les enfants qui s’expriment d’une certaine façon et les parents qui hochent la tête, et puis chaque fois qu’on revient à la réunion suivante, et à la suivante, les parents n’ont pas bougé d’un iota parce qu’ils sont encore coincés dans leurs vieilles habitudes. Et si c’est comme ça que ça va être, aussi bien arrêter de tenir les réunions, parce qu’à un moment donné, les enfants ne viendront plus si, si rien n’évolue ni ne bouge. Ça ne veut pas dire que les enfants devraient arriver à la première réunion en s’attendant à ce que tout se mette à changer en criant ciseau. Ça marche dans les deux sens. Et c’est très progressif, et tant que vous faites des progrès, c’est ça l’important. Commencez, tant que vous pouvez avancer vers quelque chose, trouver ce que vous pouvez tous défendre ensemble. Et travailler ensemble. Je pense que c’est, c’est vers ça que vous voulez tendre. Compris.
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Merci beaucoup, Steve, de vous être joint à moi aujourd’hui et d’avoir partagé avec moi toutes ces connaissances et cette sagesse incroyables, et j’espère que quelqu’un pourra en retirer ne serait-ce qu’un grain de quelque chose qu’il pourra mettre en pratique dans ses propres réunions de famille et dans son entreprise familiale. Avez-vous un dernier mot que vous aimeriez partager?
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Oui, simplement que je sais… Quand je parle de ces choses, j’en suis passionné, et je sais que ça fonctionne, mais je ne veux pas que qui que ce soit ait l’impression que je dis que c’est facile. J’essaie, j’ai essayé de le faire paraître aussi simple que possible, mais simple et facile, ce n’est pas la même chose. Et donc ces, ces efforts familiaux demandent de la persévérance, du leadership, du temps, et il faut vraiment continuer à y travailler et ne pas abandonner si vous n’obtenez pas des résultats extraordinaires après les premières réunions. Il faut peut-être changer un peu certaines choses. Si vous avez essayé de lancer certaines de ces choses et que vous avez l’impression de vous cogner la tête contre un mur, écrivez-moi sur LinkedIn, on organisera un appel Zoom et je pourrai peut-être vous donner quelques idées. Je suis toujours prêt à partager un peu de mon temps et à essayer d’aider les gens qui sont bloqués à se débloquer.
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Génial, et ce que je vais faire, c’est mettre les coordonnées de Steve au bas du balado; ceux qui n’arrivent pas toujours à le joindre sur LinkedIn ou Twitter, ou même par son site Web, pourront simplement cliquer et joindre Steve. Merci beaucoup, Steve.
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Merci de m’avoir invité. J’espère que ça aura été utile, et peut-être même divertissant.
39:44
Absolument fantastique.
